Press release


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Euro crisis/sovereign debt

ECB again forced to fill vacuum left by EU political leadership but democratic concerns persist


Commenting on the announcement by the European Central Bank of its intention to reactivate a scheme to buy governments bonds from Eurozone members in economic difficulty (1), Greens/EFA economic and finance spokesperson Sven Giegold (MEP, Germany) said:

“The ECB has been again forced to fill the vacuum resulting from the persistent failure of the EU's political leaders to agree and implement concrete measures to resolve the sovereign and banking debt crises in the Eurozone. With a number of Eurozone sovereigns facing unmanageably high interest rates, the ECB has to act, however this raises clear concerns about democratic scrutiny and control.

"It is a shocking indictment of the EU's political leadership that we are still waiting for a lasting solution to the Euro crisis. Stop-gap intervention by the ECB is not the solution. We will only draw a line under the crisis by mutualising sovereign debt, namely through Eurobonds, and we urgently need a roadmap towards this. However, in order to relieve the pressure from the sovereign and financial debt crises in the interim, EU leaders need to immediately introduce other measures, notably a banking licence for the ESM and a common redemption fund.

"Regrettably, the ECB is relying on the same failed conditionality that has accompanied the EU's bail-out funds, with governments benefiting from the bond buying scheme required to commit to sweeping fiscal contraction. While imbalances in budgets and competitiveness clearly need to be addressed, the pro-cyclical tonic of austerity has exacerbated the Euro crisis and it is high time Europe's policy-makers accepted this and recalibrated the conditionality imposed on countries in receipt of assistance to give them a perspective for recovery, rather than recession. This implies ending the blinkered focus on public spending cuts and looking to alternatives such as taxation for balancing public budgets. Finally moving towards European tax harmonisation would be crucial in this regard."

(1) See the ECB press release: http://www.ecb.int/press/pr/date/2012/html/pr120906_1.en.html

Anleihenkäufe

EZB springt für handlungsunfähige Mitgliedsstaaten in die Bresche


Der EZB-Rat hat heute beschlossen, zukünftig vermehrt Anleihen von Mitgliedsstaaten der Eurozone aufzukaufen, deren Risikozuschläge Höhen erreichen, die eine Refinanzierung am Kapitalmarkt gefährden würden. In diesem Zusammenhang hat sich eine Debatte über die Rolle der EZB und ihr Mandat im Sinne des Artikels 127 AEUV (demnach ist es primärer Auftrag der EZB, die Preisstabilität zu gewährleisten) entwickelt.

Die heutige Entscheidung der Europäischen Zentralbank (EZB), Anleihen von Krisenstaaten zukünftig umfangreicher aufzukaufen, kommentiert Sven Giegold, wirtschafts- und finanzpolitischer Sprecher der Grünen im Europaparlament:

"Mit ihrer Entscheidung, durch Anleihenkäufe zukünftig Refinanzierungskosten von Krisenstaaten wie Italien und Spanien zu stabilisieren, ist die EZB für die handlungsunfähigen Mitgliedsstaaten in die Bresche gesprungen. Einmal mehr übernimmt Mario Draghi die Rolle des Feuerwehrhauptmanns: Er wird zukünftig gegen die Schwelbrände der angestiegenen Risikozuschläge auf Anleihen von Mitgliedsstaaten wie Italien und Spanien mit Stützungskäufen vorgehen. Dieser Löscheinsatz ist nicht umsonst. Mitgliedsstaaten, die Unterstützung erhalten, müssen im Gegenzug Reformprogramme umsetzen und ihre Haushalte sanieren.

Wenn jedoch deutsche Politiker den Kauf von Staatsanleihen durch die EZB am Sekundärmarkt kritisieren, so ist dies scheinheilig. Spanien und Italien kämpfen trotz ihrer Reformanstrengungen mit hohen Risikozuschlägen, die ihre Geldaufnahme erschweren. Zudem haben die europäischen Staats- und Regierungschefs noch keine überzeugende Lösung der Eurokrise zu Stande gebracht. Auch die deutsche Bundesregierung weigert sich beharrlich, einen umfassenden Plan vorzulegen. Altschuldentilgungsfonds, eine Banklizenz für den ESM und konsequente Maßnahmen gegen Steuerflucht und Steuerwettbewerb scheut sie wie der Teufel das Weihwasser.

Da die europäische Fiskalpolitik jedoch nicht glaubwürdig handelt, wird die EZB mit ihrem geldpolitischen Mandat in eine quasi-fiskalische Rolle gedrängt und zum Handeln gezwungen. Würde sie etwa Bundesbank-Präsident Weidmanns Ratschlägen folgen und sich in Verweigerung üben, erwiese sie ihrem Auftrag, die Preisstabilität zu erhalten, einen Bärendienst. Denn eine gescheiterte Währung ist auch keine stabile Währung.

Das Versagen der Regierungen, für nachhaltige Lösungen zu sorgen, zwingt die EZB zu Aktionen, die eigentlich von demokratisch legitimierten Gremien, die Rechenschaft über ihre Tätigkeiten ablegen, ergriffen werden müssten. Das gilt gleichermaßen für die Anleihenkäufe zur Unterstützung krisengeschwächter Staaten, als auch für die Bewertung und Kontrolle von Reformprogrammen."

Crise de la zone euro et des dettes souveraines

La BCE contrainte de remplir le vide laissé par les chefs d'Etat et de gouvernement mais les préoccupations démocratiques persistent


Suite à l'annonce de la Banque Centrale Européenne (BCE) de son intention de renouer avec sa pratique consistant à acheter des titres de la dette souveraine des pays de la zone euro en sérieuses difficultés, Philippe LAMBERTS, porte-parole des Verts au Parlement européen pour les questions économiques et financières a déclaré :

"Les décisions prises aujourd'hui par la BCE constituent un progrès indéniable. Le conseil des gouverneurs s'engage en effet à acquérir des titres de dettes publiques à court terme (jusqu'à 3 ans) de manière illimitée a priori, en assouplissant les garanties exigées et en abandonnant son statut de créditeur préférentiel. Ces décisions ne fournissent cependant pas le pare-feu indispensable contre la spéculation, qu'offrirait par exemple l'octroi d'une licence bancaire aux fonds de secours européen (FESF et MES).

Comme on pouvait s'y attendre, il est déplorable que la BCE s'appuie sur les mêmes conditionnalités qui accompagnaient les programmes de sauvetage mis en place jusqu'à présent et qui ont montré leur injustice sociale et leur inefficacité économique. Bien que les déséquilibres des finances publiques doivent être corrigés, la nature procyclique de l'austérité budgétaire a amplifié la crise dans la zone euro. Il est grand temps que les décideurs reconnaissent cela et qu'ils conçoivent les conditionnalités de manière à ce qu'elles créent des perspectives de reprise, plutôt que de récession.

A l'heure où un certain nombre de pays font face à des taux d'intérêt astronomiques, une intervention de la BCE devenait incontournable. L'intérêt et les attentes qu'elle suscite ne peuvent que souligner en creux l'incapacité des chefs d'Etat et de gouvernement européens d'entreprendre le saut fédéral dont le bien-être des citoyen(ne)s européens dépend. La crise ne pourra être surmontée qu'à compter du moment où se mettront en place une union budgétaire et fiscale. Celle-ci doit comporter, à côté de règles de discipline budgétaire, une harmonisation poussée de la politique fiscale ainsi qu'une mutualisation des dettes souveraines.Cela doit s'accompagner d'une fédéralisation de la régulation du secteur financier tout entier (au delà donc de l'union bancaire actuellement envisagée), qui demeure trop souvent un parasite de l'économie réelle. Ce n'est qu'à ces conditions que sera possible une politique commune d'investissement, un véritable "Green New Deal" pour permettre à l'Europe de relever les défis sociaux et environnementaux du 21ème siècle.

Un tel saut fédéral ne peut cependant se faire au prix d'un affaiblissement de la démocratie en Europe. La transition vers une Europe plus fédérale, tout comme son fonctionnement futur, ne peuvent en aucun cas devenir les prérogatives d'une caste de décideurs opérant hors de tout contrôle démocratique. Si l'on entend plus fréquemment ces derniers temps ces mots dans la bouche de MM. Barroso, Van Rompuy et Draghi, force est de constater que leur pratique quotidienne, dans les pays actuellement sous programme d'ajustement et leur volonté d'exclure le Parlement européen de la mise en place de l'Union Bancaire, contredisent ce souci démocratique."