Tax avoidance
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Communiqué de presse


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Une liste noire qui blanchit des paradis notoires

Paradis fiscaux


Les ministres des Finances de l'UE ont approuvé aujourd'hui la liste noire des paradis fiscaux de l'UE. Cette liste répertorie les pays qui n'ont pas répondu aux demandes d'informations du Conseil européen ou qui ne se sont pas engagés à rendre leurs politiques fiscales conformes aux critères de l'UE.

Les ministres européens ont également publié une "liste grise", recensant les pays considérés comme nuisibles mais qui se sont engagés à modifier leur législation fiscale. Aucun accord n'a été trouvé sur la liste des sanctions à l'encontre des juridictions figurant sur la liste noire.

Réaction d' Eva Joly, Vice-Présidente de la Commission d'enquête sur les Panama Papers :

"Encore une fois, les États membres mettent à mal la crédibilité de l'UE dans la lutte contre l'évasion fiscale. La liste noire sur laquelle ils se sont mis d'accord est loin de faire le compte. 17 pays y figurent, mais les tractations politiques ont conduit à mettre de côté des paradis fiscaux notoires, comme les territoires offshores britanniques, Hong Kong, le Qatar, ou encore la Suisse et les États-Unis. Cette liste est avant tout politique. Derrière les portes closes du "Groupe Code de Conduite", chargé de cette liste, les États membres ont réussi à faire pression pour que leurs propres dépendances et territoires alliés n'y figurent pas. Cette liste est une occasion manquée. Pour être efficace, elle doit surtout être accompagnée de sanctions ; il est incompréhensible que ce ne soit pas le cas.

Pour être crédible, l'UE doit aussi balayer devant sa porte. Comment expliquer que les États membres de l'UE aient été  d'emblée exclus du processus de liste noire, alors que les Pays-Bas, l'Irlande, Malte, le Luxembourg et Chypre ne respectent pas les critères demandés aux pays tiers. Par ailleurs, c'est l'ensemble du processus d'élaboration de la liste noire qui doit être réformé pour le rendre plus transparent et plus objectif.

S’il est regrettable que les États membres ne se soient pas montré à la hauteur de leurs responsabilités, ce processus de liste noire européenne permet toutefois de se doter d'une liste noire plus fournie que celle de l'OCDE et offre le potentiel d'aboutir à des changements dans les pratiques fiscales de pays tiers problématiques. Les engagement pris par les 47 pays sur "liste grise" doivent être suivis de près, de manière régulière et surtout transparente, afin qu'ils aboutissent réellement à des changements."

 

Contexte

Les travaux sur la liste noire des paradis fiscaux ont commencé en juillet 2016, au sein du "groupe Code de conduite" du Conseil sur la fiscalité des entreprises.

En novembre 2016, le Conseil a approuvé le processus à suivre, en fixant la fin de l'année 2017 comme date limite pour la finalisation de la liste. Elle a défini des critères d'évaluation des juridictions des pays tiers, à savoir la transparence fiscale, une fiscalité équitable et la mise en œuvre des mesures de l'OCDE anti-BEPS (érosion de la base d'imposition et transfert des bénéfices). ). Les critères de sélection peuvent être consultés sur le lien suivant : http://extranet.greens-efa-service.eu/public/media/file/1/5419

Depuis lors, le groupe «Code de conduite» a supervisé un «screening» via un dialogue technique avec 92 juridictions de pays tiers pour vérifier leur conformité avec les critères de l'UE. Après des discussions non-publiques entre les États membres de l'UE, les résultats de ce processus de sélection sont les deux listes publiées aujourd'hui. Jusqu'à présent, il semble que les documents du processus de sélection et les procès-verbaux des réunions des États membres ne soient pas publiés. Les États membres de l'UE ont par ailleurs été d'emblée exclus de ce processus d'évaluation.

La lista negra propuesta por el ECOFIN deja demasiados paraísos fiscales fuera

Se acuerda una lista sin sanciones vinculadas


Los ministros de Finanzas de la UE han aprobado hoy la lista negra de paraísos fiscales de la UE. En ella se enumeran los países que no han respondido a las solicitudes de información enviadas por el Consejo Europeo o los que no se han comprometido a hacer que su política tributaria cumpla con los criterios de la UE.

También se ha publicado una "lista gris", que establece países considerados perjudiciales, pero que se han comprometido a mejorar su legislación fiscal. No se ha llegado a un acuerdo sobre las sanciones a aplicar contra las jurisdicciones incluidas en la lista negra.

El eurodiputado y portavoz de Catalunya en Comú Ernest Urtasun, ha comentado:

"Esta lista deja fuera muchos paraísos fiscales, los Estados miembros solo pudieron llegar a un acuerdo sobre una lista negra descafeinada de paraísos fiscales, excluyendo muchas jurisdicciones opacas. Centros financieros clave como Suiza y los Estados Unidos de América han quedado fuera de la discusión, la lista es claramente sesgada.

Hasta que el Consejo acuerde las sanciones contra los paraísos fiscales enumerados, la lista negra carecerá de contenido práctico. Es inaceptable que haya países de la UE que quieran que no haya sanciones vinculadas a esta lista.

Aunque es lamentable que los Estados miembros demuestren tan poco coraje y responsabilidad, el simple hecho que la UE redactara esta lista, consiguió que más de doce jurisdicciones de terceros países revisaran su política fiscal, lo que demuestra el potencial de la cooperación fiscal europea.

Desde el principio, los Estados miembros de la UE fueron excluidos del proceso de selección, a pesar de que los Países Bajos, Irlanda, Malta, Luxemburgo, el Reino Unido y Chipre no cumplen con los criterios de la UE. En el opaco grupo del Consejo denominado Código de Conducta, Los Estados Miembros presionaron con éxito para que sus propias dependencias y territorios de ultramar quedaran fuera de la lista. Si los países con una tasa impositiva cero no aparecen en la lista negra, queda claro el escaso valor del resultado.

La UE tiene hacer el trabajo en casa. Todo el proceso de la lista negra debe ser transparente y la reforma del Código de Conducta no debe demorarse más".

 

Contexto
 
El trabajo sobre la lista negra de paraísos fiscales comenzó en julio de 2016 dentro del Grupo de Trabajo de Código de Conducta sobre Impuestos a las Empresas, que pertenece al Consejo.

En noviembre de 2016, el Consejo acordó el proceso a seguir, estableciendo como fecha límite para finalizar la lista a finales de 2017. Estableció los criterios para examinar las jurisdicciones de terceros países, como la transparencia fiscal, la imposición equitativa y la implementación de medidas anti-BEPS (erosión de la base imponible y el cambio de beneficios) acordadas por la OCDE.

Desde entonces, el Grupo del Código de Conducta ha supervisado un monitoreo que incluyó un diálogo técnico con 92 jurisdicciones de terceros países sobre su cumplimiento de los criterios de la UE. Tras las discusiones (no públicas) entre los Estados miembros de la UE, el resultado de este proceso de selección son las dos listas publicadas hoy. Hasta el momento, parece que los documentos del proceso de selección y las actas de las reuniones de los Estados miembros en el proceso no se publicarán. Los Estados miembros de la UE no aplicaron los criterios sobre sí mismos, ni siquiera en un ejercicio de selección.