Communiqué de presse


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Régime d’asile européen

Des propositions régressives au plan des droits des demandeurs d’asile


La Commission européenne a publié aujourd’hui plusieurs propositions pour réformer le système d’asile européen, notamment en ce qui concerne les critères utilisés pour juger les demandes d’asile dans l’UE ainsi que les droits et le traitement qui devraient être garantis aux demandeurs d’asile.
Eva JOLY, porte-parole du groupe Verts-ALE en matière d’asile, a commenté ces propositions :

« L’UE a été vivement, et à juste titre, critiquée pour sa réponse à la crise des réfugiés. Malheureusement, les propositions publiées aujourd’hui par la Commission ne changeront rien à la situation. Cette nouvelle étape dans la réforme du régime d’asile européen constitue un pas en arrière à de nombreux égards. En particulier aux niveaux des droits des demandeurs d’asile et de l'approche essentiellement punitive.

Si les gens fuient leur pays ce n'est pas parce que le système d'asile européen serait extraordinaire mais bien parce que leur vie est menacée et ne peuvent plus vivre en sécurité. Lors de la précédente révision du système d'asile de l'UE, notre groupe s'est battu pour que l'examen équitable des demandes soit ai coeur du système d'asile. Il est nécessaire d'inverser la tendance actuelle des sanctions pour privilégier l'accès à l'information des demandeurs d'asile afin de se conformer à leurs obligations et favoriser les conditions permettant aux États membres d'examiner sérieusement les demandes.

Les conditions dramatiques dans lesquelles vivent les individus - notamment des enfants non-accompagnés - dans les camps du Nord de la France et ailleurs prouvent que le système actuel ne fonctionne pas. Mais la pression exercée sur ce système ne doit en aucun cas être utilisée pour justifier moins de protection, moins de droits ou des traitements inhumains. »

Eva JOLY a poursuivi concernant les propositions de la Commission européenne sur un cadre permanent de réinstallation pour les réfugiés :

« Il est honteux que la plupart des États membres n’aient pas pris leurs responsabilités en matière de réinstallation des réfugiés. Il était donc temps que la Commission s’attaque à ce problème. Mais il n’est pas sûr que cette proposition amène pour autant les gouvernements récalcitrants à l'accepter en l’absence de réelle volonté politique. La proposition indique que le Conseil devrait fixer des quotas de réinstallation. Ceci n'est pas rassurant puisque les États membres qui ont déjà des quotas annuels de réinstallation les ont souvent fixés à des niveaux très bas (par exemple en Belgique et aux Pays-Bas). Quant aux États qui ont cherché à bloquer la relocalisation des demandeurs d’asile au sein de l’UE, ils ne seront certainement pas plus enthousiastes à l’idée de participer à ce système de réinstallation. »

Proposition Verts-ALE: http://www.greens-efa.eu/the-green-alternative-to-the-dublin-system-15220.html

Refugiados

ICV califica de retrogradas las nuevas propuestas de la Comisión en materia de derechos de los refugiados


La Comisión Europea ha presentado hoy la segunda parte del paquete para la reforma del Sistema Europeo Común de Asilo (SECA) que se centra en los criterios para valorar las aplicaciones de los solicitantes de asilo y el trato y derechos que se les otorga y propuestas para un sistema de reasentamiento permanente para los refugiados. Ernest Urtasun, eurodiputado de ICV ha comentado:

"La Unión Europea y sus estados miembros han sido, y con razón, objeto de duras críticas por su respuesta a la crisis de refugiados y las propuestas presentadas hoy no hacen más que empeorar la situación. Este nuevo paquete de reformas propone aplicar medidas completamente retrógradas en una serie de ámbitos de la política de asilo, en particular en relación a los derechos de los refugiados, y confirman la obsesión que políticas punitivas y sanciones sean el principio rector del SECA.”

“El doble objetivo de la reforma es mejorar la estandarización de las normas de asilo en la Unión Europea y la reducción del supuesto “efecto llamada” que crea incentivos para que los solicitantes de asilo vengan a Europa. Parece absurdo que ni la Comisión Europea ni los Estados entiendan que los refugiados no vienen a Europa atraídos por nuestro sistema de asilo sino porque huyen de forma desesperada de la muerte y la guerra. Revisar y proponer normas comunes y uniformes sobre los procedimientos de asilo es clave para que el sistema funcione pero esto no puede ir a expensas de los derechos y la protección de los refugiados. Las actuales condiciones inhumanas en las que se encuentran muchos refugiados en Europa, incluidos niños no acompañados, confirman que el sistema no funciona, pero el colapso del sistema nunca puede servir para justificar una menor protección, menos derechos o tratos inhumanos.”

“Por otra parte, la Comisión Europea también ha propuesto un programa conjunto para reasentar a los refugiados en la Unión Europea, pero este, de nuevo, no se compromete a nada, sigue siendo voluntario para los Estados miembros. Parece claro que los estados miembros de la UE que se han negado a asumir sus responsabilices y han tratado de bloquear activamente la reubicación de refugiados dentro de la UE no estarán dispuestos a participar tampoco en este sistema de reasentamiento. Además este programa está basado lamentablemente en el modelo del Pacto de la UE con Turquía trasladado la responsabilidad de la gestión de las fronteras de la UE a países terceros, asegurando que un mayor control de sus fronteras significará unas mayores cuotas de reasentamientos."