Press release


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EU investment plan

Investment welcome but Juncker's plan lacks ambition, means and clear goals


Commenting on the European investment plan presented in the European Parliament today by European Commission president Juncker, Greens/EFA co-president Philippe Lamberts stated:

"There is thankfully widespread agreement that the European economy needs a shot in the arm but the investment plan proposed by president Juncker lacks ambition, means and clear goals.

"In terms of ambition, the headline €315 billion sum is clearly wishful thinking. The plan relies on wildly unrealistic projections on the ability to leverage private investment; it is hampered by the low level of public investment and the doubts as regards whether many of the funds are fresh or merely recycled existing commitments. Reallocating €21 billion of already committed funds will not mobilise €315 billion: a leverage effect of 15 is not serious.

"After a period in which we have found trillions to pour into the casino of financial markets, it is disturbing that we can find so little to invest in the real economy. Clamping down on tax avoidance and evasion would yield 100s of billions of Euros in revenue, which could be invested in the real economy.

"An alternative is possible and our group has outlined proposals to mobilise a far more ambitious amount of public funds, which could realistically leverage €750 billion. However, it is not just about the overall amount, it is also about the direction of the investments.

"In concrete terms, the goals must to create a green energy union (based on energy efficiency and renewable energy), to reorient our economy and to stimulate social and green innovation. The plan should lead to increased purchasing power for citizens and improved sustainability of public finances. It should be used to address social exclusion and poverty and empower all citizens to play a dignified role in our society. Such an investment is essential to enable the economy to renew its potential, to escape a deflationary spiral and to stimulate the sustainable transformation of our economy."

The Greens/EFA group has outlined an alternative investment plan, which you can find at: http://tinyurl.com/GreenInvestmentPlan-pdf

Junckers Investitionsplan

Der Richtungswechsel stimmt, aber er braucht mehr Nachdruck


Der EU-Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker hat heute im Europäischen Parlament seinen Vorschlag für einen Investitionsplan vorgestellt. 21 Milliarden Euro aus dem Europäischen Haushalt und von der Europäischen Investitionsbank sollen private Investitionen auf 315 Milliarden hebeln. Die genaueren Strukturen des neuen Fonds und die Verteilung von Risiken und Ertragschancen zwischen Privatinvestoren und Staat sind noch unklar. Reinhard Bütikofer, industriepolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion kommentiert:

„Jean-Claude Juncker hat heute einen wichtigen Schritt in die richtige Richtung gemacht. Sein Investitionsprogramm könnte einen Kurswechsel in der gemeinsamen europäischen Wirtschaftspolitik einleiten. Weg von der verheerenden Austeritätspolitik und hin zu einer überfälligen Belebung der Wirtschaft in Europa. Allerdings darf es dabei nicht zur Förderung überkommener Strukturen kommen. Das konsequente Setzen auf ökologische Innovationen ist bislang ein blinder Fleck in diesem Programm. Hier müssen Juncker und seine Kommission noch nacharbeiten. Insbesondere mit ökologischen Innovationen kann die Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Wirtschaft zukunftsfest aufgestellt werden. Bei der Auswahl der zu fördernden Projekte muss dieses ebenso berücksichtigt werden wie die angemessene Beteiligung des Mittelstandes.“

Der finanz- und wirtschaftspolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion Sven Giegold ergänzt:

"Der Plan erteilt den Europagegner eine Absage, die gemeinsame europäische Investitionen verhindern wollten. Die Richtung stimmt, aber das Instrument reicht nicht aus und lässt Fragen offen.

Wir Grünen werden genau prüfen, ob der Fonds privaten Investoren leistungslose, faktisch risikolose Gewinne zuschanzt. In der sozialen Marktwirtschaft müssen privaten Gewinnen entsprechende private Risiken entgegenstehen. Ein Fonds, der Privatinvestoren Gewinne garantiert und die Risiken der Allgemeinheit aufbindet, wird unsere Unterstützung nicht finden.

Junckers Investitionsplan hat einen entscheidenden Konstruktionsfehler, weil anders als im Investitionsplan der Grünen/EFA-Fraktion (1) eine gerechte Steuerpolitik als langfristige Finanzierungsquelle für öffentliche Investitionen fehlt. Juncker scheut sich, gegen Steuerdumping und Steuerbetrug entschieden vorzugehen und Druck für eine echte Finanztransaktionssteuer zu machen. Eine gerechte Steuerpolitik ist der Schlüssel für frisches Geld für öffentliche Investitionen."

(1) Den Investitionsplan der Grünen/EFA-Fraktion finden Sie in englischer Sprache hier:

Plan d’investissement de l’Union

Le Plan d’investissement de M. Juncker est le bienvenu, mais il manque d’ambition, de moyens et d’objectifs clairs


Commentant le plan d’investissement européen présenté aujourd'hui devant le Parlement européen par M. Juncker, président de la Commission européenne, le coprésident des Verts/ALE Philippe LAMBERTS a estimé que:

"Les Verts au Parlement européen partagent le diagnostic fait par Monsieur Juncker en ce qui concerne la nécessité d'un plan d'investissement. Mais de quel investissement parlons-nous? Il est crucial de faire la différence entre investissement et investissement. Ce n'est pas la spéculation à haute fréquence, la spéculation immobilière ou la spéculation sur les marchés d'actions que nous voulons. L'investissement c'est ce qui sert la cause de la dignité de la vie humaine comme le disait le Pape François dans cette assemblée ce mardi 25 novembre.

Qu'entendons-nous par un investissement dans l'humain? :

L'investissement dans la transformation écologique de nos infrastructures, dans la restauration de nos ressources naturelles, dans la cohésion sociale, dans l'éducation et la formation, dans la recherche et dans l'innovation.

