Communiqué de presse


Condamnation de la France pour non-respect de la qualité de l’air

Réaction de Karima Delli


La France vient d’être condamnée par la CJUE car elle dépasse  "de manière systématique et persistante" le seuil limite de dioxyde d'azote dans l’air depuis 2010. Le dioxyde d’azote est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires et qui participe à la création de particules fines dans l’air.

En réaction à la condamnation de la France par la CJUE, Karima Delli, eurodéputée EELV et présidente de la Commission des transports et du tourisme au Parlement Européen déclare :

"Cette décision n'est malheureusement pas une grande surprise, elle vient sanctionner une inaction tragique des gouvernements successifs. Cela fait plusieurs années déjà, que la France est en infraction sur la pollution de l'air et que ni l'impact sanitaire gravissime (48 000 morts prématurées chaque année!), ni la menace d'une sanction financière lourde, ne font réagir les gouvernements successifs qui ont brillé par leur inaction. 

Cette décision doit signer le début d’une véritable réaction nationale. L'ampleur du problème exige un ensemble de mesures radicales tant au niveau local que national. Il faut désormais :

  • Rappeler tous les véhicules qui ne respectent pas les critères européens d’émission, comme cela a été dévoilé par le Dieselgate, et indemniser leurs propriétaires ;
  • Multiplier les zones à faible émission dans les villes ;
  • Sortir dans les plus brefs délais de la motorisation thermique, et d’abord du diesel.

Par ailleurs, la France doit aussi faire preuve de cohérence en pesant de tout son poids au Conseil pour défendre des objectifs ambitieux en matière de lutte contre la pollution et de protection du climat chaque fois qu'une occasion se présente. Elle doit par exemple encourager la mise en place d'une redevance poids lourds au niveau européen et multiplier les investissements dans les alternatives de transport plus propres (vélo, train de nuit…).”