Press release


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Hungary

Deja-vu in European Parliament underlines shortcomings of EU tools on fundamental rights


The European Parliament today debated the situation in Hungary, notably the proposed questionnaire on immigration and recent statements by Prime Minister Orban on reinstating the death penalty. Parliament will adopt a resolution in June, following a proposal of the Greens/EFA group. In the context of the debate, Greens/EFA co-presidents Rebecca Harms and Philippe Lamberts said:

"There is a sad sense of deja-vu about today's European Parliament debate on the situation in Hungary. Yet again, we are discussing concerns with Hungary's commitment to fundamental European values and yet again Viktor Orban is present to mount a defence of his ongoing assault on these values.

"There are clear and legitimate concerns about the shameful and xenophobic government-mandated survey on immigration. Even if he has since backtracked, Orban's comments on reinstating the death penalty also underline how far he has lurched from the common values which underpin membership of the European Union and to which Hungary signed up on joining the EU.

"However, that we are again discussing fundamental rights in Hungary is also an indictment of the EU's own mechanisms for upholding these rights. EU governments in Council are again shirking their responsibility for ensuring common European values are respected by all EU member states. This is shameful, as is the reluctance of Mr Orban's European political family members in the EPP to condemn his latest lurch away from European values. However, the same could apply to the new law in Spain on public demonstrations or infringements of media freedom in a number of member states. The EU needs more consequent mechanisms for ensuring its common rights are upheld."

Ungarn

EU-Regierungen müssen Werte verteidigen


Am heutigen Dienstag hat das Europäische Parlament über die Situation in Ungarn diskutiert. Die Grünen/EFA-Fraktion hatte sich dafür eingesetzt, auch eine Resolution zu verabschieden, diese wurde aber auf Druck der anderen Fraktionen auf die Juni-Plenarsitzung verschoben. Die Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Rebecca Harms, kritisiert die Entwicklungen in Ungarn scharf und fordert die Regierungen der EU-Mitgliedsländer auf, neue Mechanismen für die Gewährleistungen der Grundwerte und Rechte zu schaffen.
"Die Forderung von Victor Orbán, über die Wiedereinführung der Todesstrafe zu diskutieren, zeigt, wie weit er sich von europäischen Werten entfernt hat. Die Befragung zur Einwanderungspolitik, die seine Regierung zurzeit durchführen lässt, fordert Fremdenfeindlichkeit und Rassismus geradezu heraus. 
Der Beitritt zur EU ist eine Zustimmung zu den gemeinsamen Werten. Der Respekt der Werte und der Grundrechtecharta ist Voraussetzung für die Mitgliedschaft in der EU. Die Regierungschefs der anderen EU-Mitgliedsstaaten sind mehr denn je gefordert, sich für europäische Werte und Ideale einzusetzen – auch gegenüber Parteifreunden. Dass auch im Europäischen Parlament um eine Haltung gegenüber Viktor Orbans Provokationen gerungen werden muss, zeigt, dass es um die Verteidigung von Grundrechten nicht gut bestellt ist.
Wir müssen über mehr reden als über Viktor Orbán und seine antieuropäische Politik. Das neue Demonstrationsrecht in Spanien, die Geheimdienstaffäre von BND und NSA, die Sicherheitsgesetze in Frankreich, die Verstöße gegen Pressefreiheit in einer ganzen Reihe von Mitgliedstaaten zeigen, dass die EU endlich starke Regeln braucht, um auf die Aufweichung von Werten und Rechten zu reagieren."

Hongrie

L'UE toujours aussi impuissante à défendre ses valeurs


La situation en Hongrie était à l'ordre du jour de la plénière du Parlement européen de cet après-midi  en présence du Conseil, de la Commission et du Premier ministre hongrois, Viktor Orban. 

Contrairement à la demande des Verts -ALE, ce débat ne sera pas suivi d'une résolution en raison du refus des Présidents des centre-droit (PPE) et centre-gauche (S&D).

À la suite de ce débat, le Président du groupe Verts/ALE Philippe LAMBERTS a déclaré: 

"Ce n'est malheureusement pas la première fois que ce Parlement se penche sur les entorses répétées de Viktor Orban à l'État de droit et à la démocratie. En 2013, cette assemblée adoptait le rapport de l'un des membres du groupe Verts-ALE, le Portugais Rui Tavares, qui mentionnait déjà l’incompatibilité de la réforme constitutionnelle pilotée par Orban avec les valeurs fondamentales  de l’article 2 du Traité sur l'Union européenne (TUE).  Manquements au regard de la liberté d’expression, de l’indépendance de la justice, de la séparation des pouvoirs, du pluralisme électoral, de la liberté de culte, de  la défense des minorités etc. Autant de caractéristiques  de la politique  autoritaire d'Orban et de sa stratégie de concentration des  pouvoirs qui ne datent évidemment pas d'hier. 

Ses récentes déclarations en faveur de la peine de mort et l'enquête tendancieuse sur l'immigration actuellement menée au niveau national  viennent alourdir le bilan affligeant en ce qui concerne le respect des valeurs que sont la démocratie, la primauté du droit, la liberté, l'égalité et le respect des droits de l'homme. Contre cette atteinte directe au projet politique d'Union européenne, il est regrettable que, pour des raisons de "filiation partisane", ce Parlement se garde d'avoir une parole libre. Tout autant d'ailleurs que les États membres et la Commission censée veiller au respect des Traités. Nous avons besoin de nouveaux instruments pour que soient effectivement respectées les valeurs européennes dans tous les États membres. Les mécanismes proposés dans le rapport Tavares voté à une large majorité par le Parlement vont dans ce sens. Ils pallient aux lacunes de l'activation, difficile et tardive du point de vue du processus de dégradation démocratique, de l'article 7 du traité  sur l'existence d'un risque clair de violation grave des valeurs de l'article 2 du TUE. Il est nécessaire de créer les conditions d'une application continue des critères de Copenhague. Il en va de la crédibilité de l'Union européenne. "