Communiqué de presse


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Santé publique: Pollution de l'air

Pour les États membres, la protection de notre santé n'est pas prioritaire


Les États membres se sont mis d'accord, ce jeudi 30 juin, pour détricoter le vote ambitieux du Parlement européen sur les plafonds nationaux d'émissions.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe Verts-ALE, membre de la Commission Santé et environnement :

« À l’automne dernier, le Parlement européen avait clairement exigé de réduire les émissions de méthane de 33%, de 27% pour l’ammoniac et 51% pour les particules fines d’ici 2030. Des polluants qui réchauffent le climat et nous causent de graves problèmes de santé publique.  Mais voilà que les États membres, la France en tête, ont largement détricoté le texte du parlement au mépris de notre santé et notre environnement. Ils proposent de relever les plafonds d’émissions de ces polluants malgré le vote du parlement. Ils ont même entrepris de sortir le méthane du cadre de ce texte : un cadeau pour les extracteurs de charbon, de gaz naturel et de schiste.  Alors que la pollution de l’air est responsable de près de 494 000 morts prématurées sur le continent européen, les ministres de l’environnement des États membres, dont Madame Royal, ne semblent pas très inquiets. De combien de morts supplémentaires ont-ils besoin pour commencer à s'intéresser à notre santé?"

Réaction de Karima DELLI, Vice-Présidente Verts-ALE de la Commission d'enquête "Dieselgate" et de la Commission transports:

"Malgré l'indignation provoquée par le scandale Volkswagen, les États-membres ne semblent pas avoir compris le message et répètent les erreurs du passé ! Comme pour la législation sur les émissions des véhicules diesel, le texte final présente des "angles morts" introduits à dessein qui leur permettront de se dédouaner en cas de dépassement des plafonds. Une fois de plus, au lieu de renforcer une législation qui vise à améliorer la qualité de l'air pour protéger la santé des citoyens, les États membres reculent sur la lutte contre la pollution. Ils s'assoient sur la position du Parlement européen et restent sourd à l'appel des Maires de capitales européennes qui voudraient garantir à leurs citoyens un air de qualité. On a là une illustration parfaite du double jeu de la France et de Madame Royal qui vient défendre les intérêts de certains lobbies à Bruxelles tout en prononçant de beaux discours en France ! "