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Politique étrangère et droits de l'homme au sein de l'équipe Juncker

L'Eurodéputée verte Barbara Lochbihler livre une première évaluation optimiste.



Dans l'ensemble, êtes-vous satisfaite de la proposition de Jean-Claude Juncker ?

La nomination de certains candidats à leur portefeuille soulève de sérieuses questions. En particulier, les candidats, étroitement associés à certains intérêts ou groupes de pression, sont très problématiques. Les auditions du Parlement européen devront examiner minutieusement ces candidats et prendre une décision sur cette base. Des candidats problématiques ne peuvent pas être parachutés à ces postes simplement en raison de loyauté politique.

Quelle a été votre première réaction à la proposition de Federica Mogherini en tant qu' Haute représentante de l'Union pour la politique étrangère ?

Plus tôt ce mois-ci nous avons eu l'occasion de débattre avec la Haute Représentante-désignée de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité en commission des affaires étrangères du Parlement européen.  En sa qualité de ministre des Affaires étrangères de l’Italie, elle a parlé de la crise actuelle en Ukraine, en Syrie, en Irak, à Gaza et en Libye. La première impression est positive: elle est apparue confiante et compétente. Ceux qui avaient d'abord remis en question sa nomination se faisaient moins entendre. Son engagement clair sur la nécessité de s'engager à l'échelle mondiale pour la protection des droits de l'homme a été très encourageant.

Si vous ne pouviez poser qu’une question à Federica Mogherini, quelle serait-elle ?

Il est difficile de se concentrer sur une seule question, avec autant de questions brûlantes sur  la politique étrangère à l'heure actuelle. Lors d'une première rencontre avec Madame Mogherini, nous avons discuté de la situation des pays voisins à l'Est et au Sud de l'UE. Elle a souligné l'importance du « soft power » de l'UE lorsqu'il s'agit de pays en crise, incluant les mécanismes de prévention et de suivi dans les situations  post-crise. Elle a également mis en évidence la nécessité d'impliquer les acteurs régionaux concernés, afin de parvenir à des solutions durables à long terme.

À quelles autres questions devra-t-elle faire face lors de son audition ?

Je serais particulièrement intéressée de savoir comment la Haute représentante désignée fera en sorte que le Service d'action extérieure de l'UE et la Commission européenne arrivent à une approche cohérente et stratégique sur les questions de droits de l'homme, y compris en ce qui concerne les partenaires et les intérêts stratégiques. Cela devrait également être mis en relation avec les politiques des États-membres de l'UE. Des politiques cohérentes et coordonnées sont nécessaires dans de nombreux domaines, par exemple en matière de gestion des frontières et de protection des migrants et des réfugiés, mais aussi en ce qui concerne les exportations d'armes vers des régions instables. La question cruciale serait de savoir comment faire en sorte que les droits de l'Homme ne soient pas mis à l'écart par des intérêts économiques ou stratégiques, et que l'UE soit à la hauteur de la promesse des politiques fondées sur des valeurs.


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