Press release


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Climate change

EU Commission makes case for stronger emissions reduction target, ball now in Member States court


The European Commission today presented a communication making the case for increasing the EU greenhouse gas target to a 30% reduction by 2020 (1). Commenting on the communication, Green MEP Satu Hassi said:

"This communication makes a welcome and timely contribution to the debate on strengthening the EU's emissions reduction target. The Commission has put forward a clear and reasoned argument for stepping up to a 30% reduction target, outlining the clear economic benefits this will bring. Yesterday's response of the German and French industry ministers, rehashing the tired arguments of industry laggards, is regrettable and baffling, displaying a complete misunderstanding of the Commission's findings.

"The Commission recognises that sticking to a 20% target is inconsistent with the EU goal to limit warming to below 2 degrees. It points out that maintaining a 20% target for 2020 will make it very difficult for the EU to meet its long-term emissions targets by leaving too much work to be done from 2020-2050. Clearly, if EU governments are serious about limiting warming to below 2 degrees, they must agree to increase to an unconditional 30% target at next month's European Council, with a view to adopting a more ambitious target – in line with the science – in the context of a UN climate deal."

Dutch Green MEP Bas Eickhout added:

"Strong climate policies are good for the economy and will help create jobs in Europe. We welcome that the Commission has clearly set out the role of stronger climate policies in stimulating green innovation and jobs. The report acknowledges both how it is much cheaper for the EU to deliver a 30% reduction now than was previously thought and the benefits this will bring for the European economy.

"While some EU industries are still fighting against increasing the EU target, there is more and more evidence that their arguments are completely flawed. Research commissioned by the Greens/EFA group shows that the claims of 'carbon leakage', which have been used as a smokescreen to prevent more ambitious climate policy, have been grossly exaggerated (2). There is also evidence that under current EU climate legislation, dirty industries stand to make major windfall profits. Member state governments, meeting next month, must ignore the leakage smokescreen and strengthen the EU emissions target, to stimulate green innovation and jobs."

Notes to editors:

(1) Analysis of options to move beyond 20% greenhouse gas emissions reductions and assessing the risk of carbon leakage

(2) See the study: http://tinyurl.com/leakage-CS-study
and our summary at http://tinyurl.com/leakage-greensefa-summary

Climat

La Commission européenne justifie de porter à 30% l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 - La France et l'Allemagne moins ambitieuses que jamais!


La Commission européenne a présenté aujourd'hui une communication plaidant en faveur d'une révision de 20 à 30% de l'objectif européen de réduction de gaz à effet de serre d'ici 2020 (1). L'Allemagne et la France affichaient hier leur opposition par la voie de leurs ministres de l'Industrie. A propos de cette communication, l'eurodéputé Europe Ecologie, Yannick Jadot déclare : "Cette prise de position courageuse de la Commission arrive à point nommé dans le débat climatique européen et international. En effet, l'échec de Copenhague et la crise économique servent de prétextes à certains Etats membres, France et Allemagne en tête, poussés par certains secteurs industriels, pour défendre le statu quo, voire réviser à la baisse les objectifs européens. Après la crise grecque et celle de l'euro, la France et l'Allemagne ont démontré hier leur incapacité à traiter la crise climatique. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy doivent démentir les propos mal informés de leurs ministres de l'Industrie respectifs. C'est d'abord l'échec de l'intergouvernemental européen qui se résume ici à l'égoïsme des Etats membres, contre l'intérêt général européen. Comment justifieront-ils leur inaction quand, dans quelques mois, les Européens seront de nouveau confrontés à une crise énergétique en plus d'une crise sociale, que les délocalisations d'industries qui refusent d'évoluer se poursuivront, et que les rapports scientifiques confirmeront l'absolue urgence climatique? La révision à la hausse de l'objectif de réduction des émissions européenne vers 30% est un premier pas, absolument indispensable pour redonner crédibilité, légitimité et leadership à l'Union européenne dans les négociations. C'est aussi une véritable opportunité pour rendre l'économie européenne plus compétitive et créer des millions d'emplois. La Commission coupe ainsi court aux discours alarmistes tenus par les industriels européens, et repris en choeur par certains dirigeants européens. Les arguments concernant le dumping climatique et la prétendue perte de compétitivité ne tiennent plus la route. Il n'existe pas d'obstacle de compétitivité pour agir de manière sérieuse pour le climat. Plutôt que de freiner l'ambition européenne, les dirigeants européens, notamment Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, doivent prendre au sérieux la limitation du réchauffement à moins de 2 degrés, et accepter de passer à un objectif inconditionnel et unilatéral de 30% de réduction des émissions au niveau européen lors du Conseil le mois prochain, en lien avec la science et pour assurer aux citoyens une sortie durable de la crise économique et sociale." *** La Commission fonde la révision à la hausse (30%) de l'objectif européen sur la base d'un quadruple constat:
  1. la crise économique a contribué à réduire substantiellement les émissions européennes. Dans ce contexte, un objectif de 20% de réduction d'ici 2020 constituerait presque un scénario "business as usual" et le coût aujourd'hui pour atteindre un objectif de 30% est à peine supérieur à celui d'un objectif de 20% il y a deux ans

  2. contrairement aux discours catastrophistes de certains industriels, les secteurs "à risque" de perte de compétitivité (fuites de carbone) sont peu nombreux et déjà protégés. Cela tient notamment à la surallocation massive et gratuite de quotas carbone aux entreprises européennes couvertes par la directive ETS. D'ailleurs, une étude de Climate Strategies commanditée par le Groupe des Verts / ALE, montre que la menace de fuite de carbone a été complètement exagérée (2). Seuls 13 secteurs sur les 164 retenus par l'Union européenne seraient concernés par ce risque et les instruments de protection existent déjà. Il est également prouvé que la législation climatique actuelle de l'UE, permet aux industries polluantes de se constituer de véritables rentes de plusieurs centaines de millions d'euros (grâce au système de surallocation de quotas).

