Press release


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Car emissions scandal

Widening of car emissions scandal throws spotlight on failures of regulators


Commenting on the latest revelation by car manufacturer Volkswagen that many of its cars on the market are also not in line with EU norms on CO2 emissions, in addition to the ongoing scandal relating to air pollutant emissions, Greens/EFA co-president Rebecca Harms said:

"This latest revelation underlines that we are so far scratching at the tip of iceberg. We now know what many long suspected: there is a systemic problem with the car industry and its regulation. Disturbingly, the response of the European Commission and national authorities has been to try and fudge EU law at the same time as US regulators are clamping down the sector. This protectionist approach is totally wrongheaded. We cannot accept that EU rules aimed at protecting public health and the environment are simply ignored.

"The EU Commission must undertake a comprehensive investigation of the various allegations of how car makers are avoiding EU rules on pollutant and CO2 emissions and the role of national authorities, and ensure any transgressions are properly sanctioned. With the Commission continuing to drag its heels, we need to move ahead with a fully-fledged inquiry in the European Parliament. We must ensure that EU health and environment laws are fully implemented and stop letting the auto-lobby dictate the terms of its own regulation. This ultimately implies changing how the sector is regulated and laws are enforced."

Green environment spokesperson and vice-president Bas Eickhout added:

"Last week's scandalous decision by EU governments to allow car manufacturers produce and market cars that exceed EU legal limits on pollutants was an utterly cynical move. We know that there are no technical barriers to meeting these limits, as many car makers do and the US has stricter limits, just as we know there are no technical barriers to meeting the EU's weak CO2 emissions standards. The response to this scandal cannot be to weaken existing rules, so that dirty car makers that have made no effort are rewarded.

"We will be pushing the European Parliament to reject last week's agreement and believe this is essential for the credibility of the EU's response to this scandal. We need to be ensuring car makers respect democratically-decided laws. This means introducing a real driving emissions test, with no exemptions, which ensures all cars approved for the market comply with the EU's pollutant limits. Anything else would be a failure for the EU."

Abgasskandal bei VW weitet sich aus

EU muss Entscheidung zu Abgastests rückgängig machen


Der Abgas-Skandal bei Volkswagen weitet sich nun auch auf Benzin-Autos aus. Nachdem der Konzern am Dienstagabend eingestanden hat, dass auch CO2-Werte bei einigen Fahrzeugmodellen falsch sind, fordert die Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Rebecca Harms, eine EU-weite Untersuchung aller Autohersteller und eine Revision der Entscheidung zu den Grenzwerten bei Abgastests in der vergangenen Woche:

"Nach den neuen Erkenntnissen wirkt die Entscheidung über die EU-Abgastests von vergangener Woche mit großzügigen Ausnahmen für die Autohersteller noch verantwortungsloser. Wir dürfen Grenzwerte zum Umwelt-, Gesundheits- und Verbraucherschutz nicht über Bord werfen, wenn Automobilhersteller bei Abgasmessungen betrügen. Wir fordern eine Ablehnung der Entscheidung durch das Europaparlament und werden uns für eine entsprechende Mehrheit einsetzen. Der vermeintliche Schutz der Konzerne wird sonst auch zum Verhängnis für die Mitarbeiter der europäischen Autohersteller, wenn die Verbraucher sich von ihren Produkten abwenden.

Die Ausweitung des Skandals zeigt, dass wir bisher nur die Spitze des Eisberges kennen. Verbraucherinnen und Verbraucher können sich nicht darauf verlassen, dass die Angaben der Hersteller zu Abgaswerten oder dem Verbrauch ihrer Fahrzeuge stimmen. Die EU-Kommission und die Regierungen in den EU-Mitgliedsstaaten sind für diesen systematischen Betrug mitverantwortlich. Anstatt lückenlos aufzuklären, machen sie erneut Deals mit der Industrie auf Kosten von Menschen und Umwelt.

Wir fordern eine unabhängige und umfassende Untersuchung aller Autohersteller in der EU, um weitere Betrugsfälle auszuschließen. Offensichtlich können europäische Grenzwerte im Automobilbereich im derzeitigen System nicht durchgesetzt werden. Deshalb brauchen wir eine unabhängige Kontrollbehörde auf EU-Ebene."

Scandale Volkswagen

Une commission d'enquête contre l'impunité


Nouveaux rebondissements dans l'affaire Volkswagen. Après avoir reconnu la fraude dans le cas de ses moteurs diesel équipés de logiciels interdits, VW est à nouveau épinglée pour avoir systématiquement menti sur les niveaux d'émission de CO2 de voitures à essence en vue d'obtenir leur homologation.
Déclaration conjointe de Karima DELLI, membre de la Commission des transports, rapporteuse sur la mobilité durable et Yannick JADOT, Porte-Parole Verts-ALE pour le Climat
 
"Si après avoir reconnu la fraude sur ses moteurs diesel, Volkswagen a jusqu'ici basé sa défense sur l'implication d'un nombre limité de personnes, cette thèse devient moins crédible à mesure que le temps passe. Il devient de plus en plus probable que la compagnie allemande se soit systématiquement livrée à des fraudes et qu'elle ait opté pour une politique commerciale agressive volontairement déloyale lui permettant d'écarter ses concurrents et dominer le marché.
Jeudi dernier, le Président du Parlement européen Martin Schultz est venu en renfort du Président du PPE, M. Weber, en écartant la demande du groupe Verts-ALE d'instaurer une Commission d'enquête à part entière afin d'évaluer les responsabilités à la fois de l'entreprise, des États et de la Commission européenne. Notre groupe a donc l'intention de relancer rapidement cette initiative en vue d'obtenir une Commission d'enquête.

Nous ne pouvons tolérer de telles pratiques illégales ni cautionner les paris commerciaux inconsidérés d'entreprises dont la soif de conquête de parts de marché les amènent à violer les règles au détriment de la santé des citoyens, de leurs droits en tant que consommateurs voire travailleurs, de la crédibilité européenne et même des investisseurs dont les "attentes légitimes" ont été flouées.

Il est profondément choquant de constater que pendant que les autorités américaines font leur travail de protection de la santé des Américains en enquêtant, les autorités nationales et la Commission européenne semblent par-dessus tout intéressées à couvrir les agissements frauduleux de leurs constructeurs. Où en sont par exemple les tests aléatoires promis par Madame Royal le 24 septembre? Cette inaction confirme malheureusement nos soupçons de collusion. Après le sauvetage des banques, les Européens devront-ils se contenter d'un nouvelle version du fameux "Too big to fail" et amortir les pertes?
Les pouvoirs publics ont le devoir d'agir immédiatement. Non pas, comme mercredi dernier en légalisant la fraude et ainsi récompenser les industriels automobiles autorisés à vendre des voitures dépassant les limites en vigueur de 110% dans un premier temps (jusqu'en 2019), puis de 50% sans date limite. Mais bien en régulant et en veillant à l'application inconditionnelle des règles dans l'intérêt commun."