Press release


en | de | fr

GMO approvals

Cynical approval of 19 GMOs by EU Commission reinforces democratic concerns


The European Commission today announced it was approving 10 new genetically modified organisms (GMOs) for food or feed use and renewing 7 existing authorisations, as well as approving 2 new genetically-modified flowers (1). Criticising the decision, Green food safety spokesperson Bart Staes said:

“It is deeply cynical that the Commission is waving through the authorisation of 19 GMOs in the same week it formally acknowledged the fundamental flaws with the authorisation process and presented proposals to revise this. Giving the go-ahead to these GMOs is an affront to democracy: a majority of EU member states voted against the authorisation of almost all of these GMOs in Council and there is a clear and consistent majority of EU citizens saying no to GMOs. It is further democratic blow that these approvals were carried out by a simple and opaque written procedure, rather than by a formal decision of the Commission.

"Given Commission president Juncker himself acknowledged the need to reform the flawed and anti-democratic GMO authorisation system, it is hard to comprehend how the Commission is continuing to authorise GMOs under this system. It seems the Commission is just putting its fingers in its ears and doing the bidding of biotech corporations. However, this gung-ho approach to GMOs also has to be seen in the context of the EU-US TTIP negotiations and the long-running US campaign to force their GMOs onto the EU market.

"European citizens do not want GMOs. The Commission must stop ignoring this fact. We need an EU authorisation scheme that takes account of this opposition and we are concerned that this week's proposals from the Commission merely aim to make it easier to get GMOs authorised at EU level by providing member states with the 'carrot' of a legally-dubious opt-out."

(1) See the Commission statement: http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-4843_en.htm?locale=en

GVO-Zulassung

Industrie-Interessen mehr wert als Umwelt- und Verbraucherschutz


Die EU-Kommission hat am heutigen Freitag 17 gentechnisch veränderte Lebens- und Futtermittel für den europäischen Markt zugelassen -nur wenige Tage nach den Vorschlägen zum Zulassungsverfahren. Dazu sagt der agrarpolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Martin Häusling:

"Die EU-Kommission schafft Fakten, die nicht mehr rückholbar sind. Sie stellt die Interessen der Gentechnik-Industrie über die Interessen der europäischen Bürgerinnen und Bürger, die Gentechnik mehrheitlich ablehnen. 

Diese Entscheidung zeigt, wie wenig die Versprechen des EU-Kommissionspräsidenten Jean-Claude Juncker wert sind. Er hatte vor seiner Wahl vollmundig eine Reform des nun wieder benutzen Zulassungsverfahrens versprochen und es als undemorkatisch kritisiert.

Offenbar muss die EU-Kommission in den laufenden TTIP-Verhandlungen den US-Amerikanern einige Zuckerl anbieten und gefährdet dafür die europäische Landwirtschaft und letztendlich auch die Gesundheit der Verbraucherinnen und Verbraucher."

Approbation d'OGM

Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby transgénique


La Commission européenne a annoncé aujourd'hui qu'elle approuvait dix nouveaux organismes génétiquement modifiés (OGM) pour la nourriture et l'alimentation et le renouvellement de sept autorisations existantes, ainsi que l'approbation de deux nouvelles fleurs génétiquement modifiées. José Bové a vivement réagi à cette décision :

« Je suis scandalisé par la décision de la Commission européenne. En autorisant au niveau européen 19 OGM, le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques. Il se moque des consommateurs européens qui depuis le début sont opposés aux plantes transgéniques. Il fait une concession majeure pour faciliter la signature de l’accord de libre-échange avec les USA, les OGM en étant une des pommes de discorde. 

La possibilité laissée aux Etats d’interdire ensuite ces OGM sur leur territoire est un leurre car la libre circulation des marchandises au sein de l’UE et un dogme indéboulonnable. Les porcs et les jambons produits avec des aliments transgéniques en Pologne ou en Espagne se retrouveront sans aucune difficulté dans les rayons des grandes surfaces des autres pays. Il n’y aura en effet aucune possibilité de mettre en place des contrôles efficaces. 

Le Premier Ministre Manuel Valls doit se montrer très ferme. Dans un premier temps, il doit interdire ces OGM, en France, pour l’alimentation des animaux. Dans un second temps, il doit également prendre les mesures nécessaires pour que les produits transformés par l’agroalimentaire dans d’autres pays de l’UE avec des produits ayant utilisé ces OGM ne puissent pas être commercialisés en France. Enfin, l’étiquetage des viandes, des œufs, du lait, produits avec des OGM, doit être imposé dès demain. Cette étiquette doit être claire pour que les consommateurs ne soient pas pris en otage et aient la liberté de consommer des produits sains. »