Press release


en | de | fr

Tax evasion/Luxembourg leaks

Blow to Juncker's credibility must spur real EU action against tax avoidance and dumping


Commenting on the 'Luxembourg Leaks' revelations on the state of Luxembourg's role in facilitating large scale tax evasion by the international consortium of investigative journalists (ICIJ), Green economic and financial policy spokesman Sven Giegold said:

"These revelations are a major blow to the credibility of new commission president Junker and his capacity to act for public interest. There has never been such concrete evidence of the extent multinational corporations go to avoid their tax responsibility but also the role of state actors in facilitating this. The fact that EU commission president Juncker served as Luxembourg's finance and prime minister throughout this period makes him directly complicit in this mass corporate tax avoidance.

"This must however be a watershed moment to galvanise the fight against tax evasion and dumping in Europe and beyond. The Commission must now set out a comprehensive action plan against tax dumping. Only by doing so can Juncker begin the path to redemption and try and dispel the doubts about his conflict of interest as Commission president.

"EU finance ministers meeting tomorrow must immediately respond to these serious revelations. There is a need for an alliance of member states that want to truly combat tax dumping in the EU and reticent member states, who have been complicit in these schemes (like Austria, Ireland, Luxembourg and the Netherlands), must end their resistance. Clear and concrete measures to this end are already in the pipeline. We finally need agreement on implementing a binding Common Consolidated Corporate Tax Base (CCCTB). This should be accompanied by proposals for a European minimum corporate tax rate. The German government must also stop blocking mandatory rules on tax transparency, via country-by-country reporting.

"The EU's most effective means to prevent aggressive tax avoidance is via competition policy, as action in this area cannot be blocked by a single member state (as with taxation policy). New EU competition commissioner Vestager must give top priority to combating tax dumping. This means both allocating sufficient resources within the Commission and using EU state aid rules to their full potential to crack down on tax dumping."

Luxemburg-Leaks

Juncker-Kommission muss endlich konkrete Schritte gegen Steuervermeidung unternehmen


Die Veröffentlichung der Luxemburg-Leaks-Dokumente durch das internationale Konsortium investigativer Journalisten (ICIJ) kommentiert der wirtschafts- und finanzpolitische Sprecher der Grünen im Europaparlament Sven Giegold:

"Durch diese Dokumente ist die Glaubwürdigkeit des EU-Kommissionspräsidenten und ehemaligen Luxemburger Finanzminister Jean-Claude Juncker beschädigt worden. Er muss nun zeigen, ob er sich in diesem Bereich tatsächlich für das Europäische Gemeinwohl einsetzen will und kann. Juncker war als Finanzminister und Premier Luxemburgs für die Einführung der maßgeschneiderten Steuerbescheide verantwortlich. Juncker hat sich so zum Komplizen von Steuerdrückern gemacht und damit andere EU-Staaten um Steuermilliarden gebracht. Er hat damit Europa geschadet. Nun muss Juncker ein glaubwürdiges Programm gegen aggressives Steuerdumping vorlegen. Nur so kann er die Zweifel an seinem Interessenkonflikt als EU-Kommissionspräsident ausräumen. Dazu gehört Die EU-Kommission ein Vorschlag für europäische Mindeststeuersätze in der Unternehmensbesteuerung. Dann wäre den Steuerschiebereien endlich ein Riegel vorgeschoben.

Noch nie war an so konkreten Beispielen sichtbar, wie und in welchem Ausmaß internationale Unternehmen ihre Steuern mit Hilfe von einzelnen EU-Regierungen um Milliardenbeträge drücken. Die Veröffentlichung ist ein Glücksfall und eine historische Gelegenheit für den Kampf gegen Steueroasen. 

Die Mitgliedsländer müssen an diesem Freitag beim Treffen der Wirtschafts- und Finanzminister (EcoFin) reagieren. Wie bei Offshore-Leaks hat der deutsche Finanzminister Wolfgang Schäuble nun die Chance, diese Gelegenheit beim Schopfe zu packen. Mit dem Rückenwind des Skandals muss er eine Allianz schmieden, um effektive Maßnahmen gegen das Steuerdumping im Europäischen Binnenmarkt durchzusetzen. Die Niederlande, Irland, Österreich und Luxemburg müssen ihren Widerstand endlich aufgeben. Frankreich und Deutschland dürfen sich nicht länger von ihren Nachbarn steuerlich ausbluten lassen. Die vorsichtigen Maßnahmen der OECD (BEPS) genügen nicht. Gerade der Eurogruppen-Chef und niederländische Sozialdemokrat Joeren Dijsselbloem ist hier genauso in der Pflicht wie auch die Luxemburgische Regierung. 

Seit Jahren kommt die Gemeinsame Konsolidierte Körperschaftssteuerbemessungsgrundlage (GKKB) nicht voran. Das Europaparlament fordert seit langem, die GKKB verbindlich zu machen. Das muss nun endlich umgesetzt werden. Genauso muss die deutsche Bundesregierung ihre Blockade gegen verbindliche Regeln zur Steuertransparenz aufgeben. Es ist ein Skandal, dass die große Koalition die Ablehnung der länderbezogenen Berichtspflichten („country-by-country reporting“) sogar in den Koalitionsvertrag geschrieben hat. 

