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Energies fossiles, sécurité et conflits

Panel I - Séminaire Helsinki (20-21 septembre 2006)

Petteri Taalas, directeur de la coopération régionale et technologique au département développement de l'Organisation météorologique mondiale, a présenté la dégradation spectaculaire des effets dûs aux changements climatiques.

Matti Vainio, représentant de la DG Environnement de la Commission européenne, a quant à lui présenté ce qu'il a décrit comme une vision "eurocentrique" destinée à combattre les changements climatiques. Il a insisté sur le fait que l'efficacité énergétique était la mesure la plus importante et la plus efficace pour s'assurer de ne pas dépasser une augmentation de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux pré-industriels. M. Vainio a cependant été contesté par l'assemblée verte lorsqu'il a déclaré qu' "il serait très difficile que la part des renouvelables dépasse 20% de l"énergie destinée aux combustibles dans l'Union européenne".  Il a de surcroît maintenu que l'énergie nucléaire allait continuer à faire partie de la donne, en mettant l'accent sur la capture et la séquestration du CO contribuant à réduire considérablement les émissions futures.

Le Dr. Lester Brown, directeur du "Earth Policy Institute", a souligné qu'une économie mondiale basée sur la consommation d'énergie moyenne actuelle aux Etats-Unis est un modèle qui n'est absolument pas durablel. Il a ensuite prolongé son propos en parlant de l'euphorie actuelle que suscite les biocarburants et qui pourrait mettre en péril la sécurité alimentaire au plan mondial:

"Les prix du pétrole pourraient être un indicateur de notre civilisation mondiale. Pour votre réflexion, presque tout ce que nous mangeons actuellement peut être transformé en combustible pour véhicules. Une fois le prix de 60 dollars le barril dépassé l'an dernier, la transformation du blé, du maïs, des graines de soja ou de la canne à sucre en combustibles destinés aux voitures plutôt qu'en produits destinés à l'alimentation humaine est devenue une activité très lucrative. A terme, cette dynamique risque fort de faire grimper les prix de l'alimentation, de déstabiliser les gouvernements des pays à faible revenu et de bouleverser la croissance économique mondiale. Mais cela n'a toujours pas convaincu les économistes et les gouvernements des pays industrialisés qu'il fallait agir sur notre dépendance vis-à-vis du pétrole."

Marie-Hélène Aubert, eurodéputée verte, a centré son intervention sur les conflits liés à notre dépendance pétrolière :

"Une question-clé au niveau politique est clairement de savoir comment gérer, de manière démocratique et pacifique, la raréfaction des ressources pétrolières.". Une solution innovatrice qu'elle a suggéré consiste à élaborer un pacte européen et mondial visant à sortir de la dépendance pétrolière, sous tous ses aspects, pas simplement au niveau des options technologiques. "Le principal vecteur de ce pacte doit être la promotion de la paix."

L'eurodéputée verte Satu Hassi qui a présidé la séance, a avancé quelques conclusions : "Tous les intervenants s'accordent à reconnaître que les changements climatiques sont un problème de plus en plus grave et que l'efficacité énergétique peut contribuer pour moitié à la réduction désirée en termes d'émissions. Tous s'accordent également sur l'existence de la technologie pour ce faire. La question est alors de savoir 'comment faire pour que le marché, les compagnies et les gens fassent le bon choix'".

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