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UE-Migrants

Heurts à Lampedusa: la nécessité d'une réponse européenne une nouvelle fois démontrée


Des violences ont éclaté hier sur l'île italienne de Lampedusa entre policiers, habitants et quelques centaines de migrants tunisiens. Ces derniers manifestaient afin de dénoncer leurs conditions d'accueil et l'accord conclu le 19 septembre dernier entre les autorités tunisiennes et italiennes. Une douzaine de personnes ont été blessées.

Hélène Flautre, députée européenne du groupe Verts-ALE, membre de la Commission des Libertés Civiles, estime:

" Le gouvernement italien a délibérément laissé pourrir la situation des migrants tunisiens en refusant de les transférer de Lampedusa vers des centres de la péninsule moins surpeuplés. L'Italie a ainsi créé toutes les conditions pour qu'une révolte éclate au mépris des nombreuses alertes lancées depuis des mois par la société civile.

L'île de Lampedusa en paie aujourd'hui les conséquences mais il s'agit pourtant d'une question éminemment européenne. Cette situation explosive est la conséquence directe de l'indifférence des Etats membres vis-à-vis du principe de solidarité et montre l'incapacité de l'Union à proposer des solutions d'accueil dignes et humaines. L'accord conclu en début de semaine entre l'Italie et la Tunisie qui prévoit une expulsion à la chaine des migrants tunisiens doit être à ce titre condamné."

Actuellement en mission en Libye, elle ajoute:

"La situation en Libye est là aussi tout à fait préoccupante: l'UE doit se saisir de toute urgence de la situation des subsahariens coincés en Libye et dans les camps aux frontières égyptiennes et tunisiennes pour éviter de nouveaux drames. Leur réinstallation dans les Etats membres serait une contribution essentielle à la transition démocratique en cours et un pas décisif pour la crédibilité de l'Union à ce tournant historique de son voisinage."

Lampedusa

Tunesische Flüchtlinge sind Opfer einer verfehlten EU-Asylpolitik


Angesichts der schweren Ausschreitungen zwischen tunesischen Flüchtlingen und Einheimischen auf der italienischen Insel Lampedusa erklärt Barbara Lochbihler, Vorsitzende des Menschenrechtsausschusses des Europäischen Parlaments:

"Die italienischen Behörden sind unmittelbar mitverantwortlich für die gewalttätigen Auseinandersetzungen. Anstatt die Flüchtlinge auf andere Regionen zu verteilen, hält man sie offenbar bewusst in überfüllten Auffanglagern fest. Eine Eskalation ist damit programmiert, das UN-Flüchtlingskommissariat hatte bereits davor gewarnt. Unter diesen Umständen ist es nicht verwunderlich, dass die Menschen in Lampedusa das Gefühl bekommen, für eine verfehlte EU-Flüchtlingspolitik herhalten zu müssen.

Italiens Regierung will wohl mit ihrem Vorgehen ein weiteres Mal Druck machen, um die anderen EU-Staaten auf die gemeinsame Verantwortung in der Flüchtlingspolitik hinzuweisen. Dass dies auf dem Rücken der Hilfesuchenden passiert, ist skandalös. Dennoch muss die Union tatsächlich dringend das Dublin-II-Abkommen reformieren, damit eine gerechtere Verteilung von Flüchtlingen innerhalb der EU möglich wird.

Es ist beschämend, dass Italien bereits wieder ein Aufnahmeabkommen mit Tunesien vereinbart hat. Das Land will nun innerhalb von Tagen alle tunesischen Flüchtlinge aus Lampedusa abschieben. Das ist unverantwortlich. Anstatt an solchen Abschiebemaßnahmen festzuhalten, müssen die EU-Staaten eine vernünftige und zukunftsweisende Migrationspolitik entwerfen."