  3. la Commission reprend les arguments défendus par les écologistes depuis des années, à savoir que la principale opportunité de sortie de crise est d'investir fortement dans une économie sobre en énergie et en carbone, ce que les Etats-Unis et la Chine ont déjà commencé à faire.

  4. un objectif de 20% en 2020 ne permet tout simplement pas d'atteindre l'objectif européen de réduction de 80 à 95% nos émissions d'ici 2050 pour rester sous la barre des 2°C de réchauffement climatique. Maintenir un objectif de 20%, quand les scientifiques recommandent 40%, nécessitera trop d'efforts à fournir pour la période de 2020-2050.

<hr/> (1) Communication de la Commission: "Unlocking Europe's potential in clean innovation and growth: Analysis of options to move beyond 20% greenhouse gas emissions reductions." (2) Voir l'étude de Climate Strategies (en anglais): http://tinyurl.com/leakage-CS-study
et notre résumé (en anglais) http://tinyurl.com/leakage-greensefa-summary

Klimawandel

EU Kommission fordert ehrgeizige Klimaziele - Innovationsbremser Brüderle muss scheitern


Die Europäische Kommission hat sich heute in einer Mitteilung für eine Stärkung des EU-Ziels zur Emissionsminderung auf 30 Prozent bis 2020 ausgesprochen (1). Die Vorsitzenden der Grünen/EFA Fraktion im Europaparlament, Rebecca Harms, erklärt dazu:

Klimakommissarin Hedegaard leistet zum richtigen Zeitpunkt einen wertvollen Beitrag zur Diskussion um die Stärkung der Europäischen Klimaziele. Sie liefert klare Argumente dafür, das Reduktionsziel auf 30 % zu erhöhen und weist auf die wirtschaftlichen Vorteile dieses Schritts hin. Der deutschen Wirtschaftsminister Brüderle reagierte gestern mit den alten Argumenten der Modernisierungsnachzügler der Industrie. Der Liberale hat die Zeichen der Zeit nicht verstanden und verdreht die Ergebnisse der Kommission.

Die Kommission bestätigt, dass die derzeit vorgesehene Reduktion der Emissionen um 20% bis 2020 nicht ausreicht, um das 2°-Ziel zu erreichen. Hält die EU am 20%-Ziel für 2020 fest, erschwert dies das Erreichen der langfristigen Emissionsziele, denn ein zu großer Teil der Anstrengungen würde auf den Zeitraum 2020-2050 verschoben. Wenn die europäischen Regierungen am 2°-Ziel festhalten wollen, müssen sie beim nächsten Treffen des Europäischen Rates für ein bedingungsloses 30 %-Reduktionsziel stimmen. Im Rahmen eines internationalen Klimaabkommens müssen - im Einklang mit aktuellen wissenschaftlichen Erkenntnissen - sogar noch ehrgeizigere Ziele beschlossen werden.

Eine starke Klimapolitik ist gut für die Wirtschaft und schafft zukunftsfähige Arbeitsplätze in Europa. Wir begrüßen, dass die Kommission die Rolle der Klimapolitik als Katalysator für Innovationen hervorhebt. Der Bericht weist außerdem darauf hin, dass eine 30-prozentige Emissionsminderung nun viel kostengünstiger umgesetzt werden kann als veranschlagt und beschreibt die Chancen, die sich der europäischen Wirtschaft damit eröffnen.

Das laute Getöse einiger Wirtschafts- und Industrievertreter gegen ambitionierte Klimaziele kann nicht darüber hinweg täuschen, dass ihre Argumente lückenhaft und widersprüchlich sind. Eine aktuelle Studie der grünen Fraktion im EP zur Gefahr der Abwanderung von Produktionsstätten zeigt, dass die Warnungen emissionsintensiver Industrieunternehmen das Problem stark übertreiben (2). Gleichzeitig wurde bekannt, dass die derzeitige EU-Klimapolitik schmutzigen Industrien sogar zusätzliche Gewinne beschert. Wenn sich die europäischen Regierungen im nächsten Monat treffen, müssen sie die Vernebelungsversuche der Blockierer ignorieren, die EU-Emissionsziele stärken. Minister Brüderle und seine Industriefreunde müssen scheitern, denn die Vorschläge der Kommission sind gut für das Klima, helfen der wirtschaftlichen Entwicklung Europas und sichern langfristig Jobs."

Anmerkungen:
(1) Analysis of options to move beyond 20% greenhouse gas emissions reductions and assessing the risk of carbon leakage
(2) Siehe Studie:
http://tinyurl.com/leakage-CS-study
und unsere Zusammenfassung: http://tinyurl.com/leakage-greensefa-summary