Press release


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EU counter-terrorism policy

Proposing false solutions to create pretence of security at odds with citizens' interest


Ahead of the informal meeting of EU interior ministers on counter-terrorism in Riga, a leaked document (1) confirmed that the European Commission is seeking to tweak and retable a stalled legislative proposal on a European air passenger data system (PNR). Commenting on the Riga council and the draft PNR proposals, Green home affairs spokesperson Jan Philipp Albrecht stated:

"This leak makes clear that the Commission is planning to serve up a re-heated version of the existing, stalled proposal for an EU air passenger data surveillance system (PNR). The attacks in Paris have again underlined that blanket mass data retention does not help catch terrorists: there was no shortage of data on the perpetrators. Retabling the same tweaked PNR proposal is an affront to the democratic process, with the European Parliament already having rejected this scheme due to concerns about its impact on the fundamental rights of EU citizens. Following the crystal clear judgement by the European Court of Justice last year, which declared blanket mass surveillance measures as incompatible with EU fundamental rights, it is unthinkable that the Commission would try and bulldoze through a PNR scheme based on blanked data collection.

"EU home affairs ministers meeting in Riga must not present false solutions to create the pretence of security, such as this EU PNR scheme: this would be counter-productive and undermine the fundamental rights of ordinary EU citizens, without providing any greater security. Creating a vast data dragnet is a total waste of resources, which would be far better used to carry out targeted surveillance of real suspects and ensuring security authorities should have the means and resources to focus on specific risks and concrete suspicions, to follow any leads immediately, and to efficiently exchange information about dangerous individuals. There is also a need to tackle radicalisation in schools and prisons. This must be the focus of any new measures. Stepping up mass surveillance will undermine security and is instead a victory for fundamentalists, who are combatting precisely such democratic freedoms."

(1) The leaked paper on the Commission's revised PNR plans can be found at: http://www.statewatch.org/news/2015/jan/eu-com-new-pnr-note.pdf

Jan Philipp Albrecht will attend the informal meeting of the justice and home affairs ministers in Riga tomorrow and Friday (29-30 January). He will be available to talk to the press on Friday at the National Library´s press centre from 12.30 to 2pm.

EU-Fluggastdatenspeicherung

EU-Kommissionsvorschlag unvereinbar mit Grundrechten


Vor dem informellen Innenministerrat in Riga kommentiert Jan Philipp Albrecht, stellvertretender Vorsitzender des Innenausschusses des Europäischen Parlaments und innen- und justizpolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion, die vorliegenden Vorschläge gegen Terrorismus, insbesondere den EU-Kommissionsvorschlag zur Fluggastdatenspeicherung: 

„Die EU-Kommission plant offenbar weiterhin die anlasslose Speicherung aller Fluggastdaten von Flügen in die Europäische Union für über vier Jahre. Eine solche Speicherung bietet nach den bisherigen Erfahrungen bei der Bekämpfung von gewaltbereiten Jihadisten keinen Mehrwert. Der Vorschlag ist ein offener Affront gegenüber Europäischem Parlament und dem Europäischen Gerichtshof. Statt wie ursprünglich angekündigt eine grundlegende Überarbeitung vorzulegen, wird den Abgeordneten der alte Wein in neuen Schläuchen präsentiert. Diese Vorschläge haben die Abgeordneten im April 2013 als unverhältnismäßig zurückgewiesen und der Europäische Gerichtshof hat im April 2014 die komplett anlasslose Speicherung von personenbezogenen Daten für unvereinbar mit den Grundrechten erklärt.

Die EU-Innenminister dürfen diesem Vorschlag bei ihrem Treffen in Riga nicht folgen. Statt Millionen Euro in den Aufbau des EU-PNR-Systems zu stecken, müssen sie dieses Geld für eine bessere Koordinierung der Polizei- und Ermittlungsarbeit in der EU ausgeben. Die Polizei gerade vor Ort muss besser ausgestattet werden, um mögliche Gefährder früh zu erkennen. In Gefängnissen und Schulen muss gegen Radikalisierung gearbeitet werden. Dafür müssen die EU-Mitgliedsstaaten Mittel zur Verfügung stellen. Die anlasslose Generalüberwachung ist ein Verlust für die Sicherheit in Europa und ein Einknicken vor jenen Fundamentalisten, die die Freiheit in Europa bekämpfen wollen." 

Den Vorschlag der EU-Kommission finden Sie hier: http://www.statewatch.org/news/2015/jan/eu-com-new-pnr-note.pdf

PNR européen

Une parodie de réponse au terrorisme


A la veille du Conseil informel des ministres de l'intérieur sur les mesures anti-terroristes, Jan Philipp ALBRECHT, membre de la commission des libertés civiles et porte-parole du groupe Verts-ALE sur ces questions, a dénoncé la stratégie de la Commission européenne en matière de transfert de données personnelles des passagers (PNR). En possession d'un document ayant fuité confirmant la volonté de la Commission européenne de revenir avec une directive sur la conservation de masse des données des passagers aériens dans l'UE, J.P Albrecht a déclaré:

"Malgré l'avis contraire du Parlement européen en avril 2013 et le jugement de la Cour de Justice européenne qui a jugé en Avril 2014 la collecte massive des données de manière indistincte incompatible avec les droits fondamentaux, la Commission européenne cherche à faire passer en force une législation liberticide et de surcroît inadaptée à la lutte contre le terrorisme.  

S'imaginer répondre au terrorisme en conservant pendant au minimum 4 ans toutes les données des passagers aériens pour les vols entrant dans l'Union européenne - voire, si les États le souhaitent, celles des vols intra-européens- est au mieux naïf au pire mensonger. 

A l'heure actuelle, les autorités peuvent toujours connaître l'identité de ceux qui prennent l'avion. Rien ne justifie la conservation des  données relatives à leurs cartes de crédit ou à leurs habitudes alimentaires comme le voudraient la Commission et les États membres." 

Pour Eva JOLY, membre de la Commission Justice et affaires intérieures, ancienne juge d'instruction, 

"Ce n'est pas par la surveillance massive que l'on va résoudre le manque d'effectif et de personnel sur le terrain. Les auteurs des attentats à Paris voyageaient en voiture ou en RER. Ils étaient connus des services de police. 

Au lieu d'instrumentaliser ces événements tragiques et de profiter de l'émoi général pour revenir avec une proposition dont personne ne veut, la Commission européenne et les états européens feraient mieux de se concentrer  sur les vraies solutions qu'il s'agisse du renforcement et de l'amélioration de la qualité des services judiciaires (notamment les juges d'application des peines), pénitenciers, de maintien de l'ordre sans oublier les écoles et lieux de socialisation. Il est vrai que la mode actuelle est à la rigueur budgétaire et à la diminution des effectifs. Mais nos chefs d'État ne semblent pas spécialement interpelés par  les millions qui doivent être dépensés pour un tel projet de  surveillance de masse. 

Pour parer au mieux à la menace terroriste la question n'est pas d'élargir mais de cibler la surveillance et d' investir d'avantage sur le terrain, créant au demeurant des emplois. Au lieu de proposer des chimères, nos chefs d'État feraient sans doute mieux de se concentrer sur les dysfonctionnements à la fois internes et européens. D'autant plus qu'au niveau européen,  la coopération entre les  polices et les services de sécurité des États est absolument déficiente et Europol reste un instrument sous-exploité."