Press release


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EU-US trade negotiations (TTIP)

Investor dispute mechanism Trojan horse must be excluded from TTIP


The European Commission today decided that it would be freezing negotiations on an investor-state dispute settlement mechanism in the context of the EU-US trade and investment partnership (TTIP), with a view to launching a public consultation. Commenting on the development, Green trade spokesperson Yannick Jadot said:

"The investor-state dispute settlement mechanism (ISDS) is a massive Trojan horse, which could be used by multinational corporations to whittle away EU standards and regulations across a range of policies from the environment to food safety to social protection. This announcement by the European Commission is an important development in the ongoing battle against the controversial EU-US trade negotiations. However, it is only a first step.

"The Greens believe there is overwhelming evidence from around the world on the risks this opaque ISDS procedure poses to long-standing EU standards and regulations through frivolous or disruptive investor claims. As such, ISDS should form no part of the EU's trade policy and the European Commission should not be concluding agreements with non-EU countries including such provisions. Today's announcement provides some initial vindication but we must remain vigilant to ensure ISDS is truly excluded.

"The Greens have consistently raised concerns about the TTIP negotiations and have called for a more general freeze to the negotiations, citing lack of transparency in addition to concerns about threats to EU standards and regulations. We will continue to push for this."

Freihandelsabkommen mit den USA (TTIP)

Chance um ISDS zu kippen


 

Zu den Berichten, dass die EU-Kommission eine Konsultation zu den umstrittenen Investor-Staat-Klagen im Freihandelsabkommen mit den USA (TTIP) abhalten wird, kommentiert Ska Keller, handelspolitische Sprecherin der Grünen im Europaparlament:

 

„Der heutige Schritt ist ein großer Erfolg für Bürgerinnen und Bürger in Europa, die in den letzten Monaten gegen das hoch umstrittene Verfahren mobil gemacht haben. Es kann nicht sein, dass demokratisch getroffene Entscheidungen zum Schutz der Umwelt oder der Gesundheit von ausländischen InvestorInnen vor dubiosen internationalen Schiedsgerichten in Frage gestellt werden. Wir Grünen haben uns von Anfang an gegen die Aufnahme von diesem Klagemechanismus ins TTIP ausgesprochen und dazu in Resolutionen und Anfragen an die Kommission Stellung genommen. Die Kommission blieb uns bis heute die Frage schuldig, warum wir diesen Mechanismus mit den USA überhaupt brauchen. Ich hoffe, dass die Frage von ISDS nun noch mal grundsätzlich diskutiert und den Sorgen der Zivilgesellschaft und uns Grünen Rechnung getragen wird.“

 

 

Reinhard Bütikofer, Transatlantische Sprecher der Grünen im Europaparlament, erweitert: 

 

"Jetzt sollten die Mitgliedsländer der EU und vor allem alle Gruppen der Zivilgesellschaft die Chance ergreifen, der EC eine sehr klare Botschaft zu senden: keine Klage-Privilegien für internationale Unternehmen! Kein ISDS! Die Tatsache, dass die Kommission sich zu dieser Konsultation veranlasst sieht, zeigt klar: Gegenwehr lohnt sich. Die Vereinnahmung von TTIP durch eigensüchtige Lobby-Interessen ist kein Selbstläufer. Wir können Einfluss nehmen. Zugleich gibt es keinen Grund nachzulassen. Die EC will ISDS nach wie vor. Das hat sie mehrfach klar gesagt. Aber der Widerstand dagegen ist heute erfreulicherweise deutlich gewinnbarer, als es bis vor kurzem schien."

 

 

 

Traité de libre-échange Europe-Etats-Unis

Sous la pression des critiques, la Commission européenne commence à redéfinir l'agenda de négociation sur l'investissement


A mesure que l'information circule sur l'agenda de négociation commerciale transatlantique, la Commission européenne et les gouvernements qui la soutiennent commencent à opérer des "replis stratégiques" sur certains sujets hautement conflictuels et dangereux pour notre souveraineté et notre démocratie. C'est le cas sur le fameux "tribunal arbitral investisseur-État" qui vise à renforcer de manière inacceptable les pouvoirs des investisseurs en leur offrant la capacité d'exiger des compensations financières si l'Union européenne, les Etats-membres ou les collectivités locales prennent par exemple des décisions en matière de protection de la santé, de l'environnement ou des travailleurs qui qui remettent en cause leurs perspectives de profit.

Commentant la toute dernière position de la Commission européenne sur le traité de libre-échange Europe-Etats-Unis, Yannick Jadot, Vice-Président de la commission du commerce international et coordinateur du groupe des Verts/ALE sur le TAFTA (TTIP) a estimé que:

"Ce recul de la Commission sur l'un des sujets les plus dangereux du traité transatlantique est une bonne nouvelle. Malgré l'opacité orchestrée par les gouvernements et la Commission sur cette négociation, le groupe des Verts/ALE et les organisations de la société civile n'ont cessé d'alerter leurs collègues au Parlement européen et les Etats sur les risques liés au chapitre sur l'investissement. Un tel mécanisme permet aujourd'hui à une multinationale comme Lone Pine d'exiger 250 millions de dollars de dédommagement au gouvernement québécois pour le moratoire qu'il a mis en place sur l'exploitation du gaz de schiste par la fracturation hydraulique. On peut s'étonner de la naïveté, de la paresse ou de l'incompétence des Etats-membres qui découvrent progressivement les dangers et l'absurdité de la négociation transatlantique engagée sous la pression du trio libéral atlantiste : Merkel, Cameron et Barroso. Le Commissaire de Gucht promet un débat public sur l'investissement: qu'il commence par rendre accessible aux citoyens son mandat de négociation et l'accord sur l'investissement signé avec la Canada. Il est encore temps de stopper la machine d'une négociation dont le seul objectif est de donner toujours plus de pouvoirs aux firmes multinationales, au détriment des citoyens, de l'intérêt général, du social, de l'environnement et de la capacité de l'Union européenne à construire un modèle de développement durable."