Press release


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Aviation emissions

EU must hold course and not yield to Chinese bullyboy tactics


China has announced a prohibition on its airlines participating in the EU's emissions trading scheme, escalating a dispute between the EU and a number of third countries (1). The Greens have hit out at China's announcement and called on the EU not to back down. Commenting on the developments, Green transport spokesperson Michael Cramer (Germany) said:

"The EU must hold course with the inclusion of airlines in the emissions trading scheme and not yield to Chinese bullyboy tactics.

"There is a wealth of legal advice confirming that the inclusion of airlines in the EU's emissions trading scheme is legally watertight. The claim by China and others that it is trade distorting is completely flawed, given the scheme will apply to all airlines equally. The EU must now proactively push its case."

Green environment spokesperson Satu Hassi (Finland) added:

"Greenhouse gas emissions from airlines are growing faster than most other sectors but international efforts to tackle this international problem are in complete stalemate. Against this background, the EU has no option but to push forward with its own measures to tackle the climate damage of aviation. Failure to do so would also undermine efforts by other EU sectors to reduce their emissions.

"The EU Commission and Council must do more to promote the justifiable grounds for these measures to third countries. The Council could also pledge to commit all future revenues from the emissions trading scheme to the global green climate fund - set up under the auspices of the UN climate convention (UNFCCC). This would underline that the purpose of this scheme is to ensure more comprehensive global action to tackle climate change."

Notes:

(1) The inclusion of airlines in the EU's emissions trading scheme entered into force in January this year. A number of third countries (including China, Russia, India and the US) have sought to challenge the application of the scheme to non-EU airlines. In this context, China has announced that its airlines were prohibited from purchasing EU emissions permits, which they are required to do under EU legislation.

Verbot der Teilnahme am Emissionshandel

China will Airlines zum Bruch von EU-Recht zwingen


Die chinesische Regierung hat heute den in ihrem Land ansässigen Airlines verboten, am EU-Emissionshandelssystem "EU ETS" teilzunehmen. Dieses verpflichtet seit Beginn des Jahres alle in der EU startenden oder landenden Fluggesellschaften, für 15% der von ihnen verursachten Emissionen Zertifikate zu erwerben. Dazu erklären Eva Lichtenberger und Michael Cramer, verkehrspolitische Sprecher der Grünen im Europäischen Parlament:

"Die Entscheidung der chinesischen Regierung würde die Airlines zum Bruch geltenden EU-Rechts zwingen und ist deshalb ein Affront gegen die internationalen Bemühungen zum Klimaschutz. Trotz einer Verdopplung der Flugverkehrsemissionen seit 1990 weigerten sich die chinesischen Behörden zunächst, einen weltweiten Ansatz mitzutragen. Nun versuchen sie auch noch, das dadurch unvermeidlich gewordene Vorangehen der EU in diesem Bereich zu verhindern.

Dieses Verhalten geht nicht nur zu Lasten des Klimas, sondern versucht auch, rechtsstaatliche Prinzipien auf den Kopf zu stellen. Der Europäische Gerichtshof hat eindeutig entschieden, dass die Einbeziehung des Luftverkehrs in 'EU ET'S mit europäischem und internationalem Recht vereinbar ist. Und auch die Internationale Zivilluftfahrtorganisation (ICAO) hat trotz massiven Lobbyings keinen Rechtsverstoß feststellen können.

Der Widerstand Chinas ist auch deshalb unverständlich, weil der Emissionshandel die Privilegien des Luftverkehrs nur minimal beschneiden würde. So bekommen die Airlines in der EU allein durch die Befreiung von der Kerosin- und auf internationalen Flügen auch von der Mehrwertsteuer jedes Jahr 30 Milliarden Euro vom Steuerzahler geschenkt. Und auch im zukünftigen Emissionshandel sollen sie lediglich 15% der Emissionszertifikate erwerben, was für einen Flug zwischen China und der EU eine Preissteigerung von gerade einmal zwei Euro bedeutet. Die umweltfreundliche Bahn hingegen muss Mehrwert- und Energiesteuern bezahlen und ist über den Energiekauf zu 100% in den Emissionshandel eingebunden.

Anstatt die Anstrengungen der EU zu blockieren, muss China konstruktiv an einem effizienten Klimaschutz mitarbeiten. Die EU-Regeln sehen explizit vor, dass bei Ergreifung äquivalenter Klimaschutzmaßnahmen eine Ausnahme aus dem Emissionshandel für die Airlines des jeweiligen Landes möglich ist.

Sollte die chinesische Führung die Konfrontation fortsetzen, muss die EU über ergänzende Maßnahmen nachdenken. So ist sieht z.B. das Chicago-Abkommen explizit die Möglichkeit einer Besteuerung von getanktem Kerosin vor, was für die Airlines eine um das Vielfache höhere Preissteigerung bedeuten würde."

Taxe carbone européenne sur le transport aérien

l'UE ne doit pas céder face à la Chine et les Etats-Unis


Pour financer la lutte contre le changement climatique, l'UE a instauré un système communautaire d'échange de quotas d'émissions (EU ETS) de dioxyde de carbone en 2003. En 2008, l'UE lançait une directive visant à l'intégration de l'aviation dans ce système EU ETS, qui est entrée en vigueur le 1er janvier dernier (1).

 Mais cette idée d'instaurer une taxation carbone à l'aviation au sein des frontières européennes, est loin d'être partagée par la majorité des pays membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Récemment, tant les Etats-Unis que la Chine ont promulgué des lois interdisant les compagnies aériennes chinoises et américaines de s'acquitter d'une taxe à leur atterrissage ou décollage d'un aéroport européen.

 Pour Michèle RIVASI, porte-parole d'Eva Joly, l'UE ne doit pas céder face aux pressions exercées par ses principaux partenaires commerciaux:

"Alors que l'UE démontre son exemplarité dans la lutte contre le changement climatique en se fixant des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), elle ne peut pas tolérer d'affecter une taxe aux seules compagnies aériennes européennes. La fiscalité écologique ne doit pas seulement impacter les entreprises européennes, ce serait un non-sens économique."

"De toute façon, le 21 décembre dernier, la Cour de Justice européenne a fait valoir que l'intégration de l'aviation dans le système communautaire d'échange de quotas d'émissions était légale. La position de l'UE est donc juridiquement inattaquable et ne me semble pas devoir être négociée. Les compagnies aériennes ont toujours bénéficié d'importants investissements publics et le kérosène n'est pas taxé. Alors que les émissions de GES de l'aviation sont celles qui augmentent le plus rapidement, il est urgent d'agir et mettre à contribution un secteur exempté jusque là".

Et Michèle RIVASI de conclure:

"Alors que les compagnies low cost pompent chaque jour un peu plus les maigres revenus des collectivités locales, il est temps que tout le monde participe à la résolution du problème global qu'est le changement climatique. J'invite les responsables européens à tenir bon face aux pressions exercés par la Chine et les Etats-Unis. Pour les écologistes, il serait logique que le Conseil comme la Commission décident d'affecter ces revenus au Fonds Verts pour le Climat géré par l'UNFCCC (2). Ainsi aucun pays ne pourrait critiquer une décision aussi légitime en matière de justice climatique"

 

(1) Toutes les compagnies aériennes, quelle que soit leur nationalité, doivent acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. A huit euros la tonne de CO2, la mesure devrait rapporter 256 millions d'euros en 2012.

 (2) L'UNFCCC est la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques