Press release


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European Food Safety Authority (EFSA)

Food industry lobbyists proposed for EFSA Management Board


Representatives of the EU Member States today decided to nominate food industry lobbyists to the Management Board of EFSA, the EU’s Food Safety Authority. 

Commenting on these nominations, José Bové, Greens/EFA MEP and Vice-Chair of the agriculture committee, stated: 

“This decision, which must still be confirmed by the Council of Ministers of the European Union, sends out a worrying signal concerning EFSA’s independence and objectivity. EFSA has already come under fire in the past for its lack of independence and conflicts of interest within both its Management Board and its scientific panels, including the GMO panel. As a result of this, for the first time in the history of all EU agencies, EFSA’s budget discharge was last year postponed. The European Ombudsman judged that EFSA had failed to satisfactorily manage conflicts of interest. 

“The Member States do not appear to have understood how crucial it is for the EU agency regulating food safety to be entirely free from industry influence and conflicts of interest. Two years after Ms Diana Banati’s forced departure from EFSA and her return to the International Life Sciences Institute (ILSI, the world’s biggest food industry lobby) where she was appointed to a directorship, the lesson still hasn’t been learnt. At a time when these same Member States are discussing the possibility of improving the risk assessment for GMOs at EU level, which comes under EFSA’s competence, appointing two people linked to the food industry to EFSA’s Management Board will only increase mistrust of GMO assessments. It is high time to end lobbying influence and I urge the Ministers, who will have the final say, to refuse these unacceptable agreements with industry. More than ever, we need reliable and objective assessments on the potential risks from GMOs, pesticides and food nano-ingredients.”

Nominations EFSA

Des lobbyistes de l'industrie agroalimentaire bientôt au Conseil d'administration de l'EFSA?


Les représentants des États-membres de l'Union européenne ont pris la décision, aujourd'hui, de nommer des lobbyistes de l'industrie agroalimentaires au Conseil d'Administration de l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments.

Pour José BOVE, vice-président de la commission de l'agriculture du Parlement européen:

"Cette décision, qui doit encore être confirmée par le Conseil des Ministres de l'UE, envoie un signal négatif en ce qui concerne l'indépendance de l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Celle-ci a déjà été fort critiquée depuis de nombreuses années pour son manque d'indépendance et les conflits d'intérêt tant au sein de son conseil d'administration que de ses panels scientifiques, y compris son panel OGM. L'Autorité a également vu pour la première fois de l'histoire des agences européennes sa décharge budgétaire reportée l'année dernière en raison de ces conflits d'intérêt. L'ombudsman européen a indiqué que celle-ci ne gérait pas les conflits d'intérêt de façon satisfaisante.

Les États-membres ne semblent pas avoir compris la nécessité impérieuse d'éliminer l'influence indue des industriels de l'agroalimentaire et les conflits d'intérêt au sein de l'Autorité supposée nous éclairer sur les risques alimentaires. Deux ans après le départ forcé de Mme Diana Banati, qui est retournée à l'ILSI afin d'y occuper un poste de direction (le plus grand lobby mondial de l'agroalimentaire) dont elle venait précédemment, la leçon n'est toujours pas comprise. Au moment où ces mêmes États-membres discutent de la possibilité d'améliorer l'évaluation des risques des OGM au niveau européen, dont l'Autorité a la charge, la nomination de 2 affidés de l'industrie pour le CA de l'Autorité ne va faire qu'exacerber le manque de confiance dans l'évaluation des OGM. Il est plus que temps d'en finir avec le poids des lobbies sur les décisions communautaires. J'en appelle aux ministres qui auront le dernier mot à refuser ces accords inacceptables avec l'industrie. Nous avons plus que jamais besoin d'évaluations fiables sur les risques des OGM, pesticides et nano-ingrédients alimentaires."