Press release


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Milchwirtschaft

Milchpaket verabschiedet - Probleme nicht gelöst


Zur heutigen Verabschiedung der gesetzlichen Regelungen zur Vertragsbeziehungen im Milchsektor, erklärt Martin Häusling, Mitglied des Agrarausschusses und Koordinator der Grünen/EFA im Europäischen Parlament:

„Das sogenannte Milchpaket sollte die Lehren aus der Milchkrise in den Jahren 2007 bis 2009 ziehen und die Stellung der Erzeuger im Milchsektor stärken. Die vom EU-Parlament angenommenen Maßnahmen sind jedoch weit davon entfernt adäquate Lösungen vorzuschlagen. Bei der Verabschiedung des Gesetzestextes haben die Grünen daher mit "Nein" gestimmt.

Ziel der Vorschläge des Parlaments war die Stärkung der Milchbauern gegenüber der Milchindustrie wie durch die Einführung klarer verpflichtender Verträge, die den Bauern mehr Sicherheit geben. In den Verhandlungen mit den Mitgliedstaaten wurde dies alles verwässert, gerade da nun die Mitgliedstaaten entscheiden, ob Verträge verpflichtend gelten oder nicht. Die reale Marktmacht der Milchindustrie bleibt ungebrochen.

Die nächste Krise kündigt sich an, schon jetzt sind ein Anstieg der Milchlieferungen und ein Sinken der Milchpreise zu beobachten und die deutsche Produktion wird die nationale Milchquote übersteigen.

In den Verhandlungen wurde keine Lösung gefunden für das Ende der Milchquotenregelung im Jahr 2015. So bleiben wir bei unserer Forderung, dass eine Mengenregulierung auch nach 2015 gelten muss, bevor wieder EU-Überschüsse an Milch mit Exportsubventionen "verschleudert" werden und die Milchbauern in weniger entwickelten Ländern ruinieren."

Accords laitiers

En votant en faveur de cet accord, le Parlement européen prépare la nouvelle crise


Ce mercredi 15 février 2015, le Parlement européen s'est exprimé sur un accord - procédure législative -  qui devait permettre aux producteurs laitiers d'obtenir des prix plus équitables tout en préparant la fin des quotas laitiers en 2015.

José Bové, Vice-président de la commission de l'agriculture du PE s'est ainsi exprimé à l'issue du vote :

«Je ne vois rien dans ce nouvel accord qui puisse apporter de véritables solutions aux problèmes du revenu durable des producteurs laitiers en Europe. J'ai par conséquent voté contre.

Qui peut croire au renforcement du pouvoir de négociation des organisations de producteurs face aux transformateurs et aux distributeurs avec des outils aussi faibles que ceux proposés par ce texte? C'est totalement illusoire. Le manque de dispositions efficaces des nouveaux contrats n’empêcheront pas à nouveau la vente à perte pour les producteurs. Facultatifs, sans critères de couverture des coûts de production et du travail, sans clause de renégociation en cas de baisse prolongée du prix, ces outils ne sont que des leurres qui n’empêcheront nullement le retour rapide des excédents et donc d’une nouvelle crise laitière.

Seul le Groupe des Verts/ALE a défendu jusqu'au bout ces options dans la négociation avec le Conseil et la Commission. C'est pourquoi le Groupe des Verts a voté contre ce texte. Selon moi, la solution est pourtant de bon sens, connue et éprouvée:

Le maintien des quotas dont la Cour des Comptes Européenne avait reconnu l’efficacité en octobre 2009, c’est à dire le maintien d’une gestion maîtrisée des volumes produits  contrôlée par la puissance publique.

En votant en faveur de cet accord, le Parlement européen se voile la face en attendant une nouvelle crise inévitable. Ce qui s'est passé au Danemark devrait nous faire réfléchir. La question qui reste posée est de savoir si nous voulons encore des paysans sur tous les territoires en Europe.»

Pour rappel:

La crise du lait de fin 2009 due à l’effondrement du prix payé aux producteurs a été l’aboutissement de la volonté de libéralisation du secteur laitier souhaité par Madame Mariann Fisher-Boel, Commissaire européen à l’Agriculture.

Décidé dès 2003, l’arrêt des quotas laitiers en 2015, c'est à dire la fin de la maîtrise des volumes par la loi de l'offre à la demande, a été érigé en dogme. Les producteurs devaient s’adapter en répondant rapidement sans régulation aux signaux du marché.

Or, face aux excédents provoqués par les augmentations de quotas de 0,5% par an, entre 2006 et 2008, et de 2% en 2008. Le marché n'a pas suivi et les prix se sont écroulés.

Rappelons le désespoir des paysans contraints de jeter leur lait dans les champs à Ciney en Belgique ou en France au Mont-St-Michel pour attirer l'attention sur la situation catastrophique qu'ils étaient entrain de vivre. Deux ans et demi après, le Parlement européen, en votant en faveur de cet accord, n'apporte que des solutions marginales vouées à terme à l'échec.