Press release


en | de | fr

EU money laundering rules

Crucial Green proposal on central ownership registers included in final law


The European Parliament adopted new EU legislation aimed at tackling money laundering.  The Greens welcomed the final legislation, which includes crucial provisions on central registers for beneficial ownership, as proposed by the Greens. Commenting on the outcome, EP rapporteur/draftsperson Judith Sargentini stated:

"These new rules will provide much greater transparency of the shadowy business structures that are at the heart of money laundering schemes, as well as schemes used by businesses to avoid their tax responsibility. If we are to truly combat tax fraud and corruption, we need full transparency on who owns what, notably P.O. Box companies, which enable profits to be shunted around off the radar. The new rules adopted today are a crucial step forward to this end.

"The legislation includes provisions for central registers of beneficial owners, including information on the real beneficiaries of legal entities like companies. This will help expose those behind shell companies and other opaque company structures. These registers, which were proposed by the Greens, will also be accessible to civil society organisations with a legitimate interest, which should enable greater scrutiny with a view to tackling money laundering and tax fraud. A new central register on trusts will be established, which will partially lift the veil on these secretive legal arrangements."

The European Parliament vote today marks the final adoption of the legislation, which EU member states will have to implement within two years.

Geldwäsche-Richtlinie

Entscheidender Schritt gegen Geldwäsche und Steuerhinterziehung


Briefkastenfirmen können in Zukunft nicht mehr im Verborgenen operieren. Das ist das Ergebnis einer Abstimmung im Europäischen Parlament zu neuen Regeln gegen Geldwäsche und Steuerhinterziehung. An diesem Mittwoch hat das Europäische Parlament den entsprechenden Kompromiss aus dem Trilog bestätigt. Damit ist die neue Richtlinie beschlossen. Dazu sagt der wirtschafts- und finanzpolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion und Schattenberichterstatter zur Richtlinie, Sven Giegold:
"Das EU-Parlament geht einen entscheidenden Schritt gegen Geldwäsche und Steuerhinterziehung. Mit diesen Regeln werden Geschäftsstrukturen offen gelegt, die zur Steuervermeidung und für Geldwäsche genutzt werden. Kern des Kompromisses ist, dass alle EU-Länder ein öffentliches Register einrichten müssen, das transparent macht, welche Personen hinter Firmen stehen und wer Gewinne einfährt. Aufgelistet werden müssen alle Personen, die mindestens mit 25 Prozent an Unternehmen beteiligt sind. Außerdem werden Whistleblower, die Informationen zu Geldwäsche öffentlich machen, zusätzlich unter besonderen Schutz gestellt werden. 
Schwarzgeld zum Beispiel aus Drogenhandel oder Terrorismus wird bisher unter anderem mit Briefkasten-Firmen in verschiedenen Ländern gewaschen. Unternehmen benutzen ähnliche Strukturen, um Steuern zu vermeiden. Solche kriminellen oder unfairen Machenschaften werden nun erheblich erschwert.
Gerade nach dem LuxLeaks-Skandal sind europäische Regeln gegen Steuervermeidung wichtig – auch um das Vertrauen der Bürgerinnen und Bürger in die EU zu stärken. Die Grünen/EFA-Fraktion hatte sich besonders für ein komplett öffentliches Register eingesetzt. Das scheiterte an den Regierungen der EU-Mitgliedsländer. Immerhin konnten wir erreichen, das alle Interessierten mit einem legitimen Interesse wie Journalisten und die Zivilgesellschaft Zugang zu den Informationen bekommen. Bei der Umsetzung der Richtlinie in den EU-Mitgliedsländern muss darauf geachtet werden, dass die ausgehandelten Rechte in allen Mitgliedsländern tatsächlich zugänglich werden.“

Blanchiment d’argent /Évasion fiscale

Une première victoire contre les sociétés "offshore" !


Le Parlement européen a adopté une nouvelle législation de l'UE visant à lutter contre le blanchiment d'argent. Les écologistes saluent la législation finale qui, malgré les pressions, prévoit la création de registres centraux sur les bénéficiaires effectifs des sociétés offshores. 

Réagissant au résultat du vote, Eva JOLY, porte-parole du groupe Verts/ALE pour les affaires fiscales a déclaré:

« Sous l’impulsion des écologistes et de Judith Sargentini, co-rapportrice, l’UE va se doter de registres centraux sur les bénéficiaires effectifs de différents types de structures offshore. Ces dernières sont au cœur des mécanismes d’évasion fiscale et du financement du crime organisé à grande échelle, en Europe comme dans les pays en développement. Il faut saluer cette avancée qui s’est faite malgré de nombreuses résistances.

Certains États-membres ont tout fait pour préserver des industries peu avouables. Ainsi, seules les personnes ou entités qui ont un « intérêt légitime à» auront accès aux informations récoltées. Charge à chaque État membre de définir ce périmètre, au risque de voir certains d’entre eux le réduire au minimum. Surtout, sous la pression du Royaume-Uni, le projet prévoit un régime spécifique pour les trusts. Ces derniers ne seront pas soumis à l’obligation de publicité.

Le résultat est une première étape vers la disparition des entités offshore. Il est aussi la preuve qu’une impulsion politique forte ne peut pas totalement être enterrée par quelques intérêts nationaux. La Commission Européenne, souvent frileuse, et qui n’a toujours pas annoncé d’agenda sérieux en matière de lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales, gagnerait à  s’en inspirer. »

Pour le Président du groupe Verts-ALE, Philippe LAMBERTS:

“Il s’agit là d’un immense pas en avant puisque dans certains États membres, tels que la Grande-Bretagne, les trusts n’ont jusqu’à présent jamais été répertoriés par les autorités, et encore moins leurs propriétaires. Or, une grande partie de ceux-ci utilisent ces entités juridiques à des fins d’évasion ou de fraude fiscales. 

Ceci étant, il faut également constater que les blocages au Conseil et le renforcement de la droite au Parlement européen depuis les dernières élections européennes ont empêché  d’aller vers une publicité totale des registres centraux.

L’accès public aux registres centraux de trusts aurait de toute évidence grandement facilité le travail des journalistes d’investigation. Les scandales Swissleaks et LuxLeaks ont démontré combien leurs enquêtes sont essentielles pour obliger les responsables politiques à agir ”.