Press release


de | fr

Basic banking

Europaparlament fordert Recht auf Bankkonto für Jedermann


Das Europäischen Parlament hat heute den legislativen Initiativbericht des Berichterstatters Jürgen Klute zum Zugang zu grundlegenden Bankdienstleistungen mit einer breiten Plenumsmehrheit unterstützt. Die Kommission muss nun innerhalb eines Jahres einen Gesetzesvorschlag vorlegen bzw. ihre Gründe gegenüber dem Europäischen Parlament erläutern, falls sie dem nicht folgt.

Die Kommission schätzt, dass ca. 30 Millionen Bürgerinnen und Bürger in der EU kein Bankkonto haben. Darunter sind zumindest 6,4 Millionen, denen der Zugang verweigert wird oder die nicht einmal wagen, sich bei einer Bank nach einer Kontoeröffnung zu erkundigen. Der Aufforderung der EU-Kommission, Möglichkeiten und Rechte für alle Bürgerinnen und Bürger auf ein einfaches Bankkonto zu schaffen, sind bisher nur 12 Mitgliedstaaten nachgekommen. In Deutschland gibt es bisher nur einen Verhaltenskodex der Finanzinstitute, wonach sie solche Konten anbieten wollen.

Zum Abstimmungsergebnis erklärt Sven Giegold, finanz- und wirtschaftspolitischer Sprecher der Grünen im Europaparlament:

“Mit seiner breiten Unterstützung hat das Europaparlament einen wichtigen Schritt hin zu einem europäischen Recht auf den Zugang zu Bankdienstleistungen gemacht. Eine sozialistisch anmutende Mehrheit fordert, dass die Bewohner der EU-Mitgliedsstaaten ohne Kontoverbindung die Möglichkeit haben müssen, ein Basis-Girokonto kostenlos oder zu einem vertretbaren Preis eröffnen zu können. Damit können diese Menschen endlich am Zahlungsverkehr teilnehmen und ihre alltäglichen Geldgeschäfte ohne aufwendige Bonitäts- und Darlehensprüfungen kostengünstiger und sicherer abwickeln. Die Eröffnung des Basis-Girokontos darf dabei nicht an den Verkauf weiterer Produkte gekoppelt werden. Somit werden Verbraucherschutz-Regeln an dieser wichtigen Stelle gesichert. Auf Basis dieses breiten politischen Konsenses muss die Kommission zügig einen Gesetzesentwurf erarbeiten, der den 30 Millionen Europäern ohne Bankverbindung einen effektiven Zugang zum Girokonto und damit zum Europäischen Binnenmarkt ermöglicht.”

Den abgestimmten Berichtstext zu Basic Banking finden Sie hier: http://bit.ly/KZO1gq 

Den Berichtsentwurf zu Basic Banking finden Sie hier: http://bit.ly/LOT56W

Services bancaires

Les eurodéputés souhaitent renforcer l'accès aux services bancaires de base pour les plus défavorisés


Le Parlement européen vient d'adresser une résolution pré-législative à la Commission européenne concernant l'accès des citoyens européens les moins favorisés aux services bancaires de base.

Pour Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie - Les Verts et membre de la commission de l'Emploi et des affaires sociales du PE:

"Aujourd'hui, 6,4 millions d'Européens parmi les plus pauvres, qu'il s'agisse d'étudiants, de personnes âgées ou de sans-abris, sont privés de l'accès aux services bancaires de base. Ce type de services constituent de plus en plus un préalable à l'inclusion sociale, notamment lorsqu'il s'agit de payer un loyer, des factures, ou de recevoir un salaire. Si douze pays européens ont déjà mis en place des obligations légales garantissant cet accès, ou au moins un code de conduite en la matière, les quinze autres n'ont absolument rien prévu en la matière.

Je me réjouis que le Parlement européen demande formellement à la Commission de proposer une directive contraignante afin de garantir l'accès aux services bancaires de base à chaque citoyen résidant dans l'Union. Ainsi, l'accès à un compte bancaire devrait être fourni par les banques commerciales sans considération du revenu, de l'activité, de l'historique en matière de crédit ou du niveau de solvabilité de l'individu. Pour être effectif, cet accès devrait être fourni gratuitement ou à un prix abordable.

Je regrette toutefois que la Commission ait reculé au cours des derniers mois sur ce projet de directive, suite à la pression du lobby bancaire. Elle s'est contentée de proposer une recommandation non-contraignante, ce qui laisse malheureusement percevoir à la fois la faible capacité de la Commission à servir l'intérêt des ses citoyens les plus défavorisés, et sa perméabilité à des lobbys puissants qui continuent de dicter leur loi, malgré les enseignements tirés de la plus grave crise financière depuis l'après-guerre. La Commission doit désormais tenir compte des demandes claires adressées par le Parlement européen et faire de rapides propositions."