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Christopher Jahn/IFRC (CC BY-NC-ND 2.0)

Communiqué de presse


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Asile et Migration

Frontex Files


Alors que vendredi dernier, les Frontex files, révélaient des rencontres entre des agents de Frontex et des lobbyistes de l’industrie de l’armement et de la surveillance, non enregistrés sur le registre de transparence des institutions européennes, les membres du Parlement européen ont récemment décidé de lancer une enquête sur les agissements de l'agence et ont approuvé hier un rapport sur la "Mise en œuvre de l'article 43 de la directive sur les procédures d'asile" appelant au respect des droits humains aux frontières extérieures de l'UE.

Damien CARÊME, député européen du groupe Verts/ALE, commente :

« Les révélations des Frontex files confirment qu'il y a de sérieux problèmes avec cette agence européenne, qui doivent être résolus sans délai. Avec des moyens humains et financiers qui n’ont cessé d’augmenter ces dernières années, ce qui sera bientôt la plus grosse agence de l'UE doit être irréprochable sur le respect des droits humains des exilés et pleinement transparente. Le nouveau groupe de travail sur Frontex permettra justement de faire la lumière sur toutes les allégations de malversations au sein de l’agence.

Le rapport sur les procédures d'asile qui vient d'être voté au Parlement européen dénonce les atteintes inadmissibles aux droits des demandeurs d'asile. Il appelle à une supervision indépendante des frontières extérieures de l'UE. Outre les refoulements illégaux, les exilés sont de plus en plus confrontés à un défaut d'information et d'aide juridique, les ONG ayant aussi de plus en plus de mal à avoir accès aux procédures.

Les procédures d'asile ne peuvent être menées à bien rapidement et efficacement que si l'État de droit est respecté à chaque étape de la procédure. Dans tous les États membres observés, des personnes ont été détenues lorsqu'elles ont été soumises à des procédures à la frontière, alors même qu’en vertu du droit international et européen, la détention doit toujours être le dernier recours, avec un contrôle judiciaire, et pour une durée aussi courte que possible. La France n'est pas en reste, comme en témoigne la situation à la frontière franco italienne notamment. Je demande à ce que l'État de droit soit respecté partout. »