Press release


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EU free trade agreement

Proposed roadmap fails to resolve human rights issues with Colombia and Peru trade deal


The European Parliament today voted to endorse an EU free trade agreement with Colombia and Peru. The Greens voted against giving consent, citing major concerns with human rights and financial sector liberalisation, and expressed regret with the outcome, with Green trade spokesperson Ska Keller stating:

"MEPs have today turned a blind eye to serious human rights concerns by endorsing the EU trade deal with Colombia and Peru. Coming only a day after the EU accepted the Nobel prize, this regrettable vote is all the more hypocritical.

"Representatives of civil society and trades unions have raised concerns that the FTA would negatively impact on the development of the two Latin American countries and worsen human rights. In concluding the agreement, the EU is ignoring major human rights concerns, notably in Colombia, the most dangerous country in the world to be a trade union member. Sadly, S&D MEPs were willing to accept a non-binding roadmap on human rights in return for their support in spite of the fact this roadmap will do little to address the human rights problems on the ground in Colombia and Peru.

"On top of human rights concerns, the provisions on liberalisation in the agreement will also have a negative impact on sustainable development and the fight against poverty. In the middle of a financial crisis, caused in part by lax regulation, it is absurd to insist on the deregulation of the finance sector, as foreseen under the agreement: increasing derivatives and other risky products, with no provisions on stronger oversight or capital controls. Money laundering will be made easier by this agreement."

Freihandelsabkommen EU und Peru/Kolumbien

EU wird Menschenrechtsrhetorik nicht gerecht


Heute hat das Europaparlament seine Zustimmung zu dem umstrittenen Freihandelsabkommen zwischen der EU und Peru/Kolumbien erteilt. Die Grünen stimmten gegen das Abkommen. Mit der Zustimmung des Plenums tritt das Abkommen vorläufig in Kraft. Die handelspolitische Sprecherin der grünen Europafraktion Ska Keller erklärt dazu:

"Heute wurde mal wieder die Lücke deutlich, die zwischen der EU-Menschenrechtsrhetorik und deren praktischer Umsetzung klafft. Erst gestern haben die EU-VertreterInnen noch dankend den Nobelpreis in Empfang genommen. Wenn aber heute Wirtschafts- und Handelsinteressen gegen Menschenrechte abgewogen werden, stimmen Konservative, SozialdemokratInnen und Liberale gegen die Menschenrechte - das ist bedauerlich.

Zivilgesellschaft und Gewerkschaften haben massiv gegen das Freihandelsabkommen mit Peru und Kolumbien mobilisiert. Kolumbien ist das gefährlichste Land der Welt für GewerkschafterInnen. 47% der weltweiten Morde an GewerkschafterInnen passieren in Kolumbien und die Aufklärungsrate ist sehr gering. Schon jetzt werden bei großen Infrastruktur- und Minenvorhaben die Rechte der indigenen Bevölkerung mit den Füßen getreten. Studien zeigen, dass das Freihandelsabkommen die Situation dieser Menschen noch verschlechtern wird. Die SozialdemokratInnen haben sich mit ihrer Zustimmung von ihrer Rolle als VorkämpferInnen für die Gewerkschaften sang- und klanglos verabschiedet. Große Gewinner des Abkommens sind vor allen Dingen europäische Firmen wie Siemens oder Telefonica.

Im Lichte der Finanzkrise scheint es absurd, dass eine massive Deregulierung von Finanzdienstleistungen vorgesehen ist. Studien zeigen, dass hier der Steuerflucht Tor und Tür geöffnet und die Geldwäsche für die Drogenkartelle erleichtert wird. Und das in einer Zeit, wenn in Europa die Zeichen auf Reregulierung des Finanzsektors stehen."

