Why wait ? climate emergency

Communiqué de presse


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La déclaration d’urgence climatique doit se traduire en actes

Urgence climatique/COP25


Le Parlement européen a adopté aujourd’hui deux résolutions. Une première pour déclarer l’état d'urgence climatique et une seconde sur la COP25.

Les députés demandent aux États et à la Commission européenne d’agir immédiatement afin de contenir la hausse des températures mondiales en dessous de 1,5°C.

Toutefois, contrairement à la résolution relative à l'urgence climatique initialement proposée par Damien Carême et Karima Delli au nom du groupe des Verts/ALE, le texte de la résolution ne contient pas d'engagements précis ni tangibles.

Le groupe des Verts/ALE presse donc l'UE à prendre des mesures concrètes en conséquence de cet état d’urgence et à défendre une position ambitieuse au sommet climatique de la COP 25 à Madrid.

Déclaration de Damien Carême, eurodéputé des Verts/ALE :

"Je me réjouis que le Parlement européen décrète l'état d'urgence climatique, car il y a bel et bien urgence ! C'est un signal fort envoyé au reste du monde et un pas historique qui doit être suivi d'actes.

Nous attendons de la Commission européenne que toutes les propositions à venir soient en phase avec l'Accord de Paris. Aucun euro du prochain budget de l'UE ne doit financer des projets liés aux énergies fossiles. Aucun accord commercial ne doit être signé s'il est contraire à nos objectifs climatiques.

Cette résolution d'urgence ne doit pas rester qu'un symbole. J'aurais d'ailleurs préféré qu'elle soit accompagnée d'engagements plus concrets et plus détaillés de la part de ce Parlement, comme nous l'avons proposé au départ. J'appelle mes collègues député.e.s qui ont voté cette résolution à agir et à voter en conséquence dans les cinq ans à venir. Nous serons vigilant.e.s !"

Réaction de  Karima Delli, eurodéputée des Verts/ALE :

Cette déclaration d'urgence climatique au niveau européen est une victoire pour le climat. Au lendemain de l’élection de la nouvelle Commission, le Parlement européen envoie un message très clair : la Commission ne peut pas fermer les yeux sur la priorité écologique. Nous avons maintenant l'appui du Parlement pour exercer une pression constructive sur la Commission.

Sans changement radical de nos politiques, nous provoquerons une augmentation des températures de près de 4 degrés d'ici la fin du siècle, avec de nombreux risques d'emballement.

Cette déclaration a une portée symbolique historique mais, malheureusement, aucun pouvoir contraignant. Dans le but de maintenir le réchauffement sous 1,5° comme le stipule l’accord de Paris, nous continuerons à défendre des mesures permettant de réduire de 65% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2040.

En conséquence, nous nous battrons pour qu’aucun euro ne soit dépensé dans les énergies fossiles ou nucléaire et pour une refonte tant de politique agricole commune que de la politique commerciale européenne.

 

**Contexte :
Mardi 26 novembre, les Nations Unies ont publié un rapport prévoyant une augmentation de la température mondiale de 3,9 degrés Celsius d'ici la fin du siècle en l’absence d’effort drastique dans les années à venir. Pour la seule Union européenne, le rapport recommande une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 65% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.

Trois revendications centrales du Groupe des Verts/ALE étaient mises au vote sous forme d’amendement aujourd’hui :

  • Toutes les propositions législatives et budgétaires doivent être examinées du point de vue de leur pertinence par rapport au changement climatique. La Commission européenne doit veiller à ce que toutes les propositions répondent à l'objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5 degré, à ce que la neutralité climatique soit atteinte au plus tard en 2040 et à ce que la biodiversité soit protégée ;
  • La Commission européenne doit présenter une loi le climat dans le but de limiter les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 65 % d'ici 2030 ;
  • Le budget pluriannuel de l’UE ne doit pas financer des projets en contradiction avec les objectifs de l’accord de Paris et la protection de la biodiversité.

 

**Références :
Programme des Nations Unies pour l'environnement : Rapport sur l'écart des émissions 2019

 

** Mercredi 4/12/2019, le groupe des Verts-ALE présentera sa proposition de loi climatique.

Climate emergency declaration must lead concrete actions


Today, the European Parliament has just voted to declare a climate emergency and urged the Commission and Member States to act with urgency in order to keep global temperatures rises under 1.5c. However, the text does not propose any measures to achieve this.

The Greens/EFA group are calling for the EU to come out with concrete measure before the climate summit in Madrid (COP25).

 

Bas Eickhout, Green/EFA Vice Chair of the Environment Committee and head of the European Parliament's delegation to the COP25 in Madrid, comments:

"The climate crisis will have dramatic consequences for all life on this planet and will require a herculean effort to avert its worst effects. That's why it's important to declare a climate emergency however, this must be followed by serious and credible actions if it is to be more than a symbolic gesture. Due to interventions of the conservatives and liberals the declaration was however not linked to specific commitments by the European Parliament.

"The EU must commit to a range of goals including: Achieving climate neutrality by 2040, a 65% reduction in emissions by 2030, and to put the environment and biodiversity at the centre of the EU's agricultural policy to halt biodiversity loss."

Pär Holmgren, Green/EFA delegate to the COP25 in Madrid comments:

"We cannot wait any longer, a climate emergency declaration doesn't equal climate protection. Climate Commissioner Frans Timmermans must present a comprehensive climate law as soon as possible and the Commission must ban any investment from the EU's budget going to fossil fuels.

