©andrea-boldizsar

Press release


en | de | fr

EU Energy Union

EU energy policy direction at odds with UN climate agreement


The European Parliament today adopted two reports setting out its position on the European Energy Union and the proposal for a 10% target for electricity interconnectivity across the EU. Commenting on the vote on the EP's position on the Energy Union, Green energy spokesperson Claude Turmes said:

"The direction of EU energy policy is at odds with the commitments Europe has taken under the UN climate agreement in Paris. The Paris climate agreement implies that the EU step up efforts to phase-out fossil fuels and move towards an economy powered by sustainable energy. Unfortunately, so far, we are failing to deliver on the promise of the Energy Union proposal: the Commission's proposal lacks ambition, EU governments are lagging and, as evidenced by today's vote, the European Parliament is failing to put real pressure on them to change tack.

"Importantly, MEPs renewed their call for the EU to increase its 2030 energy efficiency target to 40% and make this binding and for the Commission to work on this. The current 27% target is low on ambition and will mean we fail to capitalise on the economic and employment benefits across Europe. On renewable energy, we are also slipping behind. Europe needs to do more do deliver on President Juncker's promise of making Europe the 'world number one' on renewable energy and we need a clear strategy to this end."

Commenting on the report on the proposal for a 10% target for electricity interconnectivity across the EU, Green MEP Peter Eriksson, who is the EP's rapporteur/draftsman on the interconnectivity target, said:

"Ensuring a much higher level of interconnectivity between national power systems is essential for ensuring a more flexible, decentralised and sustainable energy sector, and facilitating an increase of renewable energy. An overall 10% target can help to this end but this must be backed up by regional goals and indicators to take account of the differing situations across Europe and ensure a well-integrated electricity market. MEPs have today supported this. A more interdependent system requires improved European coordination and this implies a greater role for the EU's energy regulators agency (ACER)."

Europäische Energieunion

Falsches Signal: Abgeordnete halten an Kohle und Atomkraft fest


Am heutigen Dienstag hat das Europäische Parlament über zwei Berichte zur europäischen Energiepolitik abgestimmt. Unter anderem fordern die Abgeordneten, dass mindestens zehn Prozent der nationalen Stromnetze so gestaltet werden müssen, dass sie mit den Nachbarländern verbunden werden können. Ansonsten fehlt aber ein Umdenken in der Energiepolitik. Der energiepolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion Claude Turmes, kritisiert den Beschluss, der nur wenige Tage nach dem Abschluss der UN-Klimakonferenz in Paris am alten Energiemix aus Kohle und Atomkraft festhält.

"Der Beschluss des Europäischen Parlaments ist eine Beleidigung für die Verhandler der UN-Klimakonferenz in Paris. Das Abkommen der COP21 bedeutet, dass wir bis 2050 aus den fossilen Energien aussteigen müssen. Weder der Vorschlag der EU-Kommission noch die Abstimmung des Europäischen Parlaments zur Energieunion gehen in diese Richtung. Das Europäische Parlament hat die Chance verpasst, entsprechenden Druck auf die Regierungen der Mitgliedsstaaten auszuüben.

Immerhin haben die Abgeordneten – anders als im Industrie-Ausschuss – ein verbindliches 40-Prozent-Ziel für Energie-Effizienz für 2030 verabschiedet. Die EU-Kommission muss ihre Blockadehaltung aufgeben und verschiedene Szenarien von 27 bis 40 Prozent Energie-Effizienz vorlegen, anstatt bei 30 Prozent zu stoppen wie es bisher der Fall ist. Das Effizienz-Ziel ist unbedingt notwendig für den Umbau unserer Energie-Konzepte und wird deutliche Gewinne für die Wirtschaft und Chancen für Arbeitsplätze bringen.

EU-Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker hat bei seinem Amtsantritt versprochen, die EU weltweit zur Nummer Eins im Bereich Erneuerbare Energien zu machen. Er muss – gerade nach dem Abkommen von Paris – endlich liefern."