Das wirksamste Mittel der EU gegen aggressive Steuervermeidung liegt aber in der Wettbewerbspolitik. Denn hier gibt es keine Blockademöglichkeit durch die Mitgliedsländer. Steuerbeihilfen sind - genauso wie alle anderen Beihilfen - nach EU-Recht verboten. Deshalb ist die Wettbewerbskommissarin Vestager gefordert. Das kleine Referat in der Generaldirektion Wettbewerb, das zu Steuerdumping arbeitet, besteht gerade einmal aus acht Personen. Das ist ein Witz. Es muss personell mindestens vervierfacht werden. Außerdem muss die EU-Kommission die Möglichkeiten des Beihilferechts jetzt scharf anwenden und gegen Steuerdumping mit Rückforderungen hart vorgehen. Kommissarin Vestager, haben Sie Mut! Jetzt ist Ihre Zeit!"

Jean-Claude Juncker au défi de la justice sociale

Le nouveau président de la Commission saura-t-il remédier aux agissements de l'ancien premier ministre luxembourgeois?


Les Verts au Parlement européen se félicitent de la publication des dessous du système fiscal luxembourgeois. Selon la Commission Européenne, la fraude et l'évasion fiscales privent chaque année les trésors publics des États-membres de 1.000 milliards d'euros de recettes. 

Réagissant à ces révélations, Philippe LAMBERTS, Président du Groupe des Verts/ALE et Eva JOLY eurodéputée et spécialiste des paradis fiscaux ont estimé que: 

"Si de trop nombreux États-membres de l'UE rivalisent de trucs et ficelles pour indécemment séduire les entreprises, le Grand-Duché du Luxembourg fait partie de ceux qui, comme les Pays-Bas ou l'Irlande, ont érigé ces pratiques au rang d'industrie nationale. L'enquête ouverte par la Commission européenne à leur encontre, à l'initiative du Commissaire sortant Joaquin Almunia, était donc plus que nécessaire. En ces temps où les finances publiques ont été mises à mal par le sauvetage du secteur financier, ce sont les bases mêmes de l'État social qui sont minées par ce qui s'apparente à du racolage fiscal. 

Ces révélations ne constituent pas une véritable surprise, mais donnent une base factuelle aux soupçons qui pesaient sur le Grand-Duché, dont le nouveau gouvernement – auquel les Verts participent - semble avoir l'intention de rompre avec ces pratiques, des pratiques qui se sont développées sous le gouvernement d'un certain Jean-Claude Juncker (1). Le nouveau président de la Commission européenne a choisi de confier plusieurs portefeuilles à des commissaires à contre-emploi : la régulation financière à l'ex-lobbyiste britannique Jonathan Hill, la discipline budgétaire au Français Pierre Moscovici, le climat à l'Espagnol Miguel Arias-Cañete, proche de l'industrie pétrolière pour ne citer que quelques exemples. S'il espérait que ceux-ci démentent par leur action les soupçons qui pèsent sur eux, à son tour de prouver qu'il est capable de s'attaquer sérieusement à la fraude et à l'évasion fiscale : la notation "triple A social" qu'il appelait l'Union Européenne à mériter est à ce prix. 

Nous appelons le Conseil et la Commission européenne à mettre au sommet de leurs priorités la fin de cette guerre fiscale, dont seules les multinationales et les hauts patrimoines sont bénéficiaires, au détriment des citoyennes et citoyens de l'Union. Les éléments-clés d'un tel processus de désarmement fiscal sont déjà identifiés : 

•       La mise en place d'une assiette commune et consolidée pour l'impôt des sociétés (ACCIS, CCCTB en anglais), qui donnera une définition unique du profit taxable et le répartira sur une base objective entre les États-Membres; elle devra s'accompagnée par l'adoption d'une convergence des taux d'imposition, en ce compris un taux plancher;

•       L'extension de la transparence comptable pays-par-pays (country-by-country reporting), déjà applicable aux entreprises   extractives, forestières et... bancaires, aux grandes entreprises de tous les secteurs;

•       L'obligation de publication de tous les arrangements fiscaux (tax rulings) dont bénéficient les entreprises;

•       La mise en place, telle que votée par le Parlement Européen, d'un registre public sur les bénéficiaires effectifs de tous les   instruments financiers opaques (fondations, trusts etc...) utilisés comme véhicules de l'évasion et de la fraude. 

Jean-Claude Juncker affirmait lors de son investiture qu'il présidera la Commission "de la dernière chance" : s'il veut la saisir et retrouver la confiance de nos concitoyens, il doit faire de la justice fiscale son premier combat." 

(1)    Jean-Claude Juncker a été premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013, après en avoir été le ministre des finances de 1989 à 1995.