Tax report
(CC BY-SA 2.0) Dave Dugdale

Communiqué de presse


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Transparence fiscale : Reporting pays par pays

Une nouvelle étape franchie


Le Parlement européen a adopté sa position  sur le reporting public pays par pays (CBCR) des groupes dont le chiffre d’affaires dépasse les 750 millions d’euros proposé par la Commission européenne en avril 2016. La publication des données fournies aux autorités fiscales concernant les impôts payés, le nombre d’employés, le chiffre d’affaires et les bénéfices dans les pays où ces entreprises opèrent figure parmi les instruments incontournables de la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales.

Déclaration de Pascal DURAND, Vice-Président du groupe Verts-ALE, membre de la Commission des affaires juridiques :

"Le texte voté par le Parlement est un signal fort envoyé aux États mais aussi aux citoyens. Il démontre que les députés européens ont pris la mesure du danger pour nos sociétés que représente l'évasion fiscale et de l'importance de la transparence pour y remédier. Avec ce compromis, environ 6000 groupes seront concernés par ces obligations que nous avons pu étendre à tous les pays du monde et potentiellement davantage dans quatre ans puisque nous avons introduit une clause de révision pour baisser le seuil du chiffre d’affaires annuel.

Aussi, l’obligation pour les entreprises concernées de divulguer les éventuels régimes de taxation de la propriété intellectuelle dont elles bénéficieraient, est une avancée majeure quand on connaît le rôle de ces « boîtes à brevets » pour éluder l’impôt.

Malheureusement, le régime d’exception imposé par la droite réduit drastiquement l'utilité du texte car des entreprises pourront demander des dérogations afin de ne pas publier des informations qu'elles jugeraient "commercialement sensibles". Or, sauf à vouloir dissimuler un montage fiscal douteux, rien ne peut expliquer qu'une entreprise refuse de publier des informations aussi générales que son chiffre d'affaire, ses bénéfices, ses impôts payés ou son nombre de salariés.

Déclaration d’Eva JOLY, Vice-Présidente de la Commission d’enquête Panama Papers :

"Des Luxleaks aux PanamaPapers, les scandales à répétition ont bien montré que les multinationales se nourrissent du secret pour élaborer des montages fiscaux leur permettant de ne pas apporter leur juste part au bon fonctionnement de la collectivité. C'est également ce qu'ont pu mettre en lumière nos travaux au sein la Commission d’enquête PANA au Parlement européen.

Et il n’y a pratiquement rien de plus économique et simple à mettre en œuvre que la transparence fiscale ! Ne pas changer ces pratiques anti-démocratiques est injustifiable. Tout comme la volonté de la droite d'ajouter une clause de sauvegarde permettant aux multinationales d'échapper à la transparence au nom de prétendus secrets commerciaux. Il est regrettable que cette nouvelle alliance au sein du Parlement ait affaibli nos ambitions en matière de transparence. »

La presentación de informes país por país es una gran victoria para la justicia tributaria

Justicia Fiscal


El Parlamento Europeo ha respaldado hoy las propuestas que obligarán a las grandes empresas a presentar su información financiera de forma desglosada país por país, una herramienta importante en la lucha por la justicia fiscal. Estos informes a los que podrá acceder toda la población, exigirán a las grandes multinacionales que operan en la UE publicar su información financiera sobre todos los territorios en los que operan, incluidos los que están fuera de la Unión. El grupo Verdes/ALE ha defendido esta idea durante años e intentó ya incluirla en la Directiva de Derechos de los Accionistas.

Ernest Urtasun, ponente de los Verdes/ALE del informe en la Comisión de Asuntos Económicos y Monetarios del Parlamento Europeo, ha comentado:

"Después de años de campaña, esta es una gran victoria para todos aquellos que han trabajado duro por la justicia fiscal. La necesidad de mayor justicia fiscal es un elemento importante en la agenda política europea y debemos avanzar con determinación. Si la UE va en serio sobre la eliminación de los acuerdos fiscales opacos y perjudiciales, tiene que terminar con el secretismo que permite que estas prácticas existan. La presentación de informes públicos país por país hará que sea mucho más difícil para las empresas multinacionales se paseen por diferentes países en busca del tipo impositivo más bajo posible. Así, contribuirá a poner el foco sobre las prácticas fiscales irregulares de estas empresas, que hemos visto en casos como Luxleaks. Esto significa más justicia social, los gobiernos y los ciudadanos dispondrán de más herramientas para hacer pagar a las empresas lo que les corresponde y así tener más recursos para fortalecer el estado del bienestar. No podemos seguir permitiendo que una multinacional pague menos impuestos que cualquier persona trabajadora o pequeña empresa.”

“Sin embargo, y a pesar del avance en la norma, es una vergüenza que muchas eurodiputadas y eurodiputados de la derecha de la cámara se haya puesto del lado de la opacidad y de las grandes empresas, introduciendo una cláusula de salvaguardia que permitirá a las grandes empresas disponer de un resquicio para mantener sus finanzas en la oscuridad, impidiendo que esta pieza legislativa sea plenamente efectiva. Vamos a seguir trabajando en los siguientes pasos para la aprobación de la norma para que esta cláusula desaparezca”.