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Pressemitteilung


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Glyphosat

Verlängerung muss der Anfang vom Ende sein


Gesundheitskommissar Vytenis Andriukaitis hat gestern eine Verlängerung der Zulassung des Pflanzenschutzmittels Glyphosat um 18 Monate angekündigt ("technische Verlängerung"). Spätestens in 18 Monaten legt die Europäische Chemikalienagentur einen Bericht zu den Risiken der Anwendung des Pflanzenschutzmittels vor.

Martin Häusling, agrarpolitischer Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion und Mitglied im Umweltausschuss des Europäischen Parlaments, kommentiert:
„Die Europäische Kommission missachtet die Mehrheit der EU-Regierungen und die Öffentlichkeit. Jetzt wäre der Moment gewesen, auf die vielen Menschen zu hören, die das giftige Pflanzenschutzmittel Glyphosat ablehnen. Mit einem Stopp von Glyphosat hätte die Europäische Kommission zeigen können, dass sie die auch nach dem britischen Referendum deutlich gewordene Skepsis vieler Bürger gegenüber Entscheidungen in der EU ernst nimmt, leider hat die Europäische Kommission diese Chance ungenutzt verstreichen lassen. Die Verlängerung kann nur der Anfang vom Ende der Anwendung von Pestiziden und Herbiziden und der Beginn einer nachhaltigen europäischen Landwirtschaft sein. Die Mitgliedstaaten sollte ihre Möglichkeit nutzen, die Anwendung von Glyphosat schon jetzt zu verbieten."

Glyphosate approval

EU governments should begin glyphosate phase-out following Commission intransigence


EU health commissioner Andriukaitas this evening confirmed that the European Commission would be granting a temporary 'technical extension' of the EU approval of the herbicide glyphosate, despite the proposal having failed to secure the support of the necessary qualified majority of EU governments again last week (1). Commenting on the decision, Green environment and food safety spokesperson Bart Staes stated:

"This decision by the Commission to extend the approval of glyphosate in spite of last week's vote shows a disdain for the opposition by the public and EU governments to this controversial toxic herbicide. As perhaps the first EU decision after the UK referendum, it shows the Commission is failing to learn the clear lesson that the EU needs to finally start listening to its citizens again. This temporary extension must be the beginning of the end for glyphosate; we would now urge EU governments and regions to exercise their rights to impose significant restrictions on its use, so we can begin the process of phasing-out glyphosate (2).

"There are clear concerns about the health risks with glyphosate, both as regards it being a carcinogen and an endocrine disruptor. Moreover, glyphosate's devastating impact on biodiversity should have already led to its ban. The process of phasing-out glyphosate and other toxic herbicides and pesticides from agriculture must begin now, and this means reorienting the EU's Common Agricultural Policy towards a more sustainable agricultural model and a Common Food Policy.”

(1) With the current approval of glyphosate set to expire at the end of June and insufficient support from EU governments for re-approval, a European Commission proposal for a 'technical extension' of the current approval until after the European Chemicals Agency delivers its opinion on glyphosate (12-18 months) was today formally adopted by the Commission. The Commission's decision came in spite of the failure to secure a qualified majority among EU governments again last week at an appeal committee under the EU’s comitology process.

(2) Under the legislation, EU member states are entitled to impose restrictions and the French government and a number of municipal authorities have already indicated they will do so. A meeting of Standing Committee on Plants, Animals, Food and Feed (PAFF Committee), which is the body tasked with taking EU regulatory decisions on pesticides, is today also expected to approve a separate recommendation proposed by the European Commission detailing restrictions on how glyphosate is used.
 

Glyphosate

La Commission dit « oui » à une prolongation de 18 mois


Le Commissaire en charge de la santé, Andriukaitas, a confirmé ce soir que la Commission allait procéder à une "extension technique" de 18 mois de l'autorisation de la substance active de l’herbicide le plus vendu au monde: le RoundUp de Monsanto. Cette décision intervient après que les États membres n'aient pu s'accorder à la majorité qualifiée contre l’autorisation du glyphosate le 24 juin dernier.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente Verts-ALE, membre de la Commission environnement et santé publique :

« La Commission aurait dû interdire cette substance considérée comme un cancérogène probable par l’OMS et ainsi faire prévaloir la santé des Européens sur les préoccupations strictement pécuniaires de l'industrie chimique.  En procédant au renouvellement de l'autorisation de cette substance, la Commission refuse de tourner la page de l’agriculture chimique en dépit des dégâts sanitaires qu'elle provoque. En France et en Europe, des agriculteurs produisent déjà sans glyphosate sur des parcelles de plus de 100 hectares[i]. Nous devons les soutenir massivement et encourager financièrement leurs collègues qui n’ont pas encore osé se tourner vers une agriculture biologique. Ces 18 mois de prolongation doivent être utilisés à bon escient par les États membres pour organiser la sortie définitive du glyphosate. Le message politique doit donc être sans équivoque y compris pour produire un impact sur les investisseurs et l'industrie qui vont devoir s'adapter à ce changement. Les pesticides ne sont pas viables y compris au plan économique. Une étude de 2015 du Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism estime que les dégâts sanitaires liés à l'exposition aux pesticides atteignent les 120 milliards d'euros par an en Europe."
 
Pour José BOVÉ, Membre Verts-ALE de la Commission agriculture :

« Le glyphosate est le nerf de la guerre menée par toute l’industrie de l’agrochimie pour conserver une agriculture soumise aux pesticides chimiques, Monsanto en tête. Deux tiers des Européens n’en veulent  cependant ni dans leur assiette, ni dans les champs ! La Commission européenne et les États ne peuvent les ignorer.

Dans cette affaire, les États-membres se sont à nouveau organisés pour refiler la patate chaude à la Commission. Or d’après le droit européen, la Commission reste libre d’agir lorsqu’aucune majorité qualifiée n’existe au Conseil. Elle avait encore la possibilité d’écouter les citoyens et d’interdire ce poison pour notre santé et l'environnement. Elle n'a pas su s'en saisir et a préféré autoriser à nouveau le glyphosate, ce qui, dans ces conditions, est un très grave déni de démocratie. »


[1] http://www.bretagne.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/16035/$File/10%20-56_306.pdf?OpenElement