Press release


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Radioactive waste

Safety second as MEPs gives thumbs-up to weak rules on nuclear waste


The European Parliament today gave the thumbs-up to weak EU rules on radioactive waste in its vote on new legislation proposed by the European Commission (1). The Greens have criticised the rules, which fail to address the concerns with radioactive waste. However, the group expressed its relief that MEPs rejected a proposal to allow the export of nuclear waste to third countries and supported a Green amendment to oppose the storage of nuclear waste in seismic areas. After the vote, Greens/EFA co-president Rebecca Harms said:

"While the outcome of today's vote is certainly a lot better than was expected, the proposed rules remain far too weak and fall far short of addressing the very real concerns with nuclear waste. These rules aim to create perception that the problems of nuclear waste are solved but nothing could be further from the truth. Significantly, the rules do not apply to nuclear waste from military use, waste from uranium mining or spent fuel that is to be sent for reprocessing.

"It is a huge source of relief that MEPs rejected a proposal to export nuclear waste to third countries however. It is outrageous to suggest that, because we cannot solve the problem of nuclear waste ourselves, it is ok to dump our nuclear waste in other countries. Hopefully this vote will convince those governments that are pushing export as a solution to drop this approach.

"Importantly, a Green amendment calling for the storage of nuclear waste in seismic areas to be banned was passed. The ongoing disaster in Fukushima should be a wake-up call on the risks involved with storing nuclear waste and we welcome that MEPs have heeded this call."

(1) Cizelj report on the management of spent fuels and radioactive waste - consultation.

Atommüllrichtlinie

Akzeptanzmaßnahme statt Problemlösung


Heute stimmte das Europäische Parlament über die Richtlinie zur Entsorgung abgebrannter Brennelemente und radioaktiver Abfälle ab. Die Grünen begrüßen, dass das Parlament das Verbot von Atommüllexporten in Drittstaaten unterstützt, kritisieren jedoch, dass die Richtlinie in entscheidenden Punkten zu schwach bleibt. Rebecca Harms, Vorsitzende der Grüne/EFA-Fraktion im Europaparlament erklärt zur heutigen Abstimmung:
 
"Obwohl die Abstimmung besser ausging als befürchtet, bleibt die Richtlinie in weiten Teilen so schwach, dass es sich eher um eine Akzeptanzmaßnahme für die Nutzung der Atomenergie handelt. Es wird versucht den Anschein zu erwecken, dass die Probleme der Atommüllentsorgung gelöst seien. Davon sind wir aber weit entfernt. Die versprochenen höchsten Sicherheitsstandards werden nicht geschaffen. Die Richtlinie greift für große Teile des Atommülls nicht. Atommüll aus militärischer Nutzung und aus der Urangewinnung fällt nicht unter die Richtlinie.Auch abgebrannte Brennelemente, die zur Wiederaufarbeitung vorgesehen sind, sind ausgenommen. Die Ignoranz gegenüber den großen Gefahren der Wiederaufarbeitung von Atommüll ist nicht nachvollziehbar. Das Parlament erlaubt sogar die Ausnahme abgebrannter Brennelemente, für die eine weitere Verwendung erwogen wird. Dies erlaubt die Ausnahme großer Mengen Atommülls von der Richtlinie aufgrund einer rein hypothetischen Anwendung zukünftig möglicherweise zur Verfügung stehender Technologien wie der hochriskanten Transmutation.
 
Ich bin zwar erleichtert, dass eine Mehrheit der Abgeordneten dem Verschieben von gefährlichem radioaktivem Müll in Drittstaaten eine Absage erteilt hat. Es ist unerträglich, dass einige konservative Kollegen der Auffassung sind, dass der Export größter Risiken in Länder außerhalb der EU eine akzeptable Lösung zur Entsorgung unseres Atommülls sei. Mit dem Votum gegen diese verantwortungslose Praxis stärkt das Parlament Energiekommissar Oettinger in seiner Auseinandersetzung mit dem Rat den Rücken. In dieser wichtigen Frage darf der Kommissar dem Druck einiger Mitgliedsstaaten nicht nachgeben."

Déchets radioactifs

Encore une fois, la sûreté passe après les intérêts des Etats nucléocrates


Le Parlement européen s'est aujourd'hui prononcé sur le fait de savoir s'il devait être possible d'exporter des déchets nucléaires et radioactifs vers les pays situés en dehors de l'UE, à condition que ceux-ci puissent traiter les déchets en toute sécurité.

Le Groupe des Verts/ALE considère après le vote que le Parlement européen a aujourd'hui donné son blanc-seing à l'industrie nucléaire, suggérant qu'une solution aux déchets nucléaires existe. Seules éclaircies dans l'obscurantisme nucléaire: les députés ont rejeté l'amendement, voté pourtant en commission Energie, visant à autoriser l'exportation des déchets en dehors de l'UE et ont soutenu l'amendement des Verts s'opposant au stockage des déchets radioactifs en zone sismique.

Suite au vote Michèle RIVASI, députée européenne Europe Ecologie - Les Verts et fondatrice de la CRIIRAD:

"Nous avons pu éviter le pire mais ce texte reste en deçà d'une politique de sûreté efficace en matière de gestion des déchets radioactifs, en continuant à faire croire que les combustibles usés pourront être retraités en France, en Russie ou en Ukraine. Par exemple, les règles définies par ce rapport n'intègrent pas les déchets nucléaires provenant d'un usage militaire, ni même la quantité faramineuse de déchets provenant des mines d'uranium ou bien les combustibles usés devant être retraités. Le but ici semble bien de bercer les citoyens dans l'illusion d'une maîtrise parfaite de la filière et de la consécration du stockage en couche géologique profonde comme solution idéale face au risque liés aux déchets radioactifs.

Le vote contre l'exportation des déchets en dehors de l'UE reste néanmoins un énorme soulagement: il aurait été inadmissible qu'une majorité conservatrice favorise l'industrie nucléaire qui nous a maintenu depuis des décennies dans le mensonge et l'illusion d'une gestion responsable et durable des déchets. La raison réelle de cette soumission inexcusable est l'absence d'acceptabilité sociale en matière de déchets radioactifs: aucun citoyen européen ne souhaite avoir une poubelle radioactive près de chez lui, ni à Bure (projet français) ni ailleurs. Notre incapacité à gérer ces déchets ne doit pas nous mener au déni de responsabilité: la filière électronucléaire doit assumer la responsabilité financière des déchets ultimes et les Etats doivent assumer leurs choix politiques en matière d'énergie. Aussi, nous nous réjouissons du vote en faveur de notre amendement interdisant le stockage des déchets en zone sismique, les députés auront su au moins tirer une leçon de la catastrophe de Fukushima: il était temps!"