Press release


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EU budget and future financing

Proper system for financing EU budget needed if EU serious about achieving priorities


The European Parliament today adopted a report setting out its opinion on the future financing of the EU budget from 2013 on. Greens welcomed the support of MEPs for the establishing of a proper and meaningful 'own resources' system for financing the budget, a long-standing Green priority, as well as the rejection of any efforts to reduce the EU budget. After the vote, Green MEP and shadow draftsman/rapporteur Bas Eickhout said:

“Freezing or decreasing the EU's budget post-2013 is not a credible approach if the EU and its member states are serious about achieving the policy priorities they have set for themselves, notably in the Europe 2020 strategy. Coordinating EU funding and actions is clearly a better way for us to achieve our common goals, as opposed to individual actions. We welcome the fact that MEPs have clearly set out their stall to this end ahead of the forthcoming debate on the future financing of the EU. 

"The EU needs a proper and predictable system for financing its own budget in order to end the perpetual, damaging squabbling over national contributions to the EU budget. Introducing a true and meaningful 'own-resources' system for financing the EU budget is the only way to achieve this and we are happy that the EP has thrown its weight behind this long-standing Green priority.”

Green budgetary affairs spokesperson and vice-chair of the SURE committee Helga Trüpel added

"Meeting the EU's climate and energy targets, the knowledge society, research and development, innovation and education will require major investment is needed in areas like infrastructure. We are happy that MEPs supported Green amendments giving priority to energy efficiency and renewable energies in EU financing for energy infrastructure. The EU also has commitments made to developing countries in the areas of development aid and climate change adaptation, which must be met, and we welcome that the EP has recognised this.”

EU-Haushalt nach 2013

Europa-Abgeordnete widersetzen sich dem finanziellen Aushungern der EU


Das Europa-Parlament hat heute einen Bericht über den EU-Haushaltsrahmen nach 2013 verabschiedet. Nach der Abstimmung erklärte Helga Trüpel, stellvertretende Vorsitzende des Sure-Ausschusses und haushaltspolitische Sprecherin der Grünen/EFA:

"Die Europa-Abgeordneten haben heute klar gemacht, dass der EU-Haushalt nach 2013 um mindestens 5% steigen muss, wenn die EU allen ihren Aufgaben gerecht werden will. Ein Einfrieren oder gar eine Kürzung des EU-Haushaltes für die Zeit nach 2013, was ein finanzielles Aushungern Europas bedeuten würde, wurde entschieden abgelehnt. Wenn die EU wirklich ihre politischen Ziele (Forschung und Entwicklung, Bildung, ökologische Transformation) erreichen will, vor allem die Europa 2020-Strategie, muss sie auch die Mittel dafür zur Verfügung stellen. Das Bestreben einiger Mitgliedsstaaten, die zukünftigen EU-Haushalte auf 1 % des Bruttoinlandseinkommens zu begrenzen, ist daher falsch.

Das Europäische Parlament hat sich auch klar für die Einführung eines echten und wirksamen Eigenmittel-Systems zur Finanzierung der EU-Haushalte ausgesprochen. Das würde die leidige Debatte über die nationalen Beiträge zum EU-Budget beenden und auch eine rationalere Debatte über die notwendige Reform der Ausgabenpolitik ermöglichen. Auch die umstrittenen Haushaltsrabatte, die einige Länder genießen, wären mit so einem System vom Tisch. Die Grünen haben lange auf die Einführung eines solchen Eigenmittel-Systems gedrängt und begrüßen, dass das Parlament nun dieses Anliegen unterstützt hat. Die Grünen fordern die Einführung einer Finanztransaktionssteuer zur Finanzierung dieses neuen Eigenmittelsystems.

Das Europa-Parlament hat heute für ein zukunftsorientiertes europäisches Budget gestimmt. Der EU-Haushalt kann erheblichen Mehrwert schaffen, indem er Ressourcen bündelt, als Katalysator wirkt, Kosten spart und positive Anreize für die gesamte Wirtschaft schafft. So kann der EU-Haushalt dazu beitragen, die angestrebten Ziele schneller und effektiver zu erreichen, und auch helfen, die Ausgaben der Mitgliedsstaaten zu reduzieren.

Wir brauchen gewaltige Investitionen in die Infrastruktur, um die Klima- und Energieziele der EU zu erreichen. Wir brauchen mehr Geld für die Wissensgesellschaft, für Forschung und Entwicklung, für Innovation und Bildung.

Die EU ist auch gegenüber den Entwicklungsländern Verpflichtungen bei der entwicklungspolitischen Zusammenarbeit und bei den Anpassungsmaßnahmen an den Klimawandel eingegangen, die erfüllt werden müssen."

Financement de l'UE

Le budget européen a besoin d'un système de ressources propres afin de porter des priorités communes


Le Parlement européen vient d'adopter un rapport sur le financement du budget de l'UE à partir de 2013. Le Groupe des verts/ALE accueille favorablement le soutien des eurodéputés pour l'établissement d'un système de 'ressources propres' approprié et efficace pour le financement du budget européen, une priorité verte de longue date, aussi bien que le rejet de toute tentative de réduction du budget de l'UE.

En demandant une augmentation de 5 % du budget européen, les parlementaires montrent, quoique timidement, que l’Europe doit passer à la vitesse supérieure. Mais c’est surtout en marquant leur volonté de renforcer l’autonomie budgétaire de l’Union vis-à-vis des 27 états membres que le vote des députés exprime une vision ambitieuse et novatrice de l’Europe. 

Après le vote, les eurodéputés du Groupe des Verts/ALE Isabelle DURANT et José BOVÉ ont déclaré ce qui suit.  

Isabelle DURANT, membre du groupe de travail pour l’élaboration du budget cadre (SURE) : 

"Pour des raisons à la fois identiques et différentes, mais dans tous les cas aggravées par la crise, les budgets nationaux sont tous en difficulté. C'est une évidence. Dans chacun de nos pays, quelles que soient les majorités, des efforts doivent être faits. 

Alors devant cette situation, il y a 2 options possibles:

  • La 1ère option, c'est celle qui consiste à porter seul les efforts à faire, en tentant de jouer avec plus ou moins de succès sur les dépenses et les recettes. Parfois même dans certains cas, en vénérant l'austérité comme un objectif en soi, les coupes dans les dépenses publiques et les revenus de remplacement comme une finalité, aggravant ainsi  la situation d'un très grand nombre de nos citoyens.
  • La seconde option, c'est d'accepter de changer de logique, de mutualiser les dépenses (de nombreux exemples ont été donnés) de solidariser nos destins budgétaires, de jouer le jeu des ressources propres par exemple via une taxation des transactions spéculatives.

 Car tout de même, on ne peut pas à la fois vouloir le beurre et l'argent du beurre, le rabais et les investissements dans les infrastructures, contribuer moins et recevoir plus.

 Ce travail de complémentarité, budgétaire au sens des recettes et des dépenses, mais aussi sur le terrain des règles tenables en matière de gouvernance économique et de supervision budgétaire, c'est l'objet même de la convention entre l'UE, les gouvernements et les parlements nationaux qui fait partie de nos recommandations que je veux défendre.

Au delà de tous les accents qu'on donné mes collègues, c'est aussi et surtout un travail dans la durée qu'il est urgent de lancer. La confiance dans le projet européen est à ce prix".

Aujourd’hui,75 % du budget européen provient des cotisations directes des Etats membres. C’est une conséquence  des accords de l’OMC qui ont privé l’UE des taxes qu’elles prélevaient aux frontières. Certains pays contributeurs nets profitent politiquement de cette situation pour peser sur les choix collectifs, imposer leurs priorités aux autres Etats membres. Cette situation sape le principe de solidarité au cœur du projet européen".

José BOVÉ, membre du groupe de travail pour l’élaboration du budget cadre (SURE) : 

"Les députés tendent la perche à M. Barroso pour qu’il explore de nouvelles possibilités pour financer l’Europe. La mise en place d’une Taxe sur les Transactions financières (Taxe Tobin) pourrait, selon les premières estimations des économistes, dégager près de 200 milliards d’euros tout en étant indolore pour les contribuables. Aujourd’hui, nous sommes incapables d’apporter une réponse à la crise du concombre ! Comment imaginer sérieusement que nous ayons les moyens de trouver des solutions au changement climatique ?

M. Barroso a jusqu’à la fin du mois pour préparer la position de la Commission. J’espère qu’il sera enfin inspiré par l’audace et l’ambition et ne se cantonnera plus au rôle ingrat de comptable en chef qui plait tant à Madame Merkel et à Monsieur Sarkozy".