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©han Soete

Communiqué de presse


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CETA

Le Parlement européen de plus en plus divisé avant le vote en plénière.


La commission du commerce international a voté aujourd’hui en faveur de la ratification du CETA.

Les manifestations de ce weekend ont pourtant et à nouveau montré  la forte mobilisation citoyenne contre cet accord et les revendications pour une politique commerciale qui mette en son cœur la démocratie, la protection de l’environnement, les droits des travailleurs, le bien-être animal ou encore la protection des services publics et des données personnelles plutôt que le pouvoir de l’argent.

Pour Yannick JADOT, Vice-président de la Commission du commerce international et Porte-parole des Verts/Ale sur TAFTA/CETA :

« Les conservateurs, les libéraux démocrates et la moitié des socialistes ont validé un projet scandaleux de transfert de notre souveraineté démocratique et juridique vers quelques multinationales. Fossoyeurs d’un projet européen durable, ils n’ont tiré aucune leçon du Brexit et de la victoire de Trump pour continuer à dérouler le tapis rouge aux extrêmes droites et nationalismes moisis.

Les alertes, les expertises, les mobilisations citoyennes partout en Europe n’auront pas stoppé leur folle fuite en avant.

Pour rappel, le CETA a été négocié par une Commission Barroso empêtrée dans les scandales de conflits d’intérêts, y compris de son Commissaire au Commerce Karel de Gucht, avec le gouvernement Harper, ultra libéral climatosceptique.

Les aménagements obtenus depuis ne changent en rien les dangers pour l’emploi, l’environnement, la santé et les services publics. Le scandale persistant sur les perturbateurs endocriniens et l’importation de carburants issus des sables bitumineux n’en sont qu’une démonstration de plus.

La bataille n’est pas pour autant terminés. Le 15 février prochain, tous les députés européens devront dire si oui ou non ils acceptent de ratifier le CETA. Avec les organisations de la société civile, les citoyens, nous ferons tout pour que cet accord soit rejeté. La présence de Justin Trudeau, premier ministre canadien, ne remettra par ailleurs pas en cause notre détermination à faire échouer cet accord au Parlement européen. »