"The Commission cannot go empty handed to Madrid, they need to propose ideas that will encourage other countries to act. Polluting industries must pay their fair share: Aviation needs to start paying taxes for their climate impact and shipping needs to reduce emissions. The green transition in global trade and cross border industries will need international agreement, which is why the EU must lead the way."

 

Background
On Tuesday, 26 November), the United Nations published a study warning of a global temperature increase of 3.9c by the end of the century if no drastic efforts were made. For the European Union alone, the recommendations would mean a reduction in greenhouse gas emissions of at least 65% by 2030 compared with 1990 levels.

Three central demands of the Greens/EFA Group:

  • All legislative and budgetary proposals must be examined for their relevance to climate change. The EU Commission must ensure that all proposals meet the goal of limiting global warming to below 1.5 degrees and that climate neutrality is achieved by 2040 at the latest and that biodiversity is protected.
  • The EU Commission is to present a comprehensive climate law with the goal of limiting greenhouse gas emissions by at least 65 percent by 2030.
  • The multiannual financial framework must not finance projects that conflict with the Paris climate targets and the protection of biodiversity.

 

 

 

EP ruft den Klimanotfall aus

COP25


Die Abgeordneten des Europäischen Parlaments rufen den Klimanotfall aus und schließen sich der Forderung der Grünen/EFA an. Eine Mehrheit wollte sich jedoch nicht auf konkrete Schritte und sofortiges Handeln festlegen. Die Grünen/EFA fordern vor dem Klimagipfel in Madrid und dem 4. Globalen Klimastreik morgen (29. November) die Verpflichtung auf klare Maßnahmen, um die globale Erderwärmung auf unter 1,5 Grad zu begrenzen. Mehr als tausend Städte und Gemeinden haben in Deutschland bereits den Klimanotfall ausgerufen.

Jutta Paulus, Grünen/EFA-Mitglied im Umweltausschuss des Europäischen Parlaments, fordert sofortiges Handeln:

„Die Klimakrise dramatischen Ausmaßes erfordert sofortiges Handeln. Die Studie des Umweltprogramms der Vereinten Nationen zeigt, dass die Emissionen um 7,4% pro Jahr zurückgehen müssen, damit das Pariser Klimaabkommen erfüllt werden kann. Es ist ein richtiger Schritt, dass die Abgeordneten des Europäischen Parlaments den Klimanotfall ausrufen. Leider belässt es die Mehrheit aus Konservativen, Sozialdemokraten und Liberalen bei einer leeren Floskel. Lippenbekenntnisse reichen nicht, es müssen wirksame Maßnahmen folgen. Die Europäische Kommission muss alle Vorschläge darauf prüfen, ob sie das Ziel der Begrenzung der globalen Erderwärmung auf unter 1,5 Grad erfüllen, sich darauf verpflichten, Klimaneutralität bis zum Jahr 2040 zu erreichen, und die Klimawende in der Landwirtschaftspolitik einläuten.“

Michael Bloss, Grünen/EFA-Mitglied im Umweltausschuss, fordert die Europäische Kommission auf, ein umfassendes Klimagesetz vorzulegen:

„Die Ausrufung des Klimanotfalls darf kein PR-Gag sein. Wir dürfen nicht mehr warten, der Klimanotfall ruft nach drastischen Schritten. Es bedarf jetzt einem schnellen und konsequenten Handeln. Klima-Kommissar Frans Timmermans muss ein umfassendes Klimagesetz vorstellen und sich darauf festlegen, die Treibhausgasemissionen um mindestens 65 Prozent bis zum Jahr 2030 zu reduzieren. Für den EU-Haushalt brauchen wir einen Investitionsstopp in fossile Energien. Der Aufschrei der Wissenschaft und der Fridays for Future-Bewegung darf nicht länger ungehört bleiben.“

 

Hintergrund

Drei zentrale Forderungen der Grünen/EFA-Fraktion:

  • Alle Gesetzes- und Haushaltsvorschläge müssen auf ihre Klimarelevanz geprüft werden. Die EU-Kommission muss sicherstellen, dass alle Vorschläge das Ziel der Begrenzung der globalen Erderwärmung auf unter 1,5 Grad erfüllen und dass Klimaneutralität bis spätestens zum Jahr 2040 erreicht und die Artenvielfalt geschützt wird.
  • Die EU-Kommission soll ein umfassendes Klimagesetz vorlegen mit dem Ziel, die Treibhausgasemissionen um mindestens 65 Prozent bis zum Jahr 2030 zu begrenzen.
  • Der Mehrjährige Finanzrahmen darf keine Projekte finanzieren, die im Widerspruch zu den Pariser Klimazielen und dem Schutz der Artenvielfalt stehen.

In einer am Dienstag (26. November) veröffentlichten Studie warnen die Vereinten Nationen vor einer weltweiten Temperatursteigerung um 3,9 Grad Celsius bis zum Ende des Jahrhunderts, wenn keine drastischen Anstrengungen unternommen werden. Übersetzt für die Europäische Union bedeuten die Empfehlungen eine Reduzierung der Treibhausgasemissionen um mindestens 65 Prozent bis zum Jahr 2030 im Vergleich zu 1990.