Press release


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EU tax rules

Full transparency on controversial corporate 'tax rulings' remains elusive


EU finance ministers today adopted new EU rules on information exchange between member states on taxation and, notably, the tax rulings agreed with corporations, which were the subject of the Luxembourg leaks revelations. The final legislation agreed by finance ministers is weaker than what had been proposed by the EU Commission. Commenting on the agreement, Green economics and finance spokesperson Molly Scott Cato said:

"EU finance ministers have taken a baby step towards providing proper transparency on these controversial 'tax rulings' but true transparency on corporate tax policy in Europe remains elusive.

"The original proposal by the Commission on information exchange between member states essentially clarified an obligation which has existed since the 1970s but not been properly applied. If it had been applied, it would have ensured that odious 'tax rulings' could not have been kept concealed. EU finance ministers scaled back this proposal. Under the agreed rules, the European Commission will not have access to all the information and would not be able to use the information it does receive for future state aid investigations. This is a major shortcoming. It is essential that these agreements between tax authorities and member states are made public and we call upon the EU Commission to make a new proposal to this end.

"Properly responding to the revelations of Luxembourg Leaks requires a much more comprehensive approach. In addition to full transparency on tax rulings, we finally need comprehensive country by country reporting rules for corporations. Ensuring country-by-country reporting obligations for all corporations would enable proper scrutiny of their tax management schemes and provide full transparency on the type of 'tax rulings', which were the subject of the Luxembourg Leaks revelations. The European Parliament has voted to include such a provision under draft EU legislation on shareholder rights and we would urge EU governments to finally agree to this."

Entscheidung der Finanzminister zu Steuervorbescheiden

Fauler Kompromiss beim Informationsaustausch


Am heutigen Dienstag haben sich die EU-Finanzminister auf einen Kompromiss zum Austausch von Informationen zu Steuerabsprachen zwischen einzelnen EU-Mitgliedsstaaten und Unternehmen (tax rulings) geeinigt. Der Vorschlag der EU-Kommission wurde stark verwässert. Die Informationen sollen nur an die EU-Mitgliedsstaaten und nicht an die Europäische Kommission gehen. Aufgrund der Blockade von Großbritannien, Spanien und Slowenien soll die EU-Kommission nur rein statistische Daten erhalten. Inhalt des Bescheids und Name des Unternehmens bleiben ihr verborgen, ein Zentralregister wird es nicht geben. Die Maßnahmen treten Anfang 2017 in Kraft. Das kommentiert der finanz- und wirtschaftspolitische Sprecher der Grünen/EFA-Fraktion, Sven Giegold:

"Der faule Kompromiss der Mitgliedstaaten schneidet die EU-Kommission von den entscheidenden Informationen ab. Das macht das gesamte Verfahren zur Farce. Um Steuerdumping zu entdecken und zu ahnden, muss die EU-Kommission den Inhalt des Steuervorbescheids und den Namen des Unternehmens kennen.

Die schärfste Waffe der EU-Kommission, Verfahren wegen illegaler staatlicher Beihilfe einzuleiten, bleibt außer Gefecht. Eine zentrale Datenbank über Steuervorbescheide (tax rulings) hätte einen Abschreckungseffekt auf die Unternehmen erzeugt. Nun verbieten die EU-Mitgliedsländer der EU-Kommission, die Daten zur Ermittlung dubioser Fälle steuerlicher Beihilfe zu nutzen. Ohne dieses Zentralregister können die Staaten weiter mit Konzernen Regeln aushandeln, die den Steuerzahlern in der gesamten EU schaden.

Ob den Informationen nachgegangen wird, hängt allein vom guten Willen der Mitgliedsstaaten ab. Wie verlässlich die Mitgliedsländer sind, haben wir in den vergangenen Jahren gesehen. Nach EU-Regeln hätten die Staaten seit 1977 Informationen austauschen müssen, haben es aber nicht getan.

EU-Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker hat nach dem LuxLeaks-Skandal versprochen, mit Steuerdumping in der EU aufzuräumen. Er muss nun einen neuen Vorschlag auf den Tisch legen, der die Informationen zu Steuerabsprachen öffentlich macht.

Die Einigung des Rates ist auch eine Respektlosigkeit gegenüber dem Europaparlament. In Steuerfragen muss das Parlament angehört werden. Die Abstimmung im Ausschuss über den Kommissionsvorschlag steht aber erst in der kommenden Woche an."

Tax Ruling - Ecofin

Un compromis boiteux sur l'échange d’informations


Ce mardi, les ministres des Finances de l'UE se sont entendus sur un compromis pour l'échange automatique d'informations concernant les rescrits fiscaux (tax rulings) signés entre les États membres de l'UE et les entreprises. La proposition de la Commission Européenne a été édulcorée. Les informations iront en effet aux États membres mais pas entièrement à la Commission européenne. À cause du blocus de plusieurs Etats-membres, la Commission européenne devrait seulement recevoir des données statistiques. Le contenu des rescrits et le nom de l'entreprise seront cachés et aucun registre central ne sera créé. Les mesures n'entreront en vigueur que début 2017.  

Eva Joly, députée européenne Verts/ALE, Vice-présidente de la Commission TAXE réagit:

« Le compromis des États membres est pour ainsi dire boiteux et risque de mettre la Commission Européenne sur la touche. En la privant d’un accès crucial à l’information, c’est tout le projet qui est affaibli. Et l’interdiction faite à la Commission d'utiliser les données pour identifier les cas douteux est une erreur. L'arme la plus efficace de la Commission européenne, c'est-à-dire la capacité à mener des enquêtes sur les aides d'État illégales, est en effet bridée.  
Enfin, la décision de limiter l'échange d'information aux rescrits fiscaux remontant au maximum à 5 ans risque de manquer en partie sa cible dans la mesure où certains rulings conclus dans les années 1990 sont peut-être encore en vigueur. »

Philipe Lamberts, Président du groupe Verts/ALE:

« L'expérience passée a largement démontré combien l'échange d'information ne peut dépendre uniquement de la bonne volonté des États membres: bien que ces derniers soient tenus depuis 1977 - en vertu des règles de l'UE - d'échanger spontanément des informations dans le domaine fiscal, ils ne l'ont quasiment jamais fait. Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, a promis suite au scandale LuxLeaks d'en finir avec le dumping fiscal au sein de l'UE. Il est désormais de son devoir de mettre une nouvelle proposition législative sur la table qui viserait à rendre publique l'information sur les arrangements fiscaux.

Outre la nécessité d'obtenir une transparence complète sur les rescrits fiscaux, il est également urgent de mettre en œuvre une comptabilité publique pays par pays pour les entreprises multinationales. Le Parlement a déjà voté en faveur d'une telle mesure dans le cadre de la révision de la directive droits des actionnaires. Il revient désormais aux gouvernements européens de s'accorder à leur tour sur cette disposition indispensable. »