Press release


en | de | fr

EU copyright and online content rules

Commission fails to dismantle digital borders


The European Commission today presented a 'communication' setting out its plans for reforming EU copyright rules, as well as a legislative proposal on the portability of legally acquired digital content. Commenting on the proposals, Greens/EFA vice-president and copyright spokesperson Julia Reda said:

"While it is welcome that the Commission is finally looking to update the EU's outdated rules regarding digital content and copyright, the piecemeal approach in today's proposals will fail to properly dismantle digital borders.

"The proposed new rules on the portability of digital content only address a narrow spectrum of the problems faced by users. The proposals will clearly benefit those who have subscriptions to providers like Sky or Netflix and want to use them while abroad. However, geoblocking is a problem that most adversely affects those who need access to services not offered in their countries of residence, such as linguistic minorities or immigrants. Today's proposals would continue their inability to access culture and knowledge in their own language or from their countries of origin. We will look to rectify this in the legislative process.

"Overall, the copyright reform proposals are a far cry from commitment by Commission president Juncker to 'break down national silos' in copyright and ignore many demands made by the EU Parliament*. The Commission is dragging its feet on introducing minimum standards for user rights across the EU and not even considering important demands like giving libraries the right to lend ebooks or protecting content that belongs to the public from falling under copyright again when it's digitised. It is seriously regrettable that the Commission is persisting with the misguided idea of an ancillary copyright law for press publishers – a 'Google snippet fee': you can't fix a bad idea by implementing it more widely.

"It is, however, welcome that the Commission is looking to re-examine the issue of freedom of panorama, like the right to freely use photos of public buildings, in response to a clear public demand. The Commission must follow through and introduce this as a pan-European copyright exception.

"The restrictive way the Commission plans to implement the much-needed Text and Data Mining exception, meant to remove barriers to applying modern research methods, might actually make matters worse, especially for independent researchers and startups. The right to datamine content should follow automatically from the right to access such content, not be an additional privilege restricted to 'public interest research organisations'."

* The European Parliament set out its position on copyright reform in July, when it adopted a report drafted by Julia Reda.

Julia Reda will host an event providing a first analysis of the proposals on portability of digital content tomorrow at 14.00 in the European Parliament. More details: https://juliareda.eu/events/portability-opportunities-for-cultural-diversity-dec-10-2015/<xml></xml>

Reform des Urheberrechts

Digitale Grenzen bleiben bestehen


Die Europäische Kommission hat am heutigen Mittwoch ein Paket zur Reform des Urheberrechts in der Europäischen Kommission vorgestellt. Der einzige konkrete Gesetzesentwurf betrifft die sogenannte Portabilität, also die Mitnahme von digitalen Inhalten von einem Land ins andere. Für die Abgeordnete der Piratenpartei und stellvertretende Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Julia Reda, gehen die Vorschläge nicht weit genug:

"Die Vorschläge der Europäischen Kommission sind nicht mal der berühmte Tropfen auf den heißen Stein. Die neuen Regeln helfen lediglich denjenigen, die bereits Film- oder Sportdienste wie Sky oder Netflix nutzen und auch im Urlaub darauf zugreifen wollen. Für sie sind die Vorschläge ein Fortschritt und sie sollten schnellstmöglich umgesetzt werden.

Sie lösen aber nicht das grundsätzliche Problem des Geoblockings. Auch weiterhin können Nutzerinnen und Nutzer nur Dienste nutzen, die in ihrem Land angeboten werden. Migrantinnen und Migranten oder Minderheiten haben weiterhin keinen Zugang zu Angeboten aus anderen Ländern zum Beispiel in ihren Sprachen. Die digitalen Grenzen bleiben bestehen. Dieser Anachronismus ist für niemanden nachvollziehbar.

Die skizzierten Pläne für eine weitergehende Copyright-Reform sind enttäuschend. Sie erfüllen in keiner Weise das Versprechen von EU-Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker, "nationale Silos einzureißen". Nur ein Bruchteil der Vorschläge des Europäischen Parlaments finden sich darin wieder. Gänzlich fehlen etwa der digitale Buchverleih oder der Schutz von gemeinfreien Werken vor neuen Urheberrechtsansprüchen bei der Digitalisierung. Die EU-Kommission ignoriert auch die Ablehnung des Parlaments zum Leistungsschutzrecht für Presseverleger auf EU-Ebene.

