Press release


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Caterpillar and Alstom cases show urgent need for European reindustrialisation policy


MEPs have today voted in favour of a resolution on the need for a European reindustrialisation policy, in light of the recent Caterpillar and Alstom cases. The Greens/EFA group secured a range of amendments, which included the need for:

  •  more ambition on green targets and indicators;
  • greater demand-side stimulus;
  • the prevention of trade policies which foster anti-competitive practices;
  • an end to the ongoing ‘financialisation’ of the economy; and
  • ensuring that all workers are treated equally when restructuring does occur.

Commenting after the vote, MEP Bart Staes, who co-signed the resolution on behalf of the Greens/EFA group, said:

"The recent cases of Caterpillar and Alstom are a sad demonstration of the urgent need for the European Union to adopt a reindustrialisation policy. We need to prioritise building a green and sustainable economy that will provide quality jobs. This must include greater investment in energy efficiency and renewables and clear targets and indicators for industrial policy.

"At the same time, we need to make sure that we have stronger measures to stop mass redundancies by companies that prefer to engage in tax evasion and remunerate their shareholders, rather than invest in industrial tools and employees. If we are to maintain quality employment in the EU, our trade policy must be consistent with reindustrialisation objectives.

"Where restructuring does occur, younger and older workers are more often targeted for redundancy than other age groups and we must ensure that in the event of redundancies, employers respect anti-discrimination legislation. It is also important that all stakeholders, and especially workers, are able to participate fully throughout the process and that support is offered to help workers reintegrate into the workforce in the event of redundancy."

Industrie - Caterpillar, Alstom

Nous avons besoin d'une stratégie industrielle enfin sérieuse!


Les annonces récentes des fermetures des sites Caterpillar de Gosselies en Belgique et Alstom à Belfort en France ont une fois de plus révélé l’absence dramatique de stratégie industrielle européenne.

Le Parlement européen a adopté ce mercredi une résolution.

Yannick JADOT, Membre Verts-ALE de la Commission de l'industrie a déclaré:

" Une fois encore, les salariés d’Alstom et de Caterpillar se retrouvent victimes du manque de stratégie industrielle qui ronge l’Union européenne depuis des décennies. Les choix de politiques commerciales et la financiarisation de l’économie - fondée sur la maximisation des profits des actionnaires pour qui l’emploi est une variable d’ajustement - , ont durablement endommagé le tissu de l’industrie européenne.

Nous avons besoin de processus de production efficaces du point de vue énergétique, d'investissements dans les énergies renouvelables et de recourir à des marchés publics européens incluant la préférence géographique. Nous savons que les législations les plus avancées  au niveau environnemental ont généré innovation et compétitivité.

Le  jeu hypocrite entre industriels, abusant du chantage à l’emploi en attendant le renflouement in extremis par l’État, et responsables politiques, repoussant les décisions, a trop duré. Nous devons définir collectivement les secteurs stratégiques d’avenir à soutenir, les industries à défendre et à promouvoir. Il faut en finir avec cette vision totalement libre échangiste du monde et qui a d'ailleurs échoué. Sans cela, on laisse nos entreprises et le sort de notre planète seuls face à la mondialisation."

Karima DELLI, membre Verts-Ale de la Commission des affaires sociales considère pour sa part que:

"Le cas Alstom illustre l'absence de vision stratégique et de planification industrielle des gouvernements successifs. Plutôt que de faire évoluer notre industrie des transports vers l'avenir, elle a été engluée dans une gestion à court-terme.

Les premières victimes sont les employés. À Belfort, ce sont 400 emplois qui étaient suspendus à une décision de l'État d'injecter de l'argent public ou de passer commande pour des trains neufs. Le gouvernement a même envisagé pendant un temps de faire construire les trains du grand projet inutile Lyon-Turin sur le site de Belfort. On marche sur la tête en matière de politique industrielle avec un État pompier totalement incapable d'anticiper.

Aujourd'hui, Manuel Valls se vante d'avoir sauvé Alstom mais c'est bien son gouvernement qui a abandonné l'écotaxe, ouvert la voie aux autocars Macron, laissé s'installer le tout-camion au lieu de développer le fret ferroviaire. L'écotaxe c'est 1,5 milliard d'euro qu'on aurait pris aux transporteurs polluants pour rénover nos trains et faire fonctionner une industrie qui est encore localisée en France.

L'Europe ne fait pas mieux car le fonds Juncker dédié aux infrastructures finance pour moitié des élargissements ou la construction d'autoroutes alors même que Juncker s'était engagé à privilégier une mobilité durable et l'intermodalité."