Press release


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Emissions trading

MEPs delay stability reserve and prolong malfunction of EU carbon market


The European Parliament's environment committee today voted on proposals aimed at addressing the oversupply of emissions allowances in the EU's emissions trading scheme, notably a proposed 'market stability reserve' (1). The Greens expressed regret that MEPs failed to significantly bring forward the start date for this reserve, which will ensure the ETS continues to be undermined by an oversupply of allowances. After the vote, Green climate change spokesperson Bas Eickhout said:

"MEPs have voted to prolong the malfunction of the EU's carbon market until 2019. Nobody is disputing that the EU's emissions trading scheme is being crippled by an oversupply of emissions permits but, rather than fix the problem now, we are kicking the can down the road.

"Under today's vote, the proposed market stability reserve could only begin operation from 2019. By this time, the oversupply of emissions permits could be over 2 billion based on current estimates, meaning the emissions trading scheme will continue to fail in its purpose of delivering domestic greenhouse gas reductions by encouraging investment in green technology. With over a decade of massive surpluses and a resulting depressed price of emissions permits, it is clear that we would have a non-functioning carbon market

"If the EU seriously believes in the ETS, as its main policy instrument for addressing climate change, the oversupply of permits needs to be permanently fixed. This implies permanently retiring 2 billion emissions allowances. Failure to do so, combined with an unambitious greenhouse gas reduction target for 2030, would mean EU climate policy will come to a standstill. We need a functioning emissions trading system that rewards industry for reducing emissions, as a higher carbon price makes investments in green technology and innovation worthwhile. "

(1) The market stability reserve would aim to manage the supply of permits on the market in the EU's emissions trading scheme, removing permits when the supply is too high and reintroducing them if the supply is low. http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-39_fr.htm

Emissionshandel

Aufschiebung der dringend notwendigen Reform des Emissionshandels


Der Umweltausschuss des Europäischen Parlaments hat heute über Vorschläge zur Behebung der Konstruktionsfehler im EU-Emissionshandel abgestimmt, insbesondere den Überschuss an Zertifikaten und die Einführung einer Marktstabilitätsreserve (1). Die Grünen bedauern, dass die Abgeordneten es versäumt haben, das Datum zur Einführung dieser Reserve vorzuziehen (2). So wird der Emissionshandel weiterhin durch einen Überschuss an Zertifikaten unterlaufen.

Rebecca Harms, Vorsitzende der Grünen/EFA, kommentiert: 

"Der Emissionshandel sollte das wichtigste Instrument der Europäischen Union bei der Bekämpfung des Klimawandels sein. Der Handel funktioniert aber nicht solange weiter viel zu viele Klimazertifikate den Markt überschwemmen. Das unambitionierte Reduktionsziel für CO2 gibt der EU Klimapolitik dann den Rest.

Es ist eine schlechte Botschaft, vor der UN Klimakonferenz in Paris, wenn der Umweltausschuss des EP nicht bereit ist, die Fehler im Handelssystem gründlich zu korrigieren. 2019 als Anfangsdatum ist einfach zu spät. Das Ziel muss sein, dass der Handel mit den Zertifikaten die Industrie nur belohnt, wenn sie Treibhausgasemissionen reduziert. Dafür müssen rasch und systematisch Hunderte von Millionen Zertifikate vom Markt. Nur ein angemessener CO2-Preis kann Investitionen in nachhaltige klimafreundliche Technologien fördern."

(1) Die Marktstabilitätsreserve zielt auf die Steuerung der Anzahl der Zertifikate auf dem Markt des Emissionshandels: die Rausnahmen von Zertifikaten bei Überschuss und Wiedereinführung bei Unterversorgung. http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-39_fr.htm 

(2) Im Rahmen der 'Kompromissvorschläge' verabschiedet.

Marché du carbone

La grande coalition maintient une fois de plus le marché carbone européen sous perfusion


La commission Environnement du Parlement européen a amendé les propositions de la Commission européenne visant à régler définitivement le problème de la surabondance des droits à polluer. Après avoir refusé de retirer 900 millions de droits à polluer du marché carbone en 2013, la majorité formée par les sociaux-démocrates, libéraux et conservateurs retarde encore une réforme nécessaire d'un marché largement subventionné grâce au lobby intensif des industries les plus énergivores. 

Pour Michèle Rivasi, membre de la commission de l'Environnement au Parlement européen :

« Personne ne réfute aujourd'hui la défaillance du marché carbone européen. Depuis le début, ce marché qui était censé appliquer le principe "pollueur-payeur" a été largement subventionné pour ne pas froisser les industries les plus énergivores. 

Résultat, le prix de la tonne de carbone stagne aux alentours de 5 euros. Il devrait être au minimum à 25-30 euros pour profiter aux entreprises prêtes à investir dans la réduction de leur émissions de CO2 plutôt que de payer des droits à polluer. 

En repoussant la création d'une réserve de stabilité de marché à 2019, la grande coalition continue de faire chuter le prix du carbone, et de porter la surabondance des droits à polluer au-dessus des 2 milliards de quotas. » 

Pour Yannick Jadot, porte-parole de la campagne Climat des Verts/ALE :

« A quelques mois du Sommet de Paris sur le climat, il est grand temps de cesser la schizophrénie européenne en matière de climat. Les sociaux-démocrates, libéraux et conservateurs ont imposé le marché carbone européen comme principal – voire unique - instrument de l'UE pour lutter contre le réchauffement climatique plutôt que des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de notre consommation d'énergie. Pire encore, les Européens ne se donnent pas les moyens de faire fonctionner cet instrument, se privant non seulement des ressources financières nécessaires pour investir dans des technologies vertes, mais aussi d'un signal prix qui permettrait d'éviter, comme en Allemagne, le retour du charbon tout en influençant durablement les stratégies de financement. Si nous voulons être crédibles dans ces négociations, il est temps d'adopter des mesures à la hauteur de nos ambitions. »