Der Berichterstatter des Europäischen Parlaments zur Verknüpfung der Stromnetze und grüne Europa-Abgeordnete Peter Eriksson fügt hinzu:

"Eine bessere Verknüpfung der nationalen Stromnetze in der EU ist unverzichtbar für ein flexibleres, dezentrales und nachhaltiges Energie-Konzept. Nur so können wir den Anteil von erneuerbaren Energien nachhaltig stärken. Das EU-weite Zehn-Prozent-Ziel ist dafür ein wichtiger Schritt. Zusätzlich brauchen wir regionale Konzepte und Ziele, um die unterschiedlichen Situationen in der EU zu berücksichtigen und einen gemeinsamen, europäischen Strommarkt zu schaffen. Dafür muss die Koordinierung auf europäischer Ebene vor allem durch die Energie-Regulierungs-Agentur ACER verbessert werden."

Union de l'énergie

Une politique énergétique en déphasage avec l'accord de Paris sur le climat


Le Parlement européen a adopté le rapport sur l'Union européenne de l'énergie et celui du député suédois Verts-ALE, P. Eriksson sur la réalisation de l'objectif de 10 % d'interconnexion dans le secteur de l'électricité.

En ce qui concerne l'Union de l'énergie, Claude TURMES, porte-parole Verts-ALE sur les questions de politique énergétique déclare:

"La politique énergétique de l'UE ne va pas dans la bonne direction et contredit les engagements internationaux qui viennent d'être scellés à Paris. L'accord sur le climat impose la sortie des énergies fossiles et le passage à une économie basée sur les énergies renouvelables. Ce vote du Parlement ne rectifie pas le tir de la proposition incroyablement faible de la Commission européenne sur ce sujet ni les positions peu ambitieuses des États membres.

Le Parlement a néanmoins réaffirmé l'objectif des 40% d'efficacité énergétique d'ici 2030 décliné en objectifs nationaux contraignants.  En soulignant les avantages socio-économiques et géopolitiques colossaux d'un scénario axé sur l'efficacité énergétique, les députés insistent pour que de la Commission  le prenne en compte dans sa modélisation des différentes options énergiques."

Pour la Vice-présidente du groupe Verts-ALE, Michèle RIVASI :

"L'industrie nucléaire se meurt mais elle ne se rend pas : une majorité d’eurodéputés continue de soutenir une source d’électricité dont les coûts ne cessent d’augmenter alors même que les énergies renouvelables ne cessent de gagner en compétitivité. Quant aux gaz et pétrole de schiste, ils ont du plomb dans l’aile. La fuite en avant européenne vers des énergies fossiles indigènes serait un non-sens climatique et, heureusement, le Parlement l’a bien compris. Je déplore néanmoins que le Parlement soutienne mordicus la capture et la séquestration du carbone: cette technologie est loin d'être éprouvée et risque de cautionner le maintien des énergies fossiles. Ne l'oublions pas le meilleur moyen de séquestrer du carbone, c'est d'arrêter la déforestation et de planter, et planter encore des arbres  ».

Concernant le rapport sur l'interconnexion dans le secteur de l'électricité, le rapporteur, P. ERIKSSON estime que:

"L'amélioration de l'interconnexion électrique entre pays est importante car elle renforce la flexibilité, la décentralisation, le caractère soutenable du secteur de l'énergie et permet d'accroître la part des énergies renouvelables.

Comme l'affirme le rapport que nous venons de voter, l'objectif global de 10% d'interconnexion est un premier pas qui doit aller de pair avec des politiques régionales fondées, elles aussi, sur des objectifs et des critères qui prennent en considération les différences spécifiques à travers l'UE  afin de garantir un marché performant de l'électricité.

Enfin, l'amélioration de  la coordination au niveau européen est nécessaire à la réalisation d'un système interdépendant efficace. Ceci requiert une implication majeure de l'agence de coopération des régulateurs de l'énergie (ACER)."