Press release


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Romania

Commission underlines democratic concerns; serious sanctions must follow if no back-down


The European Commission today adopted reports assessing the progress of reforms in the EU's newest member states Bulgaria and Romania. In its assessment on Romania, the Commission underlined concerns previously raised about recent decisions taken by the government, which are viewed as a threat to the democratic process and institutions in the country. This report will now be considered by EU governments in Council and the Greens believe serious sanctions must follow if Romania fails to swiftly address the concerns raised. Commenting on the report and the follow-up, Greens/EFA co-presidents Rebecca Harms and Dany Cohn-Bendit stated:

"This report represents an important step towards providing the necessary EU-level response to the serious democratic concerns in Romania. The Commission has underlined clear threats to the democratic process and institutions in Romania and these must now be followed up as a matter of urgency. If the Romanian government fails to respond, the EU institutions must use the sanctions available to them under the EU treaty.

"The commitment to democratic values made by Romania when joining the EU five years ago remains just as important now as then. Respecting this means reversing the decisions, which have undermined the functioning of key democratic institutions, as well as appointing an Ombudsman who enjoys cross party support. However, it also implies a more general commitment to democratic norms and political pluralism, and respect for the institutions in place to guarantee this. The Council must now ensure these steps are taken.

"The European Parliament, for its part, must follow-up with its own assessment through the relevant committees ahead of a plenary debate scheduled for September. The first steps towards launching a procedure under Article 7(1) of the EU treaty must be taken and the Greens will push for this. This implies sending a fact-finding mission to Romania to assess the respect of democratic values and the rule of law.

"However, the situation in Romania again underlines the need for a more permanent mechanism for monitoring fundamental rights in EU member states. While the Commission's monitoring report is an important tool to ensure member states remain committed to the fundamental rights and democratic values of the EU following their accession to the Union, this commitment does not end 5 years after accession. We need a permanent process for monitoring fundamental rights in EU member states. For the European Parliament, this implies using the annual report on fundamental rights as a proper tool for scrutiny on a country-by-country basis.

"It is also crucial that threats to democracy in EU member states - whether Romania, Hungary or elsewhere - are treated as priorities for the Union as a whole, and that we do not become bogged-down in a tit-for-tat between centre-left and centre-right political families."

Roumanie

La Commission relève de graves atteintes à la démocratie, des sanctions doivent être prises si rien ne change


La Commission européenne vient de présenter un rapport sur l'évolution des réformes en Bulgarie et en Roumanie. Concernant l'évaluation qu'elle fait de la situation en Roumanie, la Commission européenne est particulièrement préoccupée par les nombreuses atteintes à l'Etat de droit et les récentes décisions du gouvernement dans les domaines de la justice et des institutions. Ce rapport fera l'objet maintenant d'un débat au sein du Conseil des ministres européens et les Verts au PE pensent que des sanctions doivent être prises à l'égard de la Roumanie si la situation devait rester en l'état.

Commentant le contenu du rapport ainsi que les suites à y apporter, Daniel COHN-BENDIT, coprésident du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen a estimé que:

"Ce rapport apporte une réponse, au niveau européen, aux vives préoccupations générées par les manquements démocratiques en Roumanie. C'est donc une étape cruciale. La Commission européenne a relevé de graves atteintes au processus démocratique et aux institutions en Roumanie et cette situation doit désormais être suivie de façon urgente. Si le gouvernement roumain ne parvient pas à apporter des réponses satisfaisantes, alors l'UE devra envisager la possibilité de sanctionner la Roumanie selon les dispositions du Traité.

Le gouvernement doit être conscient du fait que les engagements démocratiques pris il y a cinq ans sont tout aussi importants aujourd'hui qu'à l'époque. Cela suppose que la Roumanie renonce à certaines décisions qu'elle a prises et qui empêchent le fonctionnement démocratique des institutions, et qu'elle accepte la mise en place d'un Ombudsman qui ferait le nécessaire entre les différentes parties. Cela implique cependant aussi un engagement plus large en faveur de normes démocratiques, du pluralisme politique et du respect des institutions."

Rebecca HARMS, coprésidente du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen a pour sa part estimé que:

"Le Parlement européen, pour sa part, doit assurer le suivi de cette question à travers les évaluations des commissions parlementaires compétentes, en vue du débat  en plénière qui se tiendra au mois de Septembre à Strasbourg. L'ouverture d'une procédure selon l'article 7 (1) du Traité doit être envisagée et les Verts au PE soutiendront cette initiative. Ceci implique l'envoi, en Roumanie, d'une mission d'observation afin évaluer le respect des valeurs démocratiques et la primauté du droit. Les Verts maintiennent, depuis l'affaire hongroise, une approche cohérente qui consiste à défendre les intérêts démocratiques des citoyens.

