Actualités


fr | en

Etiquetage "sans OGM"

Peut-il empêcher les OGM d'entrer en douce ?


Les produits alimentaires qui contiennent des OGM doivent être étiquetés dans l'UE. Mais cette obligation n'a pas été imposée pour les produits animaux issus d'animaux nourris aux OGM.

La conséquence de ce vide juridique est que l'industrie alimentaire importe des millions de tonnes d'OGM pour nourrir les animaux sans aucune information des consommateurs. De plus, pour les producteurs qui ne veulent pas utiliser d'alimentation animale contenant des OGM, mais qui dépendent des importations de soja ou de maïs, il est de plus en plus difficile et cher de trouver de l'alimentation animale “sans OGM”. Pour que les consommateurs puissent réellement éviter les OGM dans leur alimentation, il est indispensable d'assurer une disponibilité suffisante de l'offre de produits “sans OGM”.

Sous l'égide de José Bové, Jill Evans et Bart Staes, le groupe Verts/ALE  organise une conférence le 6 mars 2013, de 15h30 à 18h, au Parlement européen à Bruxelles (Salle A1G3).

La conférence examinera si l'étiquetage volontaire “sans OGM” de produits alimentaires peut contribuer à augmenter significativement l'offre d'alimentation animale “sans OGM”, et sous quelles conditions.

Depuis quelques années, quelques Etats membres (Allemagne, Autriche, France) ont introduit des réglementations permettant l'étiquetage “sans OGM” et quelques compagnies ont commencé à étiqueter les produits issus d'animaux nourris “sans OGM”.

Pendant la conférence, nous partagerons les expériences, les difficultés techniques et les résultats de producteurs “sans OGM”. Nous discuterons également les différentes réglementations nationales au sein de l'UE et leur cohérence, et comment accélérer l'adoption d'étiquetages “sans OGM” dans toute l'Union.

Le programme est composé de deux sessions :

  • Session 1
  • Etiquetage “sans OGM” : perspectives des producteurs et des consommateurs, avec des intervenants de la chaîne alimentaire.
  • Session 2
    Réglementations “: comment encourager les Etats membres à adopter des mesures pour l'étiquetage sans OGM”?, avec des intervenants des agences de réglementation des Etats membres.