Press release


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Car CO2 emissions

Missed opportunity to back ambitious targets and better consumer information


The European parliament and European Council, meeting yesterday in trialogue, came to an agreement on a legislative proposal on CO2 emissions limits for vehicles for 2020. The proposal fixes the steps necessary to implement a fleet average for car CO2 emissions of 95g of CO2 per km by 2020. The legislators also signalled a further annual reduction in CO2 emissions of 4-6% per year for the period 2020-2025. The Greens regret however that the agreement contains a number of loopholes and also fails to set out a binding target for 2025. Greens/EFA co-president Rebecca Harms stated:

"While I welcome a future decision on a target for 2025 and the agreement on CO2 emissions reductions of 4-6% per year for the period 2020-2025, I regret that there was no support for an immediate and binding target for 2025. The Parliament supported a target within a range of 68-78g CO2/km for 2025 but was unable to prevail against the Council. The agreement will not ensure the highest possible benefit to consumers or adequately address climate change. It will also fail to truly spur carmakers to bring the most efficient and least polluting cars to the market. Cleaner, more fuel-efficient cars are clearly in the interest of consumers, particularly at a time of economic difficulty.

"In addition to this, the agreement recognises the problem of consumer deception as regards manufacturers' claims on fuel consumption and actual performance. However, improvements will depend on future action from the Commission.

"These proposals go some way towards tackling CO2 emissions and the growing problem of air quality, but ultimately the automobile lobby was successful in preventing a binding target and slowing the possible development of ambitious new technologies. Unfortunately, the European car industry continues to view climate protection and competitiveness as mutually exclusive rather than complementary."

CO2-Regulierung für PKW

Verpasste Chance für ehrgeizigere Ziele und bessere Verbraucherinformation


Gestern wurde im 3. Trilog eine Einigung zwischen Rat und Parlament zur CO2-Regulierung für PKW erreicht. Die Grünen begrüßen, dass sichergestellt wurde, dass auch für 2025 ein Ziel festgelegt werden soll. Die jährlichen CO2-Minderungen bis 2020 sollen bis 2025 fortgeschrieben werden (1). Die Grünen bedauern jedoch, dass dies nicht bereits jetzt klar beziffert wurde. Rebecca Harms, Fraktionsvorsitzende der Grüne/EFA-Fraktion im Europaparlament erklärt dazu: 

"Wirklich zufrieden sind wir mit dem Kompromiss nicht. Zwar begrüßen wir, dass über 2020 hinaus ein Reduktionspfad beschrieben wird und ein Grenzwert für 2025 festgelegt werden soll. Das Parlament wollte einen Zielbereich jedoch bereits jetzt gesetzlich verankern, konnte sich damit aber nicht gegen den Rat durchsetzen. Der Druck, den die Automobilindustrie und die deutsche Bundesregierung als ihr Sprachrohr ausgeübt haben, hat ein wirklich gutes Ergebnis für Verbraucher, Klima und industrielle Innovation verhindert.

Das Problem falscher Verbraucherinformation zum Kraftstoffverbrauch von Neufahrzeugen wird benannt, und die Kommission wird beauftragt gegen diese Verbrauchertäuschung vorzugehen. Das ist ein Schritt in die richtige Richtung, auch wenn wir uns auch hier für weitergehende Festlegungen bereits in dieser Regulierung eingesetzt haben.

Mit ihrem Einsatz für großzügige Mehrfachanrechnung von emissionsarmen Fahrzeugen konnte sich die Bundesregierung zwar nur teilweise durchsetzen, doch auch hier wurden die Vorschläge von Parlament und Kommission abgeschwächt. Insgesamt haben die Regierungen der Mitgliedsstaaten offenbar immer noch nicht begriffen, dass Vorgaben für Klimaschutz und Energie-Effizienz für Innovation und Wachstum sorgen – gerade in der Autobranche. Merkel und Co sehen Klimaschutz und Wettbewerbsfähigkeit noch immer fälschlicherweise als Widerspruch. Sie folgen damit der Lobbyarbeit der Automobil-Hersteller."

(1) Die jährlichen Reduktionen der CO2-Emissionen bis 2020 betragen 4-6%.

Emissions de CO2 des voitures

Une occasion manquée pour soutenir des objectifs ambitieux et une meilleure information des consommateurs


Le Parlement européen et le Conseil européen sont parvenus à conclure un accord sur une proposition législative concernant les modalités d'application des limites d'émissions de CO2 pour les véhicules neuves en 2020. La proposition fixe les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l'objectif de 95g de CO2 par km en 2020. Les législateurs ont également opté pour une réduction supplémentaire des émissions de CO2 annuelle de 4-6% par an pour la période 2020-2025.  

Les Verts regrettent cependant que l'accord contienne un certain nombre de lacunes et omet également de définir un objectif contraignant pour 2025. 

Pour Yannick JADOT, député européen, qui a suivi le dossier en commission de l'énergie, de l'industrie et de la recherche :

"Les grands constructeurs automobiles, notamment allemands, ont fait pression pour empêcher qu'une nouvelle règlementation plus contraignante soit mise en œuvre et pour assouplir les objectifs de réduction des émissions de CO2 déjà fixés. Si cet accord réaffirme la nécessité de définir en 2015 des limites précises et contraignantes d'émissions de CO2 des voitures neuves pour 2025 et entend réduire les émissions de 4 à 6% pour la période 2020-2025, on peut dire que les valeurs retenues et les flexibilités mises en place sont scandaleuses. Il faut en finir avec les pseudo-politiques d'incitations qui réduisent d'autant les efforts globaux, le système des supercrédits supposé favoriser l'innovation et encourager les voitures électriques est biaisé et c'est toujours le consommateur qui finalement paye la différence.

Face au scandale des procédures de tests truqués, l'Union européenne s'est engagée à définir des nouvelles procédures , il était temps d'agir ! Chez certains constructeurs la différence de consommation affichée au compteur est parfois supérieure de 25%. les premières victimes de ces fraudes sont bien sûr les automobilistes. Les associations de consommateurs ont calculé que chaque automobiliste dépense ainsi 135 euros par an en terme de surcoût de carburant, soit 1,8 milliard par an à l'échelle de l'Union européenne. Cet accord aurait pu être meilleur pour les automobilistes, l'emploi et l'économie si les États-membres comprenaient enfin que la lutte contre le changement climatique ne s'oppose pas à la compétitivité de l'industrie automobile, bien au contraire."