Toutefois, la situation en Roumanie souligne, à nouveau, la nécessité d'un mécanisme permanent afin d'assurer le suivi des droits fondamentaux dans les Etats membres de l'UE. Bien que le rapport de surveillance de la Commission soit un outil important pour s'assurer que les Etats membres respectent leurs engagements en faveur du respect des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques suite à leur adhésion à l'UE, ces engagements ne prennent pas fin pas cinq ans après l'adhésion. Il nous faut un processus permanent de contrôle des droits fondamentaux dans les Etats membres de l'UE. Pour le Parlement européen, le rapport annuel sur les droits fondamentaux devrait être l'outil approprié afin de garantir ce contrôle, pays par pays.

Il est crucial que chaque menace à l'encontre des valeurs démocratiques soit traitée de façon prioritaire au sein de l'UE et que nous ne nous enlisions pas dans les batailles incessantes entre le centre gauche et le centre droit".

Rumänien

EU-Kommission hegt Zweifel an Demokratie in Rumänien: bei weiterer Missachtung demokratischer Werte müssen Sanktionen folgen


Die EU-Kommission hat heute den Fortschrittsbericht für die jüngsten Mitgliedsstaaten Rumänien und Bulgarien vorgestellt. Bei der Bewertung Rumäniens stellte die Kommission bereits früher geäußerte Zweifel an Entscheidungen der rumänischen Regierung in den Vordergrund. Die Kommission sieht diese Entscheidungen als Bedrohung des demokratischen Prozesses und demokratischer Institutionen im Land an. Der Bericht wird nun von den Regierungen der EU-Mitgliedsstaaten im Rat geprüft. Die Grünen fordern strenge Sanktionen für den Fall, dass Rumänien die Zweifel nicht ausräumen kann. Rebecca Harms und Daniel Cohn-Bendit, Fraktionsvorsitzende der Grünen/EFA im Europäischen Parlament, kommentieren den Bericht und seine Konsequenzen:

„Dieser Bericht bringt die sehr ernsten Sorgen der Europäischen Union um die Demokratie in Rumänien zum Ausdruck. Die Kommission hat die Gefährdung des demokratischen Prozesses sowie demokratischer Institutionen in Rumänien festgestellt. Diese Ergebnisse des Berichtes müssen nun dringend weiter verfolgt werden. Wenn die rumänische Regierung die Zweifel nicht ausräumen kann, müssen die EU-Regierungen in Betracht ziehen, die ihnen zur Verfügung stehenden Sanktionen zu nutzen.

Victor Ponta und seine Regierung dürfen nicht vergessen, dass das rumänische Bekenntnis zu demokratischen Werten anlässlich des EU-Beitritts vor fünf Jahren heute noch genauso gilt wie damals. Entscheidungen, die demokratische Institutionen aushebeln, müssen zurückgenommen werden. Es muss ein Ombudsmann ernannt werden, der die Unterstützung aller Parteien genießt. Rumänien muss sich auch grundsätzlich zu demokratischen Normen und Werten bekennen. Der Rat ist dafür verantwortlich, dass aus dem vorliegenden Bericht in Rumänien die richtigen Konsequenzen gezogen werden.

Das Europäische Parlament muss den Bericht noch vor der für September geplanten Plenardebatte mit Herrn Ponta in den zuständigen Ausschüssen bewerten. Die Grünen werden sich dafür einsetzen, dass die ersten Schritte, um ein Verfahren nach Artikel 7 (1) zu starten, in Angriff genommen werden. Das beinhaltet die Entsendung einer Delegation nach Rumänien, die die Lage vor Ort überprüft.

Die Situation in Rumänien verdeutlicht, dass die EU einen permanenten Mechanismus zur Beobachtung der Einhaltung von Grundrechten in den EU-Mitgliedsstaaten braucht. Der Bericht der Kommission ist ein wichtiges Instrument, um zu garantieren, dass Mitgliedsstaaten sich auch nach ihrem Beitritt an Grundrechte und demokratische Werte halten.

Der Erhalt der Demokratie in den Mitgliedsstaaten muss für die ganze Europäische Union Priorität haben. Der gemeinsame europäische Einsatz für demokratische Entwicklung der Mitgliedstaaten darf nicht abhängig sein von Machtspielen der Mitte-Links und Mitte-Rechts-Parteien."