Press release


en | de | fr

EU summit

EU compass off on jobs and economy; but unity on Russia strategy


Commenting on the outcome of the EU summit of heads of state and government, Greens/EFA co-presidents Rebecca Harms and Philippe Lamberts said:

"While this summit did not deliver any big decisions, at least the EU emerges unified in terms of foreign policy. Economic sanctions against Russia will be maintained. It is correct to continue to continue to push for an assertive diplomacy towards Russia and not be sucked into Putin's military provocation. The EU must do all it can to ensure the Russian government respects the Minsk Protocol, as this provides the key to a peaceful solution in the Donbass region of Ukraine.

"A humanitarian catastrophe must be avoided in the east of Ukraine. The EU and the Ukrainian government must work together to support the people there through the hard winter months. The Russian government and the separatist leaders must allow the Red Cross and other international organisations to do their work. The EU must also help and push Ukraine to implement reforms and fight corruption. Financial assistance must depend on these reforms.

"The EU needs a convincing plan against unemployment and recession, and Juncker's investment plan could be a welcome step to this end. However, we remain both unconvinced by the fund's structure and by the list of projects proposed by EU member states for support, which are backward-looking and follow narrow national interests. To be worthwhile, these common investments must promote the modernisation of the European economy: transforming the energy sector, with investments in energy efficiency and renewable energy, as well as the refitting of the European grid, together with an ambitious programme to stimulate the digital economy. Commission president Juncker must now work with EU governments until June to shift the compass of this plan towards the sustainable transformation of the economy.

"It is also unsettling that the EU Commission and governments want to increase the tempo of the controversial EU-US TTIP negotiations. The myth that this agreement will be some silver bullet for Europe's economic ails continues to be peddled with gusto. Instead, it is a putsch on social, health and environmental standards, which is the opposite of what Europe and its public needs."

EU-Gipfel

EU fehlt Kompass für Jobs und Wachstum/Einigkeit gegenüber Russland


 

In der Nacht zum Freitag ging der EU-Gipfel in Brüssel zu Ende. Es war ein kurzer Gipfel mit wenig Entscheidungen: Die Sanktionen gegen Russland sollen aufrecht erhalten werden und bis Juni wollen sich die Regierungen der EU-Mitgliedsstaaten auf konkrete Projekte für den Investitionsplan einigen. Diese "Ergebnisse" kommentiert die Vorsitzende der Grünen/EFA-Fraktion im Europäischen Parlament, Rebecca Harms:

 

 

 

 

"Immerhin: Die EU hat sich nicht spalten lassen und in der Außenpolitik ihre Einigkeit gewahrt. Die Wirtschaftssanktionen gegenüber Russland werden aufrechterhalten. Es ist richtig, die Strategie einer offensiven Diplomatie weiter zu verfolgen und sich auf keine militärische Auseinandersetzung einzulassen. Die EU muss jetzt alles daran setzen, dass die russische Regierung endlich das Minsker Abkommen einhält. Mit diesem Kompromiss können im Donbas die Waffen zum Schweigen gebracht werden.  

 

 

 Im Osten der Ukraine muss eine humanitäre Katastrophe verhindert werden. Die EU und die ukrainische Regierung müssen jetzt zusammenarbeiten, um den Menschen während der harten Wintermonate zu helfen. Die russische Regierung und die Statthalter der sogenannten Separatisten müssen die Arbeit des Roten Kreuzes und anderer internationaler Organisationen zulassen. Die EU muss die Ukraine bei ihren Reformen und dem Kampf gegen Korruption unterstützen. Umfassende finanzielle Hilfe muss an diese Reformen geknüpft werden. 

 

 

Die EU braucht einen überzeugenden Plan gegen Arbeitslosigkeit und Rezession. Aber was bisher an Projekten aus den Mitgliedsstaaten auf dem Tisch liegt, geht in die falsche Richtung: Die Projekte im Investitionsplan sind rückwärtsgewandt und folgen überwiegend nationalen Interessen. Die gemeinsamen Investitionen müssen sich auf große europäische Modernisierungsideen konzentrieren: der Umbau der Energiewirtschaft, Investitionen in Erneuerbare Energien und in Energie-Effizienz, Ausbau der Netze und eine Initiative für die digitale Wirtschaft. Die EU-Staats- und Regierungschefs müssen bis Juni gemeinsam mit EU-Kommissionspräsident Jean-Claude Juncker ihren Kompass für die nachhaltige Ankurbelung der Wirtschaft finden. Beunruhigend ist, dass bei TTIP Tempo gemacht werden soll. Das Abkommen gilt den Regierungen als Wunderwaffe für die Ankurbelung der Wirtschaft. Die Idee, durch Umwelt- und Sozialdumping Beschäftigung zu schaffen, gehört aber in die Mottenkiste der Politik." 

 

 

 

Sommet européen

Pas d’orientations claires sur l’emploi et l’économie mais maintien du cap vis-à-vis de la Russie


La présidente du groupe Verts-ALE, Rebecca Harms, présente à Bruxelles, a commenté les résultats du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens:

" Si ce sommet n’a pas été l’occasion de grandes décisions en matière d’emploi et de relance économique, il aura au moins servi à faire émerger une Union européenne unifiée en matière de politique étrangère. Les sanctions économiques contre la Russie seront maintenues. Persévérer avec fermeté sur la voie diplomatique envers la Russie sans se laisser intimider par les provocations militaires de Poutine est pertinent.  L’UE doit s’assurer du respect du Protocole de Minsk par la Russie pour aboutir à une solution pacifique dans la région du Donbass de l'Ukraine. Pour éviter une catastrophe humanitaire dans l'est de l'Ukraine pendant les mois d’hiver, l’UE et le gouvernement ukrainien devront travailler ensemble. Le gouvernement russe et les dirigeants séparatistes ne peuvent entraver le travail de la Croix-Rouge et autres organisations internationales. L'UE doit également aider l'Ukraine à accomplir ses réformes  et à lutter contre la corruption, en fournissant, notamment, une aide financière.

Quant au plan d’Investissement proposé par Juncker, même si l’idée est bienvenue,  pour lutter efficacement contre le chômage et la récession, ce plan doit être convaincant. Or, ni le dispositif proposé par Juncker ni les projets déposés les états membres ne le sont. Difficile de dégager une stratégie européenne cohérente d’investissements de la liste hétéroclite des projets nationaux. Sans parler de la nature des projets d’investissement dont une grande partie ne répond pas à l’ambition de développer une économie orientée vers le futur. Il est évident qu’un plan d’investissement crédible requiert des investissements communs destinés à la modernisation et à la durabilité de l'économie européenne.  Outre l'économie numérique, la transition énergétique est cruciale. Celle-ci implique d’investir dans l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables et les réseaux. Le Président de la Commission européenne devra donc travailler activement avec les états membres pour donner une orientation précise aux investissements. 

Le redémarrage européen dépendra en grande partie de la qualité et de la consistance du plan européen d'investissement. C'est là que nous devons concentrer l'essentiel de notre énergie.  Nous trouvons donc la volonté du Conseil d'accélérer les négociations controversées UE-USA TTIP assez préoccupante. Un accord vendu comme étant   la solution miracle aux maux économiques européens.  Une stratégie de fuite en avant qui évite de s'attaquer aux problèmes de fond et  fait l'impasse sur les normes environnementales, sociales et la santé au détriment  de l'intérêt des Européens.  Faut-il y voir l'échappatoire à un plan d'investissement mal conçu auquel personne ne croit déjà plus?"