Press release


Conseil européen: Plan d'investissement

Un Plan Juncker et des projets nationaux pour aller dans quelle direction?


Les Chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent aujourd'hui et demain à Bruxelles. Au centre du débat, le plan d’investissement de 315 milliards proposé par Jean-Claude Juncker pour relancer la croissance et les projets déposés par les Etats afin de mobiliser les fonds.

Pour Philippe Lamberts, Président du groupe des VERTS-ALE:

"En proposant un plan d’investissement, Jean-Claude Juncker reconnaît implicitement l’inadéquation des fondamentaux qui ont aiguillé la pensée économique jusqu’ici. Les politiques d’austérité ont amplifié la tendance structurelle de manque d’investissement.

Avec raison, M. Juncker veut tenir compte des contraintes pesant sur les budgets nationaux et de l'endettement intenable. Mais les chiffres qu'il avance sont peu crédibles si le but est effectivement de relancer la croissance européenne. Notre groupe a proposé un plan d’investissement (1) qui, tout en intégrant les contraintes avancées, permet de régénérer le tissu économique et de créer des emplois. Un objectif qui semble d'autant plus compromis au regard des projets tous azimuts déposés par les Etats membres.

Pour le groupe des Verts-ALE, les investissements qui doivent être soutenus sont ceux qui contribuent à la transition énergétique de notre économie, à la relocalisation des emplois, au soutien des PME et au renforcement de nos services et infrastructures publiques afin qu’elles répondent au besoin de la collectivité. C’est en devenant socialement et écologiquement responsable que l’économie sera solide et compétitive.

La Commission européenne a su reconnaître la légitimité de nos revendications. En acceptant ce mardi de ne pas abandonner la législation sur la qualité de l’air. Et, hier, en étendant à tous les pays de l’UE ses enquêtes sur les pratiques fiscales déloyales mises en avant dans l’affaire Luxleaks. Au président Juncker de montrer aujourd’hui que la patriotisme national est révolu en se profilant dans l'intérêt de tous les Européens, d’aujourd’hui et de demain.»