Press release


en | de | fr

GMO approvals

EU Commission continues down slippery slope of easing way for GMOs in Europe


The European Commission today presented a proposal for a new scheme of renationalising decisions on GMOs in the EU. The proposals would introduce the possibility for EU member states to restrict trade of GMOs within their territory without touching the authorisation procedure for GMOs as such. Commenting on the proposals, Green food safety spokesperson Bart Staes said:

“The Juncker Commission is continuing down the slippery slope of easing the way for GMOs in Europe. The proposed new scheme for authorising food and feed containing GMOs follows the same logic of the recent revision of rules for authorising genetically-modified crops for cultivation.

“By providing the "carrot" to EU member states to opt out of European level authorisations, it is clear that the Commission is looking to make the decision-making process on EU authorisations easier. This is a completely wrong-headed approach to take to address the situation at hand.

“Commission president Juncker promised to make the EU’s GMO authorisation process more democratic; there is a fundamental difference between a more democratic authorisation scheme and a scheme that will make it easier to reach decisions on EU authorisations. Making the process more democratic would imply changing the current model, both to reflect the consistent opposition of a clear majority of EU citizens to GMOs and to ensure that the Commission cannot push ahead with the authorisation when a majority of EU member states votes against an authorisation.

"Instead of just applying the same unsatisfactory model for GMO cultivation authorisation to food and feed imports, there is a need to introduce a coherent democratic authorisation system that applies to both imports and cultivation. We will now fight for a real 'democratisation' of the authorisation process when the European Parliament and Council decide on the final legislation.

“It is also deeply cynical that the Commission is planning to usher through the authorisation of 17 GMOs in the coming week at the same time as it is acknowledging that the current authorisation system is flawed. This casts serious doubt over the motivations of the Commission. The Commission should be heeding the legitimate concerns of European citizens, rather than bowing to the demands of biotech corporations.

"These moves on GMOs by the Commission cannot be seen in isolation from the ongoing EU-US TTIP negotiations. Just yesterday Bob Young, the chief lobbyist of the large American agro-businesses said that for the US 'geographical indicators and GM crops are red lines'. In other words Europe has to accept their wishes. This is unacceptable"

Gentechnik

Jean-Claude Juncker begeht Wortbruch


Am heutigen Mittwoch hat die Europäische Kommission neue Regeln für die Renationalisierung zur Zulassung vom Import von gentechnisch veränderten Lebens- und Futtermitteln in die EU vorgelegt. Darin gibt die EU-Kommission den einzelnen EU-Mitgliedsstaaten die Möglichkeit zum "opt-out", also von europäischen Regeln auszuscheren, was voraussichtlich die Zulassung von gentechnischen Produkten vereinfachen würde. Dazu sagt der agrarpolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Martin Häusling

"Mit diesen Vorschlägen begeht EU-Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker Wortbruch. Vor weniger als einem Jahr hat Juncker das bisherige Zulassungsverfahren als undemokratisch bezeichnet und versprochen, es zu verbessern. Das Gegenteil ist nun der Fall: das europäische Zulassungsverfahren für Anbau und Import wird nicht angerührt und mit den möglichen Ausnahmen für Nationalstaaten will die EU-Kommission den Prozess auf europäischer Ebene vereinfachen und Zulassungen einfacher machen. Die EU-Kommission will schlicht nicht mehr entscheiden müssen und im Fokus der öffentlichen Kritik stehen.

Was völlig fehlt, ist eine Reform der europäischen Lebensmittelagentur EFSA, die für die Risikobewertung solcher Importe zuständig ist. Das ist unverantwortlich. Wir brauchen einen transparenten Zulassungsprozess auf europäischer Ebene.

Es ist zynisch, dass die EU-Kommission zeitgleich die Zulassung von 17 gentechnisch veränderten Pflanzen in der kommenden Woche plant, obwohl sie selbst zugibt, dass das Zulassungsverfahren unzureichend ist. Die EU-Kommission sollte endlich der Mehrheit der EU-Bürgerinnen und Bürgern folgen, die Gentechnik ablehnen, als die Interessen von Gentechnik-Konzernen zu vertreten. Gerade während einer Verhandlungswoche zum transatlantischen Freihandelsabkommen TTIP entsteht der Eindruck, die EU-Kommission wolle vor allem US-amerikanischen Unternehmen entgegen kommen."

Autorisation d'OGM

Jean-Claude Juncker sème la zizanie en Europe


La Commission européenne a proposé aujourd'hui un nouveau cadre pour la renationalisation des décisions concernant l'autorisation d'importation d'organismes génétiquement modifiés. Cette proposition devrait prévoir la possibilité pour les États membres de refuser la commercialisation de ces OGM sur leur territoire sans pour autant interférer sur la procédure européenne d'autorisation des OGM par la Commission.

Pour José BOVÉ, membre de la commission agriculture et développement rural :

" Cette proposition est conforme à l'objectif de la Commission européenne qui veut faciliter l'entrée des OGM dans l'UE. Le nouveau cadre qu'elle propose pour autoriser l'importation d'OGM contenus dans les aliments répond à la même logique que celle qui a prévalu dans la révision récente des règles autorisant les cultures d'organismes génétiquement modifiés. Jean-Claude Juncker fait n’importe quoi ! A-t- il oublié qu’il n’existe plus de contrôle aux frontières ? Et que se passera- t-il quand un pays qui aura

interdit un OGM sera attaqué devant l’Organisation mondiale du commerce par la firme le commercialisant? Sera-t-il défendu par un Commissaire européen qui se sera prononcé en faveur de cet OGM ? On est en pleine incohérence!

En offrant aux États membres la possibilité de refuser pour leur territoire des OGM autorisés au niveau européen, la Commission peut se féliciter d'avoir enfin les mains libres pour autoriser, à sa guise, les OGM à son niveau. Une méthode qui lui permet de passer en force malgré les fortes réticences des citoyens européens. 

Le président Juncker avait pourtant promis de travailler à une procédure d'autorisation des OGM plus démocratique... Manifestement, il n'a pas fait la différence entre une procédure d'autorisation plus démocratique et une procédure qui accélère les décisions d'autorisation. Rendre la procédure plus démocratique, c'est changer le modèle actuel de production industrielle de l'alimentation en tenant compte de l'opposition constante des citoyens aux OGM et en ne permettant pas à la Commission de passer outre les États refusant les autorisations. 

Au lieu de transposer la logique à l'oeuvre pour les cultures d'OGM aux aliments contenant des OGM, nous devrions plutôt appliquer un système d'autorisation démocratique à ces deux domaines. Nous continuerons donc à exercer un maximum de pression tout au long de l'examen par le Parlement européen et le Conseil de cette proposition de législation.

D'autant plus que dans les prochaines semaines, la Commission entend autoriser 17 nouveaux OGM. Une attitude cynique alors que nous sommes en train de revoir la procédure d'autorisation et qui n'est pas sans lien avec les négociations en cours sur le TTIP (Traité transatlantique de commerce et d'investissement). Pas plus tard qu'hier, le représentant de l'agro-business américain décrétait que les OGM constituaient, pour eux, une ligne rouge. La Commission est-elle capable d'entendre autre chose que les intérêts des compagnies des biotechnologies!"