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Kyoto revigoré

Déclaration commune des Verts/ALE et partis verts nationaux

Les Verts européens célèbrent l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto

Huit ans après l'adoption du Protocole de Kyoto, le premier traité international imposant aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre prendra force de loi le 16 février 2005. Cette entrée en vigueur représente un événement historique pour la planète, car elle marque le premier pas vers une politique globale pour ce qui constitue peut-être le plus grand défi auquel l'humanité est confrontée au vingt-et-unième siècle. En ce jour historique, nous, Verts européens, demandons :

  • Une action immédiate
    Les émissions de gaz à effet de serre provenant des pays industrialisés s'accumulent dans l'atmosphère depuis 150 ans… et les conséquences se font déjà ressentir : à côté de la fonte des glaces polaires, les sécheresses, vagues de chaleur et phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient partout dans le monde. Si nous continuons à polluer au rythme actuel, les changements climatiques pourraient bien devenir incontrôlable, et ceci dans une dizaine d'années seulement. Nous avons besoin de solutions ambitieuses, et nous en avons besoin tout de suite. Parce que leurs niveaux d'émissions par habitant sont très élevés, les pays industrialisés doivent montrer la voie en réduisant leurs émissions. C'est une condition nécessaire pour un contrat équitable avec les économies émergentes.

  • Une Union européenne à la hauteur
    L'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto constitue l'un des plus grands succès diplomatique de l'UE. Mais pour rester crédible, l'UE doit prouver qu'elle est capable d'atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé de réduire les émissions de 8 % pendant la première " période d'engagement " (2008 – 2012). Les lois nécessaires pour y parvenir ont été mises en place, mais les institutions européennes et les gouvernements nationaux doivent prendre leurs responsabilités et :
    • Se fixer des objectifs d'efficacité énergétique ambitieux et contraignants
    • Abolir les subventions nuisibles dans le secteur de l'aviation; introduire une taxe internationale sur le kérosène
    • Introduire des niveaux maximum d'émissions pour les voitures ; mettre en place un système de péage pour poids lourds à l'échelle européenne
    • S'assurer que les futurs échanges des droits d'émission de CO2 respectent mieux le principe du " pollueur-payeur "
    • Appliquer les technologies existantes respectueuses de l'environnement et investir dans de nouvelles " écotechnologies "

    Les objectifs fixés dans le cadre de Kyoto prennent fin en 2012. C'est pourquoi, de nouvelles négociations internationales doivent s'ouvrir cette année pour envisager des actions sur " l'après 2012 ". Il faut que nous parvenions à une solution globale qui garantisse que le réchauffement climatique ne dépassera pas de plus de deux degrés Celsius les niveaux de température préindustriels. Il est temps que l'UE fasse preuve de réel meneur en se fixant l'objectif de réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre avant 2020, et d'au moins 80 % à l'horizon 2050. L'élimination rapide de l'énergie nucléaire permettra de libérer des fonds pour trouver de vraies solutions de remplacement.

    Le Président Bush a retiré la signature des Etats-Unis du Protocole de Kyoto et n'a pris aucune mesure véritable pour mettre un frein aux émissions de son pays. L'attitude irresponsable du gouvernement américain ne doit en aucune façon servir d'excuse à l'Europe pour retarder son action. Si cette situation donne lieu à des distorsions du marché dues à une concurrence déloyale, l'UE ne devrait pas avoir peur d'introduire, dans le cadre de l'OMC, une " plainte pour refus d'obéissance " au Protocole de Kyoto contre les États-Unis. De plus, l'UE pourrait mettre en place des taxes douanières CO2 sur les produits provenant des pays industrialisés qui n'ont pas ratifié l'accord de Kyoto, ceci afin de s'assurer que le commerce européen n'est pas désavantagé par rapport aux entreprises qui ne sont pas soumises à cet accord.
  • Une action à tous les niveaux
    Agir au niveau local est essentiel si l'on veut rendre plus écologique les services publics ainsi que la consommation du secteur privé, il faut améliorer l'efficacité énergétique dans les bâtiments et réduire les émissions dans le secteur du transport. Au niveau européen, il est urgent de prendre des mesures pour réduire les émissions dues au trafic aérien interne à l'UE. Enfin, il faudrait s'assurer que le trafic international aérien et maritime soit inclus dans le futur système de réduction des émissions. Nous avons besoin d'une meilleure interaction entre l'UE et les gouvernements nationaux, mais aussi entre les décideurs locaux et régionaux.
  • Une journée mondiale pour le climat
    Le défi des changements climatiques ne sera relevé avec succès que si la société, à tous les niveaux – citoyens, écoles, entreprises, administrations – est consciente à la fois du problème et de ses solutions. La date du 16 février devrait être choisie pour célébrer chaque année le premier pas dans le combat mondial contre les changements climatiques – l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto – et rappeler à tous qu'il reste encore beaucoup à faire.

(*) Partis Verts de l'UE signataires de la déclaration commune

Liste des signataires à ce jour :

  • BUNDNIS 90/DIE GRÜNEN - Allemagne
  • COMHAONTAS GLAS - Irlande
  • ECOLOGIST GREENS - Chypre
  • DE GROENEN - Pays-Bas
  • DEI GRÉNG - Luxembourg
  • DIE GRÜNEN - Autriche
  • ECOLO - Belgique (Wallonie)
  • EESTI ROHELISED - Estonie
  • FEDERAZIONE DEI VERDI - Italie
  • GREEN PARTY OF ENGLAND AND WALES - Royaume-Uni
  • GROEN! - Belgique (Flandre)
  • GROENLINKS - Pays-Bas
  • LES VERTS - France
  • ALTERNATTIVA DEMOKRATIKA - Malte
  • LOS VERDES - Espagne
  • MILJÖPARTIET DE GRÖNA - Suède
  • PRASSINI POLITIKI - Grèce
  • STRANA ZELENYCH NA SLOVENSKU - Slovaquie
  • VIHREÄ LIITTO - Finlande
  • ZIELONI 2004 - Pologne

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