Immerhin will die EU-Kommission die teilweise absurden Regeln zur Panorama-Freiheit überprüfen. Schnellstmöglich muss Panorama-Freiheit in allen EU-Ländern als Ausnahme vom Urheberrecht garantiert werden."


Die neuen Vorschläge zur Portabilität diskutiert Julia Reda mit Expertinnen und Experten am morgigen Donnerstag von 14 bis 17 Uhr (Raum ASP 1G3)
:

14:00–15:20 The opportunities of increased cross-border exchange
with Julia Lindholm (Finnish Permanent Representation), Felice Simonelli (CEPS), Dr. Davyth Hicks (ELEN: European Language Equality Network), Agustin Reyna (BEUC), and Aleksandra Kluczka (AEGEE)

15:30–17:00 Evaluating the Commission proposals
with Benjamin Farrand (Warwick University), Nicola Frank (European Broadcasting Union), Maxime Lacour (Universciné), and Anna Herold (Cabinet of Commissioner Oettinger)

Droit d'auteur et Contenus en ligne

La Commission ne parvient pas à démanteler les frontières numériques


La Commission européenne a présenté aujourd'hui une «communication » relative à la réforme du droit d'auteur ainsi qu'une proposition législative sur la portabilité des contenus numériques acquis légalement.

Réaction de Julia REDA, Vice-présidente du groupe Verts-ALE et Rapportrice du Parlement européen sur l'évaluation du droit d'auteur européen:

" Nous nous réjouissions que la Commission ait enfin décidé d'adapter les règles européennes désuètes sur les contenus numériques et le droit d'auteur. Nous regrettons cependant son approche fragmentaire qui ne permettra pas de démanteler les frontières numériques. En ce qui concerne la portabilité des contenus numériques, les nouvelles règles proposées ne répondent qu'à une partie limitée des problèmes rencontrés par les utilisateurs. Celles-ci permettront aux abonnés à des fournisseurs tels que Sky ou Netflix de continuer à utiliser ces services depuis l'étranger. Par contre, elles ne résolvent pas le problème du géo-blocage qui affecte tout particulièrement les personnes voulant accéder à des services non-fournis dans le pays où ils résident. Pour, notamment, les minorités linguistes ou immigrés, l'accès à la culture et au savoir dans leur langue ou provenant de leur pays d'origine demeurera donc impossible. Nous espérons rectifier le tir sur ce point.

De manière plus générale, concernant le droit d'auteur, les réformes proposées ignorent de nombreuses demandes formulées par le Parlement (1) et sont loin de remplir la promesse du président de la Commission Juncker qui était de « briser les silos nationaux» dans le droit d'auteur. La Commission rechigne toujours à améliorer les droits des utilisateurs à travers l'UE par l'instauration de normes minimales. Elle refuse même de prendre en compte des demandes importantes comme celles d'autoriser les bibliothèques à prêter des livres électroniques ou de veiller à ce que les contenus de nature publique ne retombent sous le droit d'auteur une fois numérisés. Nous regrettons également que la Commission persiste à défendre l'idée erronée d'un droit d'auteur accessoire pour les éditeurs de presse. Nous accueillons cependant favorablement son intention de  réexaminer la question de la liberté de panorama permettant d'utiliser librement les photos de bâtiments ou oeuvres se trouvant dans l'espace public. La Commission devrait continuer en ce sens pour aboutir à une exception paneuropéenne au droit d'auteur.

Enfin, nous critiquons la manière dont la Commission envisage la mise en oeuvre de la fouille de textes et de données destinée à éliminer les obstacles à l'application de méthodes modernes de recherche. La situation, notamment pour les chercheurs indépendants et les startups ne sera, en effet, pas améliorée. Le droit d'explorer des contenus devrait découler automatiquement du droit d'accès à ces contenus et ne pas être considéré comme un privilège accordé exclusivement aux  organismes de recherche d'intérêt général".


(1)    Le rapport REDA a été adopté par le  Parlement européen en Juillet .

Pour information: Demain 14h, Conférence de Julia REDA https://juliareda.eu/events/portability-opportunities-for-cultural-diversity-dec-10-2015/