Libre comercio entre la Unión Europea, Perú y Colombia

La UE prioriza sus multinacionales ante los derechos humanos


Hoy, 11 de diciembre 2012, el Parlamento Europeo ha votado a favor al controvertido Tratado de Libre Comercio (TLC) entre la Unión Europea, Colombia y Perú.  Los Verdes votamos en contra de este acuerdo.  Con la aprobación por la eurocámara, y la  de los parlamentos de Colombia y Perú, el tratado entrará provisionalmente en vigor. La portavoz de política comercial del grupo de los Verdes/ALE en el Parlamento Europa, Ska Keller, declaró al respecto:  

"El voto de hoy amplía aún más el abismo existente entre  la retórica de la Unión Europea sobre los derechos humanos y la realidad que practica. Tan sólo ayer, los representantes de la Unión Europea recibieron, con aplauso, el Premio Nobel de la Paz. Pero hoy, a la hora de poner en la balanza los intereses económicos y comerciales por un lado y los derechos humanos por el otro, los conservadores, socialdemócratas y liberales  no dudan en votar en contra de los derechos humanos. Esto es muy lamentable.

La sociedad civil y los sindicatos se han movilizado masivamente en contra del tratado de libre comercio. Para los sindicalistas, Colombia es el país más peligroso del mundo. El 47 por ciento de los asesinatos de sindicalistas que acontecen en el mundo, ocurren en Colombia, y con una impunidad casi total. Actualmente se pisotean los derechos de las poblaciones  indígenas para implantar grandes obras de infraestructura y minas. Se han hecho estudios que evidencian cómo el tratado de libre comercio va a empeorar todavía más la situación de estas personas. Con el voto en favor del tratado, los socialdemócratas se han despedido sin pena de su papel de luchadores por los derechos sindicales. Los grandes ganadores de este tratado serán sobre todo empresas europeas como Siemens y Telefónica.

A la luz de la crisis financiera parece absurdo que se promueve en el TLC una desregulación masiva de los servicios financieros. Estudios muestran que el tratado abre la gran puerta a la evasión de impuestos. A los narcotraficantes se les facilitará el lavado del dinero. Contradictoriamente, esto se hace cuando a Europa le urge regular su sector financiero."

Accords commerciaux UE - Pérou et Colombie

L'UE privilégie les intérêts des multinationales aux dépens des droits de l'homme


Mardi 11 décembre, au lendemain de la journée internationale des droits de l'homme, le Parlement européen a voté en faveur de l'accord de libre échange entre l'Union européenne et la Colombie et le Pérou. 

Pour Catherine Grèze, Députée européenne, membre de la commission du Développement et rapporteure fictive de l'avis de cette dernière :  

"Le Parlement européen vient d'envoyer un signal très négatif en votant en faveur de l'accord. En Colombie, 90% des crimes contre les défenseurs des droits de l'homme sont impunis tandis qu'au Pérou, on estime à plus de 250 les conflits environnementaux, le plus souvent liés à l'extraction minière.

Malgré ces situations critiques et l'opposition de la société civile et des syndicats, le Parlement européen vient de voter en faveur d'un accord qui ne se soucie ni des droits de l'homme ni des droits du travail et encore moins de l'environnement. Cet accord ne fera qu'accroitre la course aux matières premières, dont les conséquences sont catastrophiques pour les populations locales et leur lieu de vie."

Pour Yannick JADOT, député européen et vice-président de la commission du  commerce international: 

"Ces accords de libre-échange s'inscrivent dans la même logique de libéralisation commerciale qui ne tire pas les leçons de la crise profonde que nous traversons. Le commerce mondial a aujourd'hui besoin de plus de régulations que moins. Les pays, notamment au Sud, ont besoin de plus d'intégration régionale que de concurrence entre eux. Ces accords comportent aussi de nombreuses failles que ce soit sur la protection de l'environnement ou celle des droits humains.

Cependant,le Parlement européen a réussi à peser sur la Colombie et le Pérou durant les débats et c'est un premier pas encourageant. En effet, avant de donner son accord, le Parlement européen avait exigé de la part de la Colombie et du Pérou, de lui soumettre des feuilles de route détaillant leurs solutions pour remédier aux violations des droits de l'homme récurrentes dans leur pays. Certes, la feuille de route n'est pas un instrument contraignant. Certes, celles produites par la Colombie et le Pérou étaient incomplètes. Certes, beaucoup de problèmes ont été laissés de côté. Cependant, malgré toutes ces imperfections, le Parlement européen a réussi à imposer cette obligation de produire un tel document à des pays qui n'en voulaient pas. C'est peut-être là un premier pas vers une re-politisation du débat commercial au sein du Parlement.e ces accords, vers une vraie stratégie commerciale."