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Communiqué de presse |

La législation sur le logement abordable de la Commission risque de privilégier les investisseurs au détriment des citoyens

La Commission européenne a publié aujourd’hui sa législation sur le logement abordable , supposée  répondre à la crise du logement en Europe. Cependant, le texte proposé n’est pas à la hauteur de l’ampleur et de l’urgence de la crise: d’abord parce qu’il se limite à la réglementation du marché intérieur plutôt que du marché financier, ensuite parce qu’il oppose aux municipalités une série de mesures restrictives. Les Verts/ALE réclament une loi sur le logement abordable plus ambitieuse, qui reconnaisse la hausse des loyers, des coûts du logement, la spéculation et la financiarisation comme des éléments clés de la crise du logement, qui préserve la capacité des communes à réglementer les locations de courte durée, qui renforce le logement public et à but non lucratif, et qui garantisse que les investissements publics servent les citoyens plutôt que la spéculation immobilière.

 

Déclaration de Marie Toussaint, députée européenne Verts/ALE et co-présidente du groupe de pilotage sur le logement des Verts/ALE :

« Nous sommes particulièrement inquiets que cette proposition puisse compliquer la capacité des municipalités à lutter contre la spéculation immobilière et les locations de courte durée. La crise du logement en Europe touche ses citoyens, et non les investisseurs cherchant à élargir leurs portefeuilles. Lorsque les gens n’ont plus les moyens de vivre là où ils travaillent, la solution ne peut pas consister à offrir une plus grande sécurité juridique aux investisseurs tout en rendant plus difficile l’intervention des municipalités.

« Selon la proposition de la Commission, les autorités locales pourraient se heurter à un véritable labyrinthe d’exigences juridiques avant de pouvoir agir. Elles devraient notamment prouver que les locations de courte durée ont nui à la disponibilité des logements pendant au moins trois ans et qu’aucune autre mesure ne serait efficace. Cela risque de dissuader l’action publique, en particulier lorsque les municipalités sont confrontées à de riches propriétaires privés et à des investisseurs institutionnels. Le logement doit être considéré comme un droit humain, et non comme un actif spéculatif.»

 

CONSULTEZ ICI NOTRE DOCUMENT DE POLITIQUE SUR LE LOGEMENT

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Communiqué de presse
Policy Paper

Député(e)s responsables

Marie Toussaint
Marie Toussaint
Vice-Président-e

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