À l'aune de cela, le plan de Jean-Claude Juncker semble recouper ces objectifs mais nous avons plusieurs critiques qui sont les suivantes :

Le volume de 21 milliards d'argent public pour mobiliser 300 milliards d'argent privé, ne nous semble pas crédible. Puis, il ne s'agit simplement pas d'argent nouveau, mais d'argent que l'on puise par exemple dans le budget européen de la recherche ce qui revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul. De plus, le principe même de cet argent public est d'éponger les premières pertes que génèreraient des investissements malheureux, selon le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des bénéfices, un principe qui a conduit l'UE là  où elle se trouve aujourd'hui.

Pour les Verts au Parlement européen, quatre mesures essentielles sont absentes du plan Jean-Claude Juncker. Rappelons que l'UE est un continent riche d'un patrimoine situé entre 60 000 et 70 000 milliards d'euros. Comment utiliser cette masse d'argent en vue d'investissements socialement utiles?

1 - Il est impératif de fermer l'économie casino à double tour car aujourd'hui encore, il est toujours plus intéressant pour un "investisseur" de placer son argent dans l'économie casino – souvent avec une forme de garantie publique implicite - que de l'investir dans l'économie réelle. À titre d'exemple, seulement 5% des énormes liquidités mises à disposition des banques par la BCE depuis le début de la crise se sont retrouvés investis dans l'économie réelle; le reste a alimenté des bulles d'actifs.

2 -  Il faut s'attaquer avec force à la fraude et à l'évasion fiscale estimées à 1000 milliards d'euros par an, qui ne rentrent pas dans les caisses des Trésors publics en Europe. Les 21 milliards d'argent public prévus pour le fond d'investissement du plan Juncker ne représentent guère plus que ce que quelques entreprises multinationales devraient payer si elles étaient taxées au même taux que les PME.

3 - Réorienter notre fiscalité, en particulier rediriger les subsides octroyés aux énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Ceci permettrait à l'UE de s'affranchir d'une facture quotidienne d'1 milliard d'euros pour des énergies fossiles achetés à Poutine et aux pétromonarchies Arabes.

4 - Se doter d'objectifs contraignants en matière d'efficacité énergétique et d'efficacité de l'emploi des ressources afin de rendre obligatoires ces investissements non seulement indispensables mais essentiels pour placer l'Europe à la pointe de la révolution industrielle qui s'amorce.

Ces mesures, qui ne sont pas contradictoires avec le plan Juncker, nous semblent cruciales si l'on veut donner au plan Juncker la moindre chance de succès."

Le Plan d'investissement du groupe des Verts/ALE peut être visualisé en anglais ici (la traduction française est attendue pour le 10 décembre et sera ensuite mis en ligne):

/legacy/fileadmin/dam/Documents/Policy_papers/Green_Investment_Plan_for_Europe_EN.pdf

Plan de inversiones de Juncker

Sin una fuerte inversión pública no se podrá evitar una tercera recesión y anuncia que el Grupo de Los Verdes presentará un plan alternativo


ICV considera que el Plan de inversiones de Juncker "se queda corto y utiliza instrumentos inadecuados" 

Jean-Claude Juncker ha presentado hoy su plan de inversiones y ha anunciado que pretende movilizar 315.000 millones de € de inversiones a través sólo de la recolocación presupuestaria de 16.000 millones en los presupuestos de la UE y 5.000 millones ya contemplados también al Banco Europeo de Inversiones. Según el eurodiputado de ICV, Ernest Urtasun, el plan "se queda francamente corto, es una decepción porque no habrá fondos nuevos, sólo una colocación presupuestaria". "El factor de movilización de fondos privados es totalmente exagerado: pretender que con 21.000 millones se movilizarán 15 veces más de inversión privada hasta los 315.000 millones prometidos no se lo puede creer nadie ", lamentó Urtasun que ha criticado también los instrumentos que se utilizarán en el plan.

En este sentido, Urtasun ha lamentado el plan de Juncker de utilizar los fondos públicos como primera contribución a fondo perdido de una inversión donde se añadirán las Inversiones privadas. "Con este esquema, los fondos públicos asumen todo el riesgo de la inversión y los fondos privados sólo pueden obtener beneficios. Seguimos con la lógica de socializar pérdidas y maximizar beneficios ", ha denunciado.

De esta manera, el eurodiputado de ICV considera que el anuncio hecho por Juncker de que las aportaciones adicionales al Fondo que puedan hacer los Estados no computarán dentro de los límites de déficit establecidos por la legislación europea es una buena noticia, pero ha criticado que estas aportaciones sean totalmente voluntarias. "En Europa hay que movilizar nuevos recursos para cambiar radicalmente las expectativas de los agentes sociales", aseguró Urtasun que también ha avisado de que "sin una fuerte inversión pública no evitaremos la tercera recesión".

Igualmente, el europarlamentario de ICV también ha alertado sobre el hecho de que se pretenda vincular este plan a la profundización de las reformas estructurales que se están impulsando en la periferia europea como reclaman algunas voces liberales del hemiciclo y ha criticado a la Comisión Europea por no especificar el tipo de inversiones que se pretenden hacer. "Es necesario que las inversiones se canalicen hacia la transición energética de la economía, y sobre todo evitar que los recursos sigan alimentando burbujas de activos especulativos como hemos vivido en el pasado", ha reclamado.

Por todo ello, Urtasun considera que el plan no sólo se queda corto, si no que su diseño es equivocado y ha anunciado que el Grupo de Los Verdes presentará en los próximos días un Plan de inversiones alternativo.