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Communiqué de presse |

Investissement infrastructures énergétiques

Le Parlement européen réclame plus de transparence sur l'offre énergétique européenne

Le Parlement européen vient d'adopter un rapport (Adina-Ioana V?LEAN) exigeant que les gouvernements de l'UE informent au préalable la Commission européenne des investissements qu'ils envisagent dans le domaine des infrastructures énergétiques.

Le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen se félicite de ce vote sur la notification à la Commission des projets énergétiques. Le Parlement s'est prononcé pour une plus grande transparence sur l'évolution de l'offre énergétique, et demande au Conseil d'être co-décisionnaire en matière d'information sur ces infrastructures.

Malheureusement, le Parlement n'a pas été au bout de cette logique de transparence sur le nucléaire, la participation citoyenne ou le soutien public accordé aux installations énergétiques.

L'eurodéputé Yannick Jadot (Verts/ALE), en charge de ce dossier pour le groupe Verts/ALE, réagit à ce vote :

" Par son vote aujourd'hui, le Parlement européen a mis la pression sur le Conseil. Grâce au travail du groupe des Verts, les députés ont exigé que tous les projets énergétiques soient communiqués à la Commission cinq ans avant le début de leur construction: il s'agit donc d'un outil puissant pour anticiper l'évolution du système énergétique européen. Ils ont également donné la priorité à l'économie d'énergie sur les nouvelles infrastructures énergétiques, qui est la réponse la plus rentable et la plus efficace à nos inquiétudes concernant la sécurité énergétique de l'Europe

Malheureusement, plusieurs amendements déposés par les Verts/ALE et visant à renforcer cette transparence sur l'évolution du système énergétique européen ont été rejetés : transparence sur les installations de stockage des déchets nucléaires ; transparence grâce à la consultation obligatoires des associations ; transparence enfin sur le soutien financier apporté par les Etats et l'UE aux infrastructures énergétiques. Il est désolant que la majorité des parlementaires ne souhaite pas que les citoyens sachent pour quelle transition énergétique leurs impôts sont utilisés !

Les parlementaires vont désormais engager la négociation avec le Conseil européen sur ce dossier. En effet, ils ont exigé – comme le Traité de Lisbonne les y autorise – d'être co-décisionnaires sur cette réglementation. En refusant d'être simplement consultés par les pays européens, les parlementaires veulent marquer leur territoire : l'énergie n'est pas un domaine réservé des Etats ! Dommage que leur souci de transparence s'arrête aux portes des centres de stockage de déchets nucléaires… )."

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