Press release


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EU-US trade negotiations

EP majority keeps heads in sand on major concerns with Commission mandate


The European Parliament today adopted a resolution endorsing negotiations on an EU-US free trade agreement (1). The Greens expressed regret at the resolution, which ignores major concerns with the Commission's draft mandate, with trade spokesperson Yannick Jadot stating:

"In giving the go-ahead to EU-US free trade negotiations, a majority of MEPs have today kept their heads in the sand and ignored the myriad of major concerns with the Commission's requested mandate.

"The EU Commission is sadly simply guided by a dogmatic belief in trade liberalisation, with little regard for EU standards. Commissioner De Gucht himself has stated that everything is on the table. The result poses a real threat to core EU standards and rules, whether as regards the protection of the cultural sector and public services, intellectual property and data protection, food safety, GMOs, geographical indications, health and environmental standards...the risks are many. The US is much better organised in terms of economic and industrial policy and will have no qualms about defending its narrow interests.

"The dogmatic approach of the Commission will be facilitated by the opacity of the negotiating process. There will be no real democratic oversight of these negotiations, with documents not publicly accessible. The result will be a take-it-or-leave-it deal that the EP will be expected to rubberstamp. This flies in the face of democratic due process.

"The only silver lining in today's resolution was parliament's demand to exclude the cultural and audiovisual services sectors from the negotiations. At least on this issue, MEPs have responded to public will."

(1) The final decision will be taken on June 14 by the Member States.

Négociations commerciales UE-USA

le PE valide l'extension à l'Europe du modèle américain


Aujourd’hui, jeudi 23 mai, le Parlement européen a malheureusement soutenu l’ouverture de négociations avec les États-Unis pour conclure un accord de libre-échange. La décision finale sera prise le 14 juin par les États-membres.

Pour Yannick JADOT, député européen EELV, Vice-président de la commission du commerce international:

« Une triste majorité composée des sociaux-démocrates, des libéraux et des conservateurs a envoyé un très mauvais signal pour l'économie européenne, pour nos choix de société, pour la démocratie en votant cette résolution. Faute de politique économique et industrielle commune, l'Europe se retrouve en position d'infériorité vis-à-vis des États-Unis qui défendent beaucoup mieux leurs intérêts et ne croient pas dogmatiquement, comme la Commission européenne, aux seules vertus du libre-échange. Pire, le commerce transatlantique des biens étant déjà libéralisé, ce sont les droits et les règles qui organisent notre économie et notre vivre-ensemble, nos choix de société, qui vont être négociés: exception culturelle, services publics, propriété intellectuelle, OGM, viande chlorée, bœuf aux hormones, indications géographiques, normes sociales, sanitaires ou environnementales...

Le Commissaire De Gucht l'a affirmé : tout est sur la table, tout est négociable! Enfin, cette négociation est une atteinte grave à la démocratie. Les Européens sont prêts à accepter un renforcement dramatique des droits des investisseurs et des firmes multinationales qui pourront contester et obtenir des centaines de millions d'euros de dédommagements si des politiques publiques sont décidées qui remettent en cause leurs perspectives de profit. Et cette poursuite infernale d'une logique de libre-échange et de dérégulation se fait dans la plus grande opacité puisque les citoyens, concernés directement, ne peuvent accéder à aucun document, pas même au mandat de négociation! Dans ces conditions, les écologistes demandent au Président Hollande de refuser ce mandat de négociation car l'Europe n'est tout simplement pas prête économiquement ni disposer à vendre son modèle pour les profits de quelques firmes multinationales."

Et Yannick Jadot d'ajouter : "la demande du Parlement d'exclure la culture et les services audiovisuels de la négociation est une bonne nouvelle. Elle confirme que la mobilisation des acteurs du secteur et des citoyens est payante. L'arbre, aussi beau soit-il, ne doit pas cacher la forêt. De nombreux autres combats seront à mener si cette négociation est lancée."

Pour José BOVE,député européen EELV, Vice-président de la commission de l'agriculture du PE:

"Ce n’est pas un accord de libre-échange que les multinationales veulent aujourd’hui, mais la possibilité de pouvoir attaquer des lois prises par les Etats qui réduiraient la profitabilité de leurs actions. Avec la mise en place d’un accord de ce type, les gouvernements et les assemblées se lient elles-mêmes les mains dans le dos. 

Avec la mise en place d’un accord de ce type, c’est la loi sur la fracturation hydraulique qui sera attaquée et les moratoires sur les OGM qui seront trainés en justice devant un tribunal international hébergé par la Banque Mondiale.

En 1998 Lionel Jospin avait compris le danger pour la démocratie et avait finalement mis son véto pour barrer la route à l’accord multilatéral sur l’investissement ('AMI'). 

M. Hollande, ne vous laissez pas berner par la prise en compte de l'exemption des services audiovisuels demandée par le Parlement européen, qui va dans le bon sens. Ayez le courage de dire non à la Commission européenne qui vous demande ni plus ni moins que de céder devant les intérêts financiers des multinationales". 

Transatlantisches Handels- und Investitionsabkommen

Mandat für Verhandlungen mit den USA an entscheidenden Stellen zu schwach


Zur Entscheidung des Europäischen Parlaments über die Verhandlungen mit den USA zu einem transatlantischen Handels- und Investitionsabkommen (TTIP) erklärt Reinhard Bütikofer, Mitglied der US Delegation des Europäischen Parlaments: 

"Die vom Parlament beschlossene Resolution zum Mandat für die TTIP-Verhandlungen ist besser als die von Handelskommissar de Gucht vertretene Position, aber aus Grüner Sicht an entscheidenden Stellen immer noch zu schwach, um wirtschaftliche, Verbraucherschutz-, Arbeitnehmer- und Umweltinteressen der europäischen Seite klar fest zu schreiben. Wir kritisieren insbesondere mangelnde Transparenz der geplanten Verhandlungen. Es ist nicht akzeptabel, dass die Informationsrechte für Mitglieder des Europaparlaments hinter den Informationsrechten von US-Kongress-Abgeordneten zurück bleiben. Es ist nicht hinnehmbar, dass die TTIP-Verhandlungen weniger transparent sein sollen als die NAFTA-Verhandlungen vor Jahren waren.

Auch inhaltlich bleibt aus Grüner Sicht die Resolution des Europäischen Parlaments zu unambitioniert. Wir Grüne wollen, dass über audio-visuelle Medien und den öffentlich-rechtlichen Rundfunk eben so wenig verhandelt wird wie über gentechnische Produkte. Wir wollen die im europäischen Recht vorgesehene Datensouveränität unserer Bürgerinnen und Bürger gewährleistet sehen. Trotz dieser Kritik halte ich TTIP auch für eine Chance. Das gelingt allerdings nur wenn wir gründlich verhandeln und nicht eine Strategie "the West against the rest" verfolgen." 

Ska Keller, handelspolitische Sprecherin der Grünen Europafraktion, ergänzt:

 "Wenn sich USA und EU erst einmal auf gemeinsame Standards und Regeln festgelegt haben, bleibt wenig Spielraum für die Bedürfnisse von Schwellen- und Entwicklungsländern. Die zwei Wirtschaftsgroßmächte geben den Ton an, die anderen Länder sollen folgen. Chancen für deren Beteiligung bei der Aushandlung gibt es nicht.

Angesichts der Tatsache, dass sowohl die USA als auch die EU sehr gut funktionierende Gerichtssysteme haben, ist mir schleierhaft, warum die Kommission die Möglichkeit zu Schiedsgerichtsklagen für Investoren in das Abkommen aufnehmen will. Warum sollten US-amerikanischen Unternehmen hier in Europa eine weitere Gerichtsinstanz und somit mehr Rechte als inländische Unternehmen zugebilligt werden? Bedauerlicherweise konnten wir uns heute mit unserer Forderung nach einem Ausschluss von Schiedsgerichtsklagen aus dem Verhandlungsmandat nicht durchsetzen. Wir freuen uns aber, dass das Plenum dem Ausschluss der kulturellen und audiovisuellen Dienstleistungen vom Verhandlungsmandat zugestimmt hat und damit ein wichtiges Signal für den kulturellen Gestaltungswillen Europas gesetzt hat."