Press release


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ACTA - Anti-counterfeiting agreement

EP to push ahead with ratification procedure and ensure democratic due process


The European Parliament is set to continue with the ratification process for the Anti-counterfeiting Trade Agreement (ACTA) and the foreseen timetable with a view to taking a decision as regards whether or not to give its consent by the summer. MEPs on the EP trade committee today decided not to push for a separate referral of ACTA to the European Court of Justice, following a decision by the Commission to refer the agreement. The Greens/EFA group welcomed the decision with Swedish MEP Amelia Andersdotter stating:

"The decision to push ahead with the ratification procedure for ACTA is an important step for democratic due process in the EU.

"Should the Commission decide to proceed with its referral of ACTA to the ECJ, this will no doubt bring an important dimension to clarifying the legality of the agreement, however it can be no replacement for the political procedure for verifying this agreement and democratically determining whether its entry into force is in the European interest. Only a democratic ratification process via the European and national parliaments can provide for this, and we therefore welcome today's decision to continue with this process.

"The Greens/EFA group believes this agreement should never have been concluded in the first place - given the serious concerns about its provisions and the shadowy negotiation process - and will push for its rejection by the EP.

"There are widespread concerns about the potentially far-reaching implications of ACTA, whether as regards fundamental rights, internet freedom, freedom of establishment or access to vital medicines. At EU-level, ACTA would block the much-needed reform of EU copyright law and instead lead to a heavy-handed and repressive enforcement of copyright with no regard to the basic rights of citizens. For these and other reasons, the Greens believe ACTA as it stands should be scrapped."

ACTA

Parlament bleibt standhaft - Abstimmung zu ACTA wird nicht verschoben


Zur heutigen Entscheidung im Handelsausschuss, ACTA nicht an den EuGH zu überweisen, erklärt Ska Keller, grüne Entwicklungsexpertin im Europaparlament:

"Ich begrüße die Entscheidung, an dem Zeitplan zur Abstimmung über das umstrittene ACTA-Abkommen festzuhalten. Damit geht der Plan der Kommission nicht auf, die Debatte solange zu verschieben, bis den Gegnerinnen und Gegnern von ACTA die Luft ausgeht.  Am Anfang der Debatte hätte es noch Sinn gemacht, den EuGH zu fragen. Mit der Überweisung ins Parlament hat die Kommission aber die politische Bewertung gestartet. In der Zwischenzeit haben wir GRÜNE und NGOs selbst Studien erarbeitet, die auf die Probleme von ACTA im Bereich Internetfreiheit und Zugang zu Medikamenten hinweisen. Jetzt gilt es für die Fraktionen im Parlament, sich zu entscheiden. Wir GRÜNE stehen weiterhin ganz klar gegen ACTA."

Der Grüne Innenexperte im Europaparlament Jan Philipp Albrecht ergänzt:

"Angesichts der breiten Debatte über die Rechtsdurchsetzung im Internet ist es ein guter Schritt, ACTA nun zügig ad acta zu legen. Nur so kann eine notwendige Auseinandersetzung mit allen Beteiligten über die Frage der Durchsetzung geistigen Eigentums im Internet gelingen, an deren Ende zunächst eine Rechtsetzung in Europa und erst dann internationale Verhandlungen stehen können. ACTA vergiftet diese Debatte und verhindert eine konstruktive Auseinandersetzung um sinnvolle Regelungen im Sinne der Bürgerinnen und Bürger sowie der Rechteinhaberinnen und Rechteinhaber. Das Europäische Parlament tut gut daran, sich mit der Ablehnung von ACTA den drängenden Fragen des Urheberrechts zuzuwenden. Für die kommenden Entscheidungen ist es nicht desto trotz sinnvoll, eine Begutachtung der in ACTA vorgesehenen Regeln vorliegen zu haben."

ACTA

Le Parlement refuse de repousser son vote; une victoire pour les anti-ACTA


La Commission parlementaire commerce International (INTA) a décidé aujourd'hui par 21 voix contre 5 qu'elle ne demanderait pas au Parlement de saisir la Cour de Justice de l'Union européenne sur le traité ACTA. La procédure parlementaire pourra donc suivre normalement son cours.  

Yannick Jadot, Vice Président de la Commission du commerce international a déclaré : 

"Les députés de la commission du Commerce international ont décidé de poursuivre la procédure de ratification d'ACTA, et de ne pas suspendre le texte à une future décision de la Cour de Justice de l'Union européenne. Je me réjouis que le Parlement européen reste ferme et choisisse de ne pas retarder le débat. Après ces longues tergiversations techniques pour gagner du temps, on est enfin sorti du piège administratif. Il est l'heure maintenant pour les députés européens de se saisir du texte et de rejeter cet accord dans un vote attendu avant l'été." 

Pour Sandrine Bélier, membre de la Commission Affaires constitutionnelles et de l'Internet Core Group :

"Le vote d'aujourd'hui est une nouvelle victoire pour les opposants à ACTA et je m'en réjouis ! En refusant de s'engager dans une saisine de la CJUE, la Commission parlementaire INTA a non seulement mis la Commission européenne face à ses responsabilités mais elle a également fait échec à sa volonté de retarder le vote sur le traité. Responsabilisation car la Commission européenne n'aura désormais d'autre choix, comme elle s'y était engagé, que de saisir elle-même la Cour si tel est toujours son souhait. Mise en échec, ensuite, car en cherchant à faire pression sur le Parlement pour que celui-ci saisisse lui-même la CJUE, la Commission cherchait avant tout à retarder le vote d'une à deux années, le temps que la pression populaire et politique contre ACTA s'essouffle. Les eurodéputés n'ont pas été dupes de cette manœuvre politicienne et lui ont fait barrage".

L'eurodéputée poursuit : 

"Nous ne sommes désormais plus qu'à deux doigts de réussir à barrer la route à ACTA. Mais beaucoup reste à faire, à commencer par remporter le vote qui devrait se tenir avant l'été. Pour y parvenir, il importera donc que les opposants au texte restent mobilisés au cours des prochaines semaines. ONG, associations, citoyens, devront continuer à faire entendre leur voix auprès de leurs élus encore indécis. Cette dernière étape est cruciale car d'elle dépendra la sauvegarde de nos libertés publiques, de notre modèle agricole ou de l'accès aux médicaments génériques. Et nul doute que le Parlement Européen, en rejetant le traité gagnera en légitimité vis-à-vis des citoyens européens qu’il représente".