Press release


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EU car pollution rules

European Parliament abdicates responsibility and waves through license to pollute for carmakers


A decision introducing new loopholes to EU law aimed at limiting car pollution was today waved through the European Parliament. The decision introducing 'conformity factors' as part of the testing procedure for car pollutant emissions will allow car manufacturers to produce and market cars that exceed the EU limits on pollutants indefinitely (1). The Greens led calls to reject this decision but the rejection today failed to secure the required absolute majority (2). Commenting after the vote, Greens/EFA co-president Rebecca Harms said:

"The European Parliament has today abdicated its responsibility to protect the health of EU citizens. This decision on 'conformity factors' amounts to a reward for car makers who have made no effort to respect the legal limits on pollutants set out in EU law since 2007. Today's vote represents yet another in a long list of victories for the car industry lobby in Brussels but it is another blot on the record of the European Parliament."

Greens/EFA vice/president and environment spokesperson Bas Eickhout said:

"Today's vote confirms this license to pollute for European car makers. The 'conformity factors' decision essentially overwrites EU limits on pollutants from cars by introducing major loopholes that would allow cars to pollute at far above the legal limits (1). As a direct response to the 'diesel-gate' scandal, this is a serious blow to the credibility of the EU to regulate the car industry. It is also a slap in the face to the European Parliament's powers as a co-legislator, as it de facto rewriting EU rules that were agreed with and voted on by the parliament. However, the real losers from today's vote are cities and urban areas which are struggling with the health consequences of air pollution, and the hundreds of thousands of European citizens who face severe health problems resulting from this. Those MEPs who failed to support the objection must now also share responsibility for the failure to act on the silent killer that is air pollution."

(1) A decision to introduce a testing procedure for car pollutant emissions based on real driving conditions is already in place, having been taken in May. This 'conformity factor' decision (from October) would allow car makers to continue to produce cars that significantly overshoot the limits, based on the results of these tests. The controversial decision by EU governments on 'conformity factors' would enable car manufacturers to produce and market cars that exceed EU legal limits on pollutants permanently and by a significant factor (by more than double the limit until 2021 and by 50% thereafter).

(2) The European Parliament's environment committee voted in favour of rejecting the draft decision in December. The committee called on the European Commission to present a new proposal for real driving emissions tests by April 2016, with no loopholes for cars polluting above the legal limits. This objection required an absolute majority of members voting in the European Parliament in order for the decision to be rejected.

Abgastests

Mehrheit folgt Autolobby


Die Mehrheit der Abgeordneten im Europäischen Parlament hat am heutigen Mittwoch den Einspruch gegen die laschen Grenzwerte für die Abgastests für Autos abgelehnt. Damit gilt die Entscheidung aus dem Komitologie-Verfahren, die es erlaubt, die eigentlich vorgeschriebenen Grenzwerte für Stickoxid noch jahrelang um ein Vielfaches zu überschreiten (1). Die Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion, Rebecca Harms, kritisiert die Entscheidung scharf:

"Die Mehrheit aus konservativen und auch einigen sozialdemokratischen Abgeordneten hat sich von der Autolobby einlullen lassen. Sie machen damit das Prinzip der Grenzwertüberschreitung zum Gesetz. Die Interessen der Automobilindustrie scheinen letztendlich mehr zu wiegen als die Gesundheit der Menschen. Das scheinheilige Argument der Industrie, dass eine Ablehnung der Grenzwerte die Einführung der besseren Testverfahren verzögern würde, ist schlichtweg falsch. Die Tests hätten auch nach dem Einspruch unverzüglich wie geplant zur Datenerhebung eingeführt werden können. Für alle neu zugelassen Fahrzeuge sollen sie sowieso erst ab 2019 gelten. Zeit für eine bessere Einigung hätte es gegeben.

Die Abgeordneten haben mit ihrer Entscheidung im Nachhinein das Verhalten der Autoindustrie legalisiert, die seit Jahren nichts dafür tut, die Grenzwerte zu erreichen, sondern weiter macht wie bisher oder sogar gezielt betrügt. Das gefährdet die Zukunftsfähigkeit der europäischen Automobilindustrie, die wichtige Umweltinnovationen verschläft.

Sogar die Aufrufe einiger Bürgermeister von Großstädten wie Paris, Kopenhagen, Madrid und Neapel, diese Aufweichung zu verhindern, haben die Abgeordneten ignoriert. Sie scheren sich nicht darum, dass viele Städte gerade in diesem Winter unter Smogalarm leiden.

Die Mehrheit der Abgeordneten hat einer Entscheidung zugestimmt, die der Rechtsausschuss des Parlaments vor wenigen Tagen für rechtswidrig erklärt hat, weil die EU-Kommission im Komitologie-Verfahren ihre Kompetenzen überschritten hat. Die Abgeordneten haben sich damit selbst ihrer gesetzgeberischen Gestaltungsfreiheit beraubt."


(1) Die Vertreter der EU-Mitgliedsstaaten haben sich im Komitologieverfahren auf einen Konformitätsfaktor von 2,1 für neue Fahrzeugmodelle ab 2017 und für die Zulassung von Neuwagen ab 2019 geeinigt. Ab 2020 bzw. 2021 soll ein Faktor von 1,5 gelten. Damit können die eigentlich in der Gesetzgebung festgelegten Grenzwerte bis 2020 um mehr als das Doppelte überschritten werden. Danach noch immer um 50 Prozent. Der Umweltausschuss des Europäischen Parlaments hatte gegen diese Entscheidung im Dezember vergangenen Jahres Einspruch eingelegt.

Pollution de l'air: règlementation du secteur automobile

Le parlement se soumet à l'acte illégal de la Commission européenne et des États


Le Parlement européen s'est prononcé sur l'objection à une mesure d'exécution (comitologie) adoptée le 28 octobre 2015 par le comité technique TCMV (Technical Committee – Motor Vehicles) composé d'experts des États membres et de représentants de la Commission. Cette décision introduit des « facteurs de conformité » pour les tests en conditions réelles censés débuter cette année en vertu de la décision prise avant que n'éclate le scandale Volkswagen, à savoir en mai 2015. La Commission européenne a gelé jusqu'ici la publication au journal officiel de la décision de Mai 2015 permettant son entrée en vigueur pour que débutent les tests en conditions réelles - qui n'abolissent pas pour autant les tests controversés en laboratoire.

Aujourd'hui, le parlement européen s'est donc plié à la décision du 28 octobre qui accorde aux constructeurs automobiles le droit de dépasser les normes Euro 6 d'émission de NOx (80 mg/km depuis septembre 2015) de 110 % à partir de septembre 2017, et de 50 % à partir de janvier 2020.

Réaction de Karima DELLI, membre Verts-ALE de la commission Transports et  de la commission d'enquête sur les infractions à la législation relative aux émissions polluantes du secteur automobile:

« Le vote d’aujourd’hui est une faute politique et une occasion manquée pour le Parlement de mettre son véto à une décision à la fois illégale et anti-démocratique. Il est intolérable de savoir qu'après le scandale Volkswagen, les États-membres et le Commission aient cédé aux sirènes de l’industrie automobile en lui permettant de dépasser les normes européennes anti-pollution. Il est encore plus grave que le Parlement se déclare officiellement complice de cette supercherie en donnant son aval pour contourner une législation qu’il a lui -même contribué à mettre sur pied. Une fois de plus les conservateurs européens, soutenus en partie par les libéraux, sapent la crédibilité des institutions européennes en manquant  à notre mission de protéger les citoyens des méfaits du diesel sur la santé.

La mobilisation de Maires de capitales et grandes villes européennes comme Paris, Madrid et Milan montre bien que cette question engage tout le monde: les élus locaux sont les premiers à gérer les ravages de la pollution de l'air, ce fléau qui cause plus de 400 000 morts prématurées par an et coûte des milliards d’euros à l’Union européenne chaque année. Reste désormais à savoir ce que feront les États de ce vote. Au lendemain de l’accord du 28 octobre, Madame Royal a vertement critiqué cette décision et s’est engagée "à remettre les choses au carré » contredisant la position officielle de ses services. Nous attendons d’elle qu’elle tienne parole et qu’elle revienne sur cette décision. Parallèlement, nous étudierons les moyens de saisir la Cour européenne de Justice pour non-respect des normes. »
 
Réaction de Michèle RIVASI, membre Verts-ALE de la commission environnement et santé publique:

"Je suis choquée par ce vote du parlement européen. Les constructeurs européens ont déjà eu presque 10 ans pour s'adapter aux nouvelles normes en matière d'émission d'oxydes d'azote (NOx) puisque le Parlement les avait votées en 2007. Ils n'ont donc plus d'excuse et le parlement aurait dû être intraitable vis-à-vis des constructeurs qui, contrairement à d'autres, n'ont pas investi dans des technologies performantes et pour des emplois durables. La décision de la Commission en comitologie violait clairement la loi européenne en autorisant les constructeurs à dépasser jusqu'en 2020 de plus de deux fois les seuils fixés par la législation pour le NOx Nous les écologistes voulons éviter à nos concitoyens et concitoyennes des problèmes respiratoires plutôt que de chouchouter les actionnaires des constructeurs automobiles comme vient de le décider la majorité du parlement. "


* La Commission de environnement et santé publique du Parlement européen a introduit et voté l'objection à la décision de Comitologie du 28 octobre. Ce lundi 1 février, la  Commission des affaires juridiques du Parlement européen a confirmé l'avis des services juridiques du Parlement européen estimant illégale la décision du 28 octobre. Pour invalider cette décision, le parlement européen devait objecter à la majorité absolue. Résultat définitif : 317/323/61