Data server
Bob Mical, CC BY-NC 2.0

Communiqué de presse


fr | en | de | es

Le système d'entrée/sortie (EES), un outil inadapté

Collecte de données passagers


Le vote sur l'accord entre le Parlement européen et le Conseil sur le système d'entrée/sortie a lieu aujourd’hui à Strasbourg. L’étude commandée par le groupe des Verts/ALE à l'Université du Luxembourg démontre que ces propositions sont contraires aux droits fondamentaux. L'étude s'appuie sur l'avis rendu en juillet 2017 par la Cour de justice de l’UE sur le PNR UE-Canada, qui met en doute la légalité du stockage de telles données au-delà du nécessaire.

Le système d'entrée/sortie collectera les données des passagers voyageant à l'intérieur et hors de l'Union. Les informations incluront notamment les scans du visage et les empreintes digitales des ressortissants de pays tiers. Seront affectés principalement les touristes et les hommes d'affaires. Les données seront conservées jusqu'à quatre ans et seront accessibles à la police et aux autorités répressives. Le coût estimé est de 1 milliard d'euros.

Déclaration de Eva JOLY, membre de la Commission Justice et Libertés Civiles (LIBE) :

"Il est très peu probable que le texte qui est sur la table soit compatible avec la jurisprudence de la CJUE et avec les droits fondamentaux de l'UE. Une majorité de députés européens se disent pourtant prêts à soutenir cet accord de trilogue en l'état.

Le système d'entrée/sortie proposé est un outil inadapté. Les propositions sont disproportionnées et très coûteuses. Il est inacceptable que des voyageurs ordinaires tels que les touristes et les hommes et femmes d'affaires fassent l’objet d’une suspicion généralisée. Rien n'a prouvé que ce système puisse aider la police dans la lutte contre les crimes graves et le terrorisme. Des millions d'euros seront gaspillés à collecter des informations inutiles et non pertinentes, contribuant par ailleurs à noyer nos services de renseignements.

En lieu et place de cela, nous devrions mettre en œuvre un meilleur échange d'informations pertinentes via le Système d'Information Schengen (SIS) déjà existant et renforcer nos moyens afin de pouvoir enquêter sur les vrais suspects et les personnes à risque. Nous demandons à ce que l'accord soit renégocié et revienne au Parlement Européen sous une forme plus acceptable".

Contexte et liens :

L'Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information EU-LISA à Tallinn devrait stocker les données pendant trois ans, ou quatre ans pour les voyageurs avec un visa non-valide. Le système d'information Schengen actuel recueille et fournit déjà des données, mais uniquement en cas de suspicion.

Étude commandée par le groupe des Verts / ALE ici
Avis de juillet 2017 de la Cour de justice UE sur le PNR UE-Canada
Étude réalisée pour le compte du Parlement européen a estimé les coûts à 1 milliard d'euros (page 21)

El sistema de entrada/salida no sirve a su propio propósito

Recopilación de datos de pasajeros


Hoy tienen lugar el debate y la votación definitivos del acuerdo entre el Parlamento Europeo y el Consejo Europeo sobre el sistema de entrada/salida de la UE. El grupo Verdes/ALE encargó un estudio a la Universidad de Luxemburgo que muestra que las propuestas van en contra de los derechos fundamentales de la UE. El estudio se basa en la opinión del Tribunal de Justicia Europeo de julio de 2017 sobre el PNR UE-Canadá, que pone en duda la legalidad del almacenamiento de tal información por un tiempo superior al del propio viaje.

El sistema de entrada/salida recopilará datos de los pasajeros que viajen al interior o al exterior de la UE. La información incluirá escaneos faciales y huellas dactilares de ciudadanos de terceros países y afectará principalmente a turistas y gente de negocios. La información podrá ser almacenada hasta cuatro años y ser accesible por parte de la policía y autoridades. El coste estimado es de mil millones de euros.

El eurodiputado del grupo Verdes/ALE y portavoz de Catalunya en Comú, Ernest URTASUN, ha declarado:

"Es muy poco probable que el texto que está sobre la mesa sea compatible con la jurisprudencia del Tribunal de Justicia Europea sobre los derechos fundamentales de la UE. A pesar de esto, la mayoría del PE parece estar a favor del acuerdo tal y como está concebido.

El sistema de entrada/salida propuesto no sirve a su propio propósito. Las propuestas son completamente desproporcionadas y exageradamente caras. Es inaceptable que personas pasajeras ordinarias tales como turistas y gente de negocios sean objeto de sospecha generalizada. No hay ninguna evidencia de que este sistema vaya a ayudar a la policía en la lucha contra los crímenes graves y el terrorismo. Se desperdiciarán millones de euros recolectando información innecesaria y datos no pertinentes, contribuyendo con ello a saturar nuestros servicios de inteligencia.

En lugar de esto, necesitamos un mejor intercambio de información a través del Sistema de Información de Schengen que ya existe y dedicar más personal a investigar sospechas reales y personas en riesgo. El acuerdo debería renegociarse y volver al Parlamento de una forma más aceptable".
 

Contexto y detalles:

Se espera que la Agencia Europea para la Gestión Operacional de los Sistemas de Información (EU-LISA) en Tallinn almacene datos durante tres años, o cuatro en el caso de personas que viajen sin un visado válido. El actual Sistema de Información de Schengen ya recopila y proporciona datos pero sólo cuando existe una sospecha.