Press release


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Public health

Grossly inappropriate EU tobacco agreement must be consigned to history


The European Commission today released its long awaited assessment of an agreement between tobacco companies and the EU. With the PMI agreement set to expire this year (1), the assessment is part of Commission deliberations on whether to renew the agreement before July. The Greens argue that the agreement is obsolete, with its main objectives now covered by EU law and an international protocol, and that the renewal of a special agreement with the tobacco industry would be inappropriate in the context of efforts to address the public health impact of tobacco. Commenting on the situation and ahead of a crucial debate and vote in the European Parliament (2), Green MEP and transparency spokesperson Bart Staes said:

"The smoke and mirrors surrounding this assessment of the PMI agreement and the exploratory meetings already underway on the renewal of the agreement have added fuel to pre-existing concerns. Regardless of how the Commission is trying to spin it in its assessment, there are major doubts about the effectiveness of the agreement in reducing the illicit trade in tobacco products and ensuring exchequers are not being deprived of revenue. The Commission is overstating the agreement's role in the pre-existing downward trend of counterfeit cigarettes. Beyond this, the agreement is simply superfluous, having been superseded by provisions in the EU's tobacco products directive and the WHO's Framework Convention on Tobacco Control. The convention itself explicitly states that such agreements with the tobacco industry are in conflict with the aims of the convention and threaten progress in tobacco control (3).

"It would be grossly inappropriate to conclude a parallel new bilateral agreement with the industry, even more so in a situation when one of the main firms (Philip Morris) is taking a legal challenge against the EU legislation agreed in 2014. Fully implementing and upholding the provisions of this legal framework should be the priority of the Commission and the fundamental guiding principle should be to protect public health and tackle the major health implications of tobacco. Renewing this agreement with PMI would be good PR for that company but would undermine the credibility of the EU.

"It may be a new EU Commission but sadly the suspect approach to dealing with the tobacco industry seems to have remained the same; it seems no lessons have been learned from the shameful lobbying around the EU tobacco products directive and the Dalli affair. There should be absolute transparency regarding any dealings with the tobacco industry, as stipulated under the WHO protocol and, as the European Ombudsman has made clear, the Commission is still failing to deliver this. The Commission needs to stop kowtowing to the industry and abandon its poacher-turned-gamekeeper approach to regulating the sector."

(1) The Philip Morris International agreement was first signed in 2004 and extended to include other tobacco firms following legal action brought against them for smuggling and money laundering. Ostensibly aimed at tackling the illicit trade in tobacco, it has been superseded by provisions in the EU's tobacco products directive and the WHO's international Framework Convention on Tobacco Control. In spite of this, and the fact that Philip Morris has launched a legal challenge of the EU tobacco directive, the Commission has engaged in exploratory meetings with a view to considering whether or not to renew the agreement, when it expires this summer. The assessment of this agreement, which was supposed to be concluded before, was released to MEPs today.

(2) The European Parliament is set to debate the agreement tomorrow and will adopt a resolution outlining its position next month.

(3) See the explanatory document on the WHO FCTC http://www.who.int/fctc/protocol/faq/en/

Santé publique

L'accord entre l'UE et l'industrie du tabac n'a plus lieu d'être


La Commission européenne doit publier sous peu son évaluation sur l'accord entre l'UE et les compagnies de tabac. Alors que l'accord avec Philip Morris International (PMI) (1) arrive à expiration en 2016, le groupe Verts-ALE estime cet accord obsolète du fait de la nouvelle législation européenne sur le tabac et s'oppose à son renouvellement pour renforcer les politiques publiques de lutte contre le tabagisme. La Commission européenne était interpellée ce jeudi 25 février par les parlementaires européens dans le cadre d'un débat en session plénière à Bruxelles (2).
 
Pour José BOVÉ, membre Verts-ALE de la Commission du contrôle budgétaire:
 
« Philip Morris et la Commission européenne se sont mis d’accord en 2004 pour transformer une amende de 1,2 milliards d’euros en un accord de lutte contre la fraude du tabac. Sacré tour de passe-passe quand on sait que les entreprises de ce secteur ont été condamnées à payer plus de 200 milliards de dollars en 1998 aux États-Unis. Philip Morris et les autres grosses entreprises du tabac ont également réussi  à faire éjecter le Commissaire européen John Dalli en octobre 2012 alors qu’il tentait de mettre en place une directive réellement contraignante. Pour ce faire ces firmes n’ont pas hésité à s’appuyer sur M. Kessler, Directeur de l’OLAF, agence chargée, soi-disant, de lutter contre la fraude. La justice belge demande d’ailleurs aujourd’hui la levée de son immunité diplomatique pour pouvoir l’interroger sur ce scandale. Il serait inacceptable que la Commission européenne renouvelle cet accord scandaleux avant même que le Parlement ne se soit prononcé sur la question. C’est comme si le FBI avait nommé Al Capone pour lutter contre le crime organisé dans les années vingt. »
 
Pour Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts-ALE, membre de la Commission environnement et santé publique: 
 
"L'opacité autour de l'évaluation de la Commission sur l'accord PMI ne peut que conforter notre opposition au renouvellement de cet accord pour combattre le commerce illicite du tabac et la privation des revenus issus de ce commerce pour les caisses de l'État. Les pourparlers avec l'industrie du tabac devraient se faire dans la transparence absolue comme le stipule le protocole de l'OMS. Il est grand temps que la Commission européenne assume son rôle dans la régulation au lieu de se prosterner devant cette industrie meurtrière. Manifestement, cette nouvelle Commission semble plus sensible aux intérêts de l'industrie du tabac qu'à la santé publique. Il serait insensé que la Commission européenne envisage de négocier de nouveaux accords avec l'industrie du tabac alors que ceux-ci sont rendus obsolètes depuis l'adoption des dispositions de la directive sur les produits issus du tabac de l'UE et de la convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. "
 
(1)    L'accord international avec Philip Morris signé en 2004 a été étendu à d'autres entreprises de tabac suite à l'action en justice intentée contre eux pour contrebande. L'objectif initial était de lutter contre le commerce illicite du tabac. Une nouvelle législation européenne et le protocole international de l'OMS antitabac sont venus combler ces lacunes.

(2) Une résolution parlementaire devrait être adoptée le mois prochain.