Press release


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Commission labour mobility package

Proposals could undermine “social Europe”


The European Commission has today announced its proposals on EU social security coordination.

They include plans to tighten the rules for accessing benefits for non-working citizens. For example, EU citizens currently receive unemployment benefits in the country in which they last worked. Under the Commission’s proposals, citizens would only receive benefits if they have worked in a country for three months. Where this threshold has not been met, the responsibility falls to the previous country in which the citizen worked, even if unemployment benefits are lower than the standard of living in their current country of residence.

Commenting on the Commission’s proposals, Greens/EFA member of the Committee for Employment and Social Affairs Jean Lambert said:

"With social security a critical concern for EU citizens, the European Commission should be looking to strengthen, not undermine, the protections offered across Europe.

“Mobility of workers and free movement are at the very core of the European project and must be maintained. We will fiercely oppose any proposal that would negatively impact upon citizens’ rights to receive social security benefits across the EU.

"We are pleased that the Commission has held firm and resisted the demands of some Member States for an indexation of child benefits. All children should be equally valued across the EU.”

Koordinierung der Sozialversicherungssysteme

Sozialer Schutz ist Herzstück des Europäischen Projekts


Die Europäische Kommission hat an diesem Dienstag ihre Vorschläge zur Koordinierung der Sozialversicherungssysteme vorgelegt. Die Europäische Kommission will das Recht auf Grundsicherung beschränken, kritisiert die sozialpolitische Sprecherin der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament Terry Reintke:

„Der Gleichbehandlungsgrundsatz muss auch in Zukunft für alle gelten. Es ist falsch, Unionsbürgerinnen und -bürgern pauschal von Sozialleistungen auszuschließen. Die Personenfreizügigkeit und der soziale Schutz in allen EU-Ländern ist ein Herzstück des europäischen Projekts und muss erhalten werden. Die Europäische Kommission muss die soziale Union stärken und nicht schwächen. Immerhin hält die EU-Kommission gegen den Druck einiger Mitgliedsstaaten an Kindergeld für alle gleichermaßen fest und hat keine Indexierung vorgeschlagen."

Paquet mobilité des travailleurs

La proposition de la Commission fait reculer l’Europe sociale


La Commission européenne a présenté aujourd'hui sa proposition pour la coordination des sécurités sociales au sein de l’Union européenne. Il s’agit du deuxième volet du paquet « mobilité des travailleurs » après la proposition de révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs.

Avec cette proposition, la Commission envisage de rendre plus strict l'accès aux allocations pour les personnes économiquement non actives.

Actuellement, les citoyens européens perçoivent des allocations chômage du pays où est établi leur dernier contrat de travail. Si cette proposition devait rester en l'état, ils n'en bénéficieraient que s'ils ont travaillé au moins trois mois dans ce pays. Si cette condition n’est pas remplie, les allocations incomberaient au pays dans lequel ils ont travaillé auparavant, même si celles-ci sont inférieures au niveau de vie de leur pays de résidence.

Pour Karima DELLI, membre de la commission EMPLOI du Parlement européen:

“A l'heure où les États jouent la carte du repli, la Commission européenne devrait avoir pour objectif de renforcer, au lieu de défaire, les protections offertes au sein de l'Union européenne. Hélas, elle cède au fantasme du "tourisme social" déjà acté par la Cour de Justice de l'UE dans son arrêt Dano en 2014.

Sous la pression des extrêmes-droites, nos dirigeants jouent la course à l'échalote avec elles et menacent directement les droits des citoyens. Certains pays comme l’Autriche, les Pays-Bas ou l’Allemagne réclamaient d’ailleurs l’indexation des allocations familiales sur le niveau de vie du pays d’origine des parents bénéficiaires. Une idée à laquelle la Commission n’a heureusement pas donné suite.

La mobilité des travailleurs et la libre circulation sont au cœur du projet européen et devraient y garder toute leur place. Nous nous opposerons à toute proposition qui viserait à rogner sur les droits des citoyens européens, à commencer par celui de pouvoir percevoir des allocations relevant de la sécurité sociale aux quatre coins de l'Europe."