Press release


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Future EU budget (MFF) - Cross party statement

Real negotiations will start now with the European Parliament


Joint press statement by Greens/EFA co-presidents Rebecca Harms and Daniel Cohn-Bendit together with Joseph Daul, president of the EPP Group, Hannes Swoboda, president of the S&D Group, and Guy Verhofstadt, president of the ALDE Group.

Commenting on the results of the EU summit, the leaders of the four largest political groups in the European Parliament issued the following joint statement:

"The core priority behind Parliament's choices is the ambition to promote growth and investment in the EU, and thus to contribute to Europe's sustainable recovery from the crisis.

"This agreement will not strengthen the competitiveness of the European economy but weaken it. It is not in the prime interest of our European citizens.

"The European Parliament cannot accept today's deal in the European Council as it is. We regret that Mr Van Rompuy did not talk and negotiate with us in the last months.

"The real negotiations will start now with the European Parliament. We will maintain our priorities which we have clearly stated many times.

"We see with astonishment that EU leaders agree to a budget that could lead to a structural deficit. Large gaps between payments and commitments will only store up trouble for the future and not solve existing problems. We remain firm on the respect of Article 310 of the Treaty which requires a balanced budget.

"In addition to this there are four important points that we will not abandon:

"First, we are calling for increased flexibility using Qualified Majority Voting : between years and between categories of spending. It is a sensible approach which will allow us to make the best use of our financial resources.

"Second, we are also standing firm on a compulsory revision clause with a Qualified Majority Vote in the Council, which should allow us to revise the financial framework in two or three years. We don't accept an austerity budget for seven years.

"Third, with this same sense of responsibility we are calling for new, genuine own resources for the European budget to progressively replace the current system based heavily on national GNI contributions.

"Fourth, we cannot accept a budget based solely on priorities of the past. We must maintain support for future-oriented policies, strengthening European competitiveness and research.

"The outcome of the final budget will determine whether the second decade of the 21st century will be remembered as the time of further integration for the benefit of all Europeans or the time of a standstill for Europe, or even falling behind in a globalised world."

EU-Gipfel-Mehrjähriger Finanzrahmen - Gemeinsame Erklärung

Die wahren Verhandlungen beginnen jetzt mit dem Europäischen Parlament


Gemeinsame Erklärung von Rebecca Harms und Daniel Cohn-Bendit (Fraktion der Grünen/EFA), Joseph Daul (EVP-Fraktion), Hannes Swoboda (S&D-Fraktion), sowie Guy Verhofstadt (ALDE-Fraktion)

Die Vorsitzenden der vier grössten Fraktionen im Europäischen Parlament geben folgende gemeinsame Erklärung zum Europäischen Gipfel ab:

"Die Priorität des Europäischen Parlaments ist der Ehrgeiz, Wachstum und Investitionen in der EU zu fördern, und dadurch dazu beizutragen, dass die EU die Krise dauerhaft hinter sich lassen kann.

Diese Einigung wird die Wettbewerbsfähigkeit der europäischen Wirtschaft nicht stärken, sondern schwächen. Sie liegt damit nicht im ersten Interesse unserer europäischen Bürger.

Das Europäische Parlament kann die heutige Einigung auf diesem Stand nicht akzeptieren. Wir bedauern, dass Herr van Rompuy in den vergangenen Monaten nicht mit uns gesprochen und verhandelt hat.

Die wahren Verhandlungen beginnen jetzt mit dem Europäischen Parlament. Wir halten unsere vier Prioritäten, die wir oft genug genannt haben, aufrecht.

Wir sehen mit Verwunderung, dass die EU-Regierungschefs einem Haushalt zustimmen, der zu einem strukturellen Defizit führen kann. Eine grosse Lücke zwischen Verpflichtungsermächtigungen und Zahlungen wird in der Zukunft Probleme aufwerfen anstatt heute Probleme zu lösen. Wir halten an Artikel 310 des Vertrages fest, der einen ausgeglichenen Haushalt vorsieht.

Zudem gibt es vier wichtige Punkte, auf denen wir weiter bestehen:

Erstens fordern wir mehr Flexibilität unter Nutzung von Abstimmungen mit qualifizierter Mehrheit: zwischen Jahren und zwischen Ausgabenkategorien. Dieser Ansatz erlaubt uns, den besten Nutzen aus den finanziellen Ressourcen zu ziehen.

Zweitens bestehen wir auf einer verpflichtenden Überprüfungsklausel mit qualifizierter Mehrheitsabstimmung im Rat, die uns erlauben würde, den Finanzrahmen in zwei oder drei Jahren zu überarbeiten. Wir akzeptieren keinen Sparhaushalt für sieben Jahre.

Drittens fordern wir neue, echte Eigenmittel für den europäischen Haushalt, die das bestehende System der BNE-Beitragszahlungen schrittweise ablösen.

Viertens können wir keinen Haushalt akzeptieren, der sich nur an den Prioritäten der Vergangenheit misst. Wir müssen zukunftsorientierte Schritte unternehmen und Europas Wettbewerbsfähigkeit und Forschung stärken.

Das Ergebnis des endgültigen Haushalts wird entscheiden, ob das zweite Jahrzehnt des 21. Jahrhunderts als Zeit weiterer Integrationsschritte zum Wohle aller Europäer erinnert wird, oder als Zeit des Stillstands für Europa, oder gar eines Zurückfallens in einer globalisierten Welt.“

Sommet UE/Accord sur le cadre budgétaire - Déclaration commune

C'est maintenant que les véritables négociations vont commencer, avec le Parlement européen


Déclaration commune de Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit au nom du Groupe des Verts/ALE, Joseph Daul, au nom du Groupe PPE, Hannes Swoboda, au nom du Groupe S&D, et Guy Verhofstadt, au nom du Groupe ADLE.

Commentant les résultats du Conseil européen, les présidents des quatre principaux groupes politiques du Parlement européen ont publié la déclaration commune suivante:

"La priorité qui sous-tend les choix du Parlement européen est l'ambition de promouvoir la croissance et l'investissement dans l'UE, et donc de contribuer à ce que l'Europe sorte de la crise, de manière soutenable.

Cet accord ne renforcera pas la compétitivité de l'économie européenne. Au contraire, il ne fera que l'affaiblir. Ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens européens.

Le Parlement européen ne peut accepter en l'état l'accord trouvé aujourd'hui au Conseil européen. Nous regrettons que Monsieur Van Rompuy n'ait pas parlé, ni négocié avec nous au cours des derniers mois.

C'est maintenant que les véritables négociations vont commencer, avec le Parlement européen. Nous maintiendrons les priorités que nous avons clairement indiquées à plusieurs reprises.

Nous constatons avec étonnement que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se sont accordés sur un budget qui mènerait à un déficit structurel. Des écarts importants entre les paiements et les engagements ne feraient que reporter les problèmes à plus tard et ne résoudraient en rien les problèmes existants. Nous restons fermes sur le respect de l'article 310 du Traité qui requiert un équilibre budgétaire.

S'ajoutent à cela quatre points importants que nous n'abandonnerons pas:

Premièrement, nous appelons à la flexibilité: entre les années et entre les catégories de dépenses. C'est une approche sensée qui permettra d'utiliser au mieux nos ressources financières.

Deuxièmement nous resterons fermes également sur la clause de révision obligatoire, avec vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil, qui nous permettrait de réviser le cadre financier dans deux ou trois ans. Nous n'acceptons pas un budget d'austérité pour sept ans.

Troisièmement, avec le même sens des responsabilités, nous appelons à la mise en place de véritables nouvelles ressources propres pour le budget européen qui remplaceraient progressivement le système actuel fondé sur les contributions nationales.

Enfin, nous ne pouvons accepter un budget uniquement fondé sur les priorités du passé. Nous devons maintenir le soutien aux politiques orientées vers l'avenir, qui renforcent la compétitivité et la recherche européennes.

Le résultat du budget final déterminera si la deuxième décennie du XXIe siècle restera dans les mémoires comme un moment d'approfondissement de l'intégration, au bénéfice de l'ensemble des Européens, ou comme une impasse pour l'Europe, ou même un recul pour l'Europe dans un